Action contre l’angoisse (poème)

Faire fondre l’angoisse en murmures et en souffles
en notes feutrées se rassurer
la vie bat son plein
On happe la patience paradoxe
se croisant les doigts pour ne pas manquer le train

Les yeux se ferment le sourire s’installe
conviction intime de suivre la route du droit chemin
Mais sinueuse à contre-courant
Son secret de beauté de force dans l’action
Le tempo nous emporte dans le paysage

Place publique

Le Québec meurt d’envie d’avoir de vrais débats sociaux. Et voilà qu’on se questionne sur le renouveau du politique, encore secoué par des scandales financiers peu surprenants.

La nature humaine a peu de chance de changer, mais l’orientation globale de notre gouvernance est une responsabilité collective. En clair: des tricheurs, des menteurs et des hypocrites tenteront toujours de s’approprier le pouvoir à des fins personnelles, ou pire encore, à des fins idéologiques malsaines pour le peuple. Mais avons-nous droit à un espoir?

Samedi soir, soirée en présence des conteurs du Festival bouche à oreille j’ai reçu une superbe leçon humaine et une dose raisonnable d’espoir.

Quelle collectivité! En présence des conteurs vous sentez énergie, franchise, générosité et simplicité. Ils sont résoluement ancrés dans l’action, l’envie de faire bouger les choses. Ils touchent la vie, la font rire, pleurer et réfléchir.

Lors des discussions qui suivirent cette magnifique soirée une question fit surface: est-ce que le politique va mourir pour être remplacé par un vaste mouvement social?