Action pro-Kyoto à Montréal

(communiqué d’intérêt public transmis par Élisa Belhache)
COP 11 pour tous : soyez au coeur de l’action pour l’avenir de la planète

Du 28 novembre au 9 décembre 2005, Montréal est l’hôtesse de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques – COP 11. Il s’agit du plus grand événement international depuis EXPO 67 : plus de 10 000 délégués de tous les pays et au-delà de 1000 journalistes en provenance du monde entier sont attendus. Au coeur des débats, le Protocole de Kyoto, ses applications, son avenir. Chaque citoyen est concerné et doit avoir la possibilité de se faire entendre. Mais par quel canal ? Par le biais du Projet mkyoto. Le Palais des Congrès de Montréal devient pour l’occasion territoire de l’ONU et il sera strictement réservé aux membres des délégations.

La Société des arts technologiques [SAT] a donc imaginé un moyen pour que vos messages se rendent à destination en initiant un véritable mouvement tectonique. Son objectif : faire valoir l’opinion publique à travers une technologie de pointe, soit le Panoscope 360°. Le Panoscope 360° est un dispositif de projection immersive interactif qui sert de support universel de présentation.

Dans cet environnemnt virtuel, chaque personne se trouve en contact avec une variété de messages qui permettent une communication vers de multiples horizons. Ce dispositif sera installé au Cool Canada Café du Palais des Congrès pourtoute la durée de la conférence. Il sera la seule fenêtre directe pour tous ceux qui voudront s’exprimer sur les sujets abordés : gaz à effet de serre, érosion des territoires menacés par l’augmentation du niveau de la mer, déforestation massive etc.

Pour vous adresser directement aux hauts dirigeants, visitez http://www.mkyoto.org et participez au mouvement tectonique en partageant une oeuvre, un message, une opinion, une solution. Ces messages seront regroupés sous forme de mosaïque, accessible pour tous sur le site internet et retransmis aux dignitaires grâce au Panoscope 360°. Soyez certain d’être vu et entendu!

Le projet mkyoto a été mis sur pied par la Société des arts technologiques de Montréal en collaboration avec le ministère de l’Environnement afin d’offrir une tribune unique aux jeunes Québécois soucieux de l’environnement…et de l’avenir de la planète.

www.mkyoto.org | www.panoscope360.com

Sagesses et réflexions

Je tiens les rennes de ma vie bien en main, avec une souplesse pour laisser du lousse quand il faut. Comme si j’avais soudainement bien saisi comment tenir fermement, mais avec le bon mou-slaque pour ne faire mal à personne. Ni aux autres, ni à moi. Le roseau qui plie sous le vent sans briser, vous savez? Ahhh, quelle satisfaction cette trentaine toute jolie et pleine de possibles magnifiques. Et l’homme de ma vie m’apporte encore davantage en ce sens. J’admire sa grande capacité à réagir à la vie avec sagesse et discernement, à prendre le recul nécessaire en moment opportun. Il pratique l’art de la dédramatisation, rôle parental oblige. Il me dit que nos deux ans d’écart font la différence. Je souris. Tu sais, mon amour, j’ai rencontré plusieurs hommes beaucoup plus âgés que nous et qui n’avaient pas toute cette sagesse! – Ce fut jadis ma spécialité: sortir avec des hommes beaucoup plus âgés que moi. –

