Jury courts métrages

J’ai vu 100 courts métrages depuis lundi. Je suis membre d’un jury (oui, bon, vous savez, avec mon titre). Certains films sont très mauvais (vraiment, croyez moi), certains films sont très divertissants et créatifs. Pourquoi si peu de gens savent qu’un bon court métrage existe seulement avec une chute digne de ce nom? Le plus grand problème de ces courts métrages est leur absence d’histoire. Les gens ont peu de chose à raconter. Mais pourtant la vie est si passionnante et pleine de rebondissements, pourquoi est-ce si difficile à saisir pour le livrer aux autres? Raconter une histoire est un art, la raconter en images est un beau défi que 320 vidéastes tentent de réaliser. Et nous sommes trois à trouver 20 finalistes dont vous pourrez voir les films sur Silence, on court! en janvier. Le concours Le court en web demandait au gens de soumettre des films qui parlent de l’Internet. À date personne ne parle de blogs. Je suis un peu déçue. Mais bon, c’est pas fini. Je vous en reparle.

Tout baigne

Ma déprime de vendredi soir redonne de la dorure à mon expression: «nous vivons dans une socitété qui se paye le luxe de la déprime» (vraiment de mon cru). Ma zone dépressive de vendredi soir a duré 3 heures 33 minutes 33 secondes. Elle fut résolue par l’achat d’une Corona, d’une poutine et d’un pogo-moutarde-jaune après avoir escaladé les superbes bancs de neige de la rue Mont-Royal, tout équipée de mon super habit de neige. J’avais préalablement pris la décision de me louer les 4 premiers épisodes de la saison 6 de la série « Sex and the city ». Soirée typique de remontage-automatique de moral sauce maison. Efficace. Bon re-départ de mon agréable fin de semaine. Chalet. Fêtes. Début de célébrations noëliennes réussies. Je vous raconte avec photo très bientôt.

Zone d’angoisse

Mon problème est doré, je sais, car je nage généralement en plein bonheur ces temps-çi. Mais je demeure moi, avec mes angoisses d’aaartisssss et de femme toute pleine de questions et de doutes. Pffff. Je me fais chier moi-même. Alors je vous partage mes angoisses, afin d’alléger les miennes. Peut-être. Déprime de vendredi soir raté.

1) Il est bientôt 21h et je n’ai pas soupé. Je n’ai aucune idée de ce que je vais bouffer, je n’ai aucune inspiration, et aucune envie de cuisiner pour moi seule.
2) Je ne suis pas sortie de la journée, malgrés la neige jolie et tout le monde qui le crie partout. Je vois par la fenêtre, et ma culpabilité n’en est que plus grande.
3) J’ai manqué mon dernier cours de Yoga. J’en ai manqué 3 en ligne. Je me sens moche et coupable, encore.
4) Plus du tout habituée à une soirée seule (ça s’oublie vite le célibat) je n’ai rien planifié ce soir, même si mon amoureux m’avait prévenu depuis des semaines qu’il célébrait l’anniversaire de son cousin ce soir. Alors je me retrouve le bec à l’eau. Et il va rentrer tard, tout joyeux. Moi je me sens plutôt de mauvais poil. Heureusement, je vais probablement dormir, alors il ne verra pas.
5) Mon unique tentative d’organiser ma soirée fut un échec, vu la dernière minute de la chose. Mon éditrice n’avais pas relu mes textes, nous ne pouvions travailler ce soir. Ma seconde tentative ne compte pas, car je n’ai même pas laissé de message sur le répondeur de Madame A. que j’ai tenté de rejoindre 3 fois. Pathétique.
6) Ma grippe carabinée me rend moche et morveuse. Je me sens nulle et toussante, fièvreuse et pleine de rougeurs. Je n’ai aucune envie de me retrouver dans un bar, encore moins seule. Et qui voudrait passer une soirée avec moi, de toute façon?
7) Il est hors de question que je reste plus longtemps devant cet écran, devant lequel j’ai passé de trop nombreuses improductives heures cette semaine.
8) J’ai dépensé un nombre incalculable de minutes de procratination à blogger aujourd’hui. Oui, je me sens coupable. Très.
9) Mon travail de cette semaine, sur la foutue narration de mon film, est nul à chier (j’exagère, je suis toujours très dramatique quand j’angoisse). Il manque la moitié du texte sur les 23 minutes du film, et le ton est foutrement décousu. Je suis très découragée. En plus c’était ma dernière chance, vu que j’ai 300 films à visionner la semaine prochaine pour un jury de court métrages. Au moins je serai si occupée à voir les films des autres et à les critiquer que je ne penserai pas à quel point mon propre film est ennuyant.
10) Mon film semble ridiculement interminable. J’ai très honte de tout le temps mis sur ce film pour le résultat que ça donne. Parfois je le trouve presque kétaine. Je suis vraiment ridicule, à me plaