Tisser des liens

Quand on aime, on recentre le coeur. Il était déjà bien centré mon coeur (je parle au figuré là, je ne fais pas de l’anatomie, ok?). Je veux dire que je suis en paix avec moi, avec mes amis et mon réseau social élargi. Je l’étais, je le suis encore. Faire entrer un homme dans ma vie par la grande porte ne modifie rien à tout cela, mais apporte une lumière différente. Les amitiés vont et viennent dans la vie, c’est ainsi, et c’est très bien. Nos rapports aux autres évoluent selon les circonstances, les événements, les projets, les déplacements géographiques et émotifs. Il y a aussi des froids, et des chauds. Les chauds, c’est agréable. Un réchauffement, en amitié, c’est quand soudainement la vie nous rapproche de gens qu’on aime, à cause de circonstances, d’événements, de projets, de déplacements géographiques et émotifs. Les froids, c’est parfois plus difficile à s’expliquer. On se demande toujours si on doit faire l’effort de raccommoder la maille brisée. Ou laisser le temps et la vie réparer l’amitié qui bat de l’aile ou celle qui est brisée, carrément. Il y a plus d’un an arrivait un choc de bris d’amitié dans ma vie. Évi était ma grande copine, ma confidente, ma soeur. Circonstances atténuantes, histoires d’ex et manque de pardon qui viennent solidement empoisonner tout cela, notre amitié explose. Nous sommes éjectées de nos vies respectives. Probablement pour le bien de chacune. Sa blessure de vie, subie suite à une relation malsaine et une rupture difficile, était si grande qu’elle a tout emporté au passage: mon amitié, mais aussi celle de quelques autres. Maintenant Noël approche, et je devrais peut-être saisir l’occasion pour lui envoyer un mot gentil, le plus neutre possible. J’ai un peu peur de sa réaction, je dois avouer. Je ne veux pas réveiller de vieilles douleurs en elle, et je ne tiens pas à renouer notre amitié. Je ne crois pas que c’est possible, et je ne le désire pas vraiment. Mais je voudrais seulement être en paix avec elle, pouvoir la croiser dans la rue et lui faire un sourire bien franc et les yeux brillants et sincèrement heureux de la voir, lui dire bonjour, ça va, oui, moi aussi, super, tes projets, ton doc, génial, voilà. J’aimerais bien la savoir heureuse et en paix, toute pleine de pardon. Pardon pour moi, pardon pour les autres, pardon pour elle-même. Je crois que c’est ça que je lui dirai dans ma carte de Noël. Ou ça serait bien si elle lisait ce blog, simplement. Mais une carte de Noël c’est mieux, non?

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2 réflexions sur “Tisser des liens

  1. Je sais pas… Perplexe…Dans un de mes billets, j’écrvais que j’avais laissé tomber des amitiés parce que je voulais pas couler avec les personnes… Je ne me sens pas le besoin de revoir la personne por m,assurer qu’elle va bien pour être en paix. il y a des genres de personnes qui ne seront jamais en paix et qui empoisonneront toujours notre vie…Dès quon est à moins d’un mètre d’elles… Je cois que je vais blogger un peu sur le sujet, ça fait un bout de temps que le sujet me travaille. à plus

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