Ce qui me conduit à un deuxième sujet en un seul billet: le passé. J’admire autre chose chez mon amoureux: il ne me barbouille pas son passé dans la face. Des bribes, des anecdotes, des grandes lignes importantes et fondatrices. Il répond à mes questions de femme curieuse, intéressée à lui. De mon côté, j’ai l’impression de vider mon sac de façon négative. J’ai cette impression désagréable de lui faire du ménage sous le nez: je régurgite des mottons de mon passé, des bouts difficiles, je raconte des moments où je suis presque encore offensée. Moi qui croyais mes placards bien en ordre, je vois bien que je n’ai pas tout classé de mes histoires du passé. Je lui parle de ce ‘problème’ (qui ne semble pas l’incommoder), sa réponse: « moi j’ai tout dit sur mon blog ». Ben oui, c’est sûr. Mais pas moi. Est-ce que de vous raconter mes turpitudes de mes frustrations passées pourrait me libérer? Est-ce maintenant trop tard pour me lester ce poids incommodant de mes silences passés sur des situations difficiles, sur mes mensonges à moi-même, sur mes hypocrisies de femme idéaliste complètement dans le champ à certaines périodes de ma vie? Joss me dit qu’il m’a déjà « brassé » par rapport à ces moments où je m’enlisais dans ma relation vaseuse avec S, mon ex-cinéphile. Mais j’ai tout oublié des remontrances de Joss. Pourquoi? Parce que je savais complètement être dans la mauvaise voie avec S, le rendre aussi malheureux que je me rendais malheureuse. Ma conviction d’être dans le tort à cette époque était aussi forte que ma conviction actuelle d’être absolument dans le bon chemin maintenant. Mais j’étais pétrifiée, « enlisée dans une mer de cordes au cou », j’ai déjà écris.

Est-ce que d’écrire tout cela ne fait que remuer la vase, où est-ce vraiment bénéfique? En tout cas, je ressens ce matin un besoin de l’écrire, alors je l’écris. Simple. Pourtant, j’étais convaincue d’avoir tout réglé ce passé dont le dernier chapitre s’était conclu en janvier dernier alors que S quittait enfin mon appartement. Nous n’étions plus un couple depuis plusieurs mois, mois de colocation interminables, douloureux et lancinants. J’ai vécu ensuite un agréable renouveau dans ma vie, et un besoin marqué de passer à autre chose, de me lancer dans le travail, de ne pas parler de mon passé, de vivre autre chose. J’avais l’impression de n’avoir été qu’une longue plainte pour mes amis tout au long de la relation avec S, tout au long de ma relation précédente avec D. Alors j’avais besoin de silence sur les difficultés traversées, sur les absurdités que je m’étais infligée en demeurant avec ces hommes incompatibles avec moi.

Depuis que j’ai débuté ce blog en février dernier, je n’ai pas dit un mot sur mes histoires d’ex. Ni sur S, ni sur D (ma vie partagée avec ces deux hommes équivaux aux six dernières années de vie de couple vécues avant ma joyeuse année de célibat). Je n’ai pas dit grand chose sur ma vie émotive de toute façon, jusqu’au jour où je suis tombée amoureuse à nouveau, de cet amour foudroyant et définitif qui ouvre sur des vérités. Alors j’ai ouvert mon livre, mon jeu et mes sentiments ici. Simple, libre, clair. Pourquoi? Je ne sais pas exactement, mais c’est comme ça. Peut-être ce sentiment de faire partie d’une communauté, me savoir lue par vous, voir les chiffres du compteur marquer le 800 lecteurs hebdomadaire. C’est paradoxal, car je livre maintenant davantage d’intimité que par le passé, alors que j’avais moins de lecteurs. Mais j’ai apprivoisé mon espace virtuel, comme les lecteurs m’ont apprivoisé, peut-être? De toute façon, libre à vous de skipper les bouts qui vous ennuient, et libre à moi de partager une dernière fois ces situations de vie qui furent douloureuses*. Je sais qu’il y a des vérités et des sagesses à en tirer. Preuve: je ne pourrais pas savourer mon bonheur présent avec autant de délectation si je n’avais pas traversé ces mers de tempêtes dans des relations houleuses depuis trop longtemps…

* Ne vous en faites pas, il y eu de bons moments aussi dans ce passé avec ces hommes merveilleux, tout pleins de petits bonheurs, de beaux projets et de grands rires, mais ils n’étaient pas compatibles avec moi et nos divergences personnelles nous empêchaient d’apprécier la vie ensemble. Mais ceci est le sujet d’un prochain billet.