Besoin de communauté

Merci à l’Internet qui me permet de me sentir connectée à un réseau véritable (avec des humains qui répondent, via les blogues, via msn, via des courriels). Mais après moults discussions ces derniers jours avec différentes personnes, force est de constater que j’ai un vif besoin d’humains en chair et en os. Je rêve d’avoir un espace communautaire pour travailler, échanger, bâtir. Je sais que Patricia a des projets en ce sens. En attendant il me reste le EEP (Entraide Entre Pigistes) dont ma principale partenaire Eza Paventi me fut d’un grand secours encore cette semaine. J’ai présenté la dernière version de mon film Plaisirs à Eza, et nous avons brainstormé. Elle a eu une idée géniale, je l’en remercie. Il ne me reste plus qu’à écrire la narration maintenant. Il y a un spécialiste des écritures de narration pour les films dans la salle?

Amitié homme-femme

Oui elle est possible cette amitié. J’en discutais hier avec Sylvain. Moi je le sais car j’ai des amis garçon. Mais c’est sûr qu’il faut mettre toute ambiguité de côté. Sinon il finit toujours par y avoir un doute d’un côté ou de l’autre. Pour chasser les incertitudes il y a plusieurs moyens. Premièrement être clair, envers soi-même et envers l’autre (ce qui n’est pas toujours évident, surtout envers soi-même, faut savoir ce qu’on veut). Il existe des cas simples où tout il est plus facile d’être ami avec un homme quand on est une femme.
1) Les amis gais : franchement des hommes, dans toute leur masculinité, avec un certain rapport de séduction amical, mais aucune ambiguité amoureuse possible.
2) Les amis en couple: ceux-là sont heureux dans une relation épanouie, ils aiment une femme déjà, et ils ne laissent pas de doute ou de flirt indécent planner.
3) Les vieux amis: ils sont depuis toujours dans votre vie, comme des frères et aucun doute n’existe. Sauf le jour où l’un des deux fait une grande déclaration…
4) Les amitiés où il n’y a pas d’attirance physique: soit par la différence d’âge ou par certains critères physiques, tout est clair, l’amour ne pourras pas se développer.
5) Les hommes de la famille: les liens familiaux clarifient tout et ne laissent aucune place aux flous.
6) Le choc des valeurs: ces amis si différents de nous que nous n’en seront jamais amoureux (ex. style de vie différent, valeur politiques diamétralement opposées, goût et préférences trop différents, philosophie de vie différente, etc)
7) Les attentes / le timming : ces amis qui ne veulent pas la même chose que vous au même moment. Vous êtes volages: ils veulent l’engagement. Vous voulez l’engagement: ils sont volages.
8) Les rendez-vous manqués: la suite du précédent, mais les années ont passées, et il est trop tard pour refaire l’hisoire.
9) L’ami-frère: depuis le début la complicité est fraternelle, le lien est solide et franc, il ne tourne pas autours de la séduction. Cas parfois le plus difficile à trancher.
10) L’ex: la relation amoureuse est consommée, tout est dit, on a fait le tour. Maintenant on peut être des amis, plus de secrets à cacher!

J’ai oublié quelquechose? (vous avez remarqué ce billet change constamment, j’ajoutte des # à mesure que je pense à mes amis… comme quoi ça se peut l’amitié homme-femme!)

Trois générations: Jean-Claude Gallotta

J’ai eu la chance de voir hier ce spectacle qui met en scène trois générations de danseurs, qui interprètent la même chorégraphie tour à tour. Cadeau. Des enfants de 8 à 10 ans nous offraient une performance de haut niveau. Très impressionnant de voir ces petits corps exécuter des pas d’adultes, des mouvements d’adultes, de la véritable danse contemporaine. Le plaisir qu’ils avaient à danser les mouvements ludiques de Jean-Claude Gallotta était contagieux. Leur présence forte sur scène me prouvait que la qualité et la présence d’un interprète dépasse l’âge, c’est une question de personnalité, une façon particulière à chacun d’habiter son corps et l’espace. Le jeune Auguste Nganta, 8 ans et demi, était incroyable. Des gestes d’une précision inouie (surtout pour un enfant) et un talent évident pour avec ce que Paul-André Fortier appelle « l’esprit de danseur ». Les danseurs séniors, âgés de la soixantaine, étaient d’anciens danseurs retraités qui retrouvaient la scène avec un plaisir et un sourire éloquent. Leur charisme et leur maturité rendaient leurs mouvements d’une incroyable sensibilité, touchants dans leur vulnérabilité. Yo Xakabe (54 ans) m’a particulièrement envoûté par sa forte présence et sa façon unique de bouger dans l’espace. Les éclairages et les costumes simples donnaient toute la place aux interpètes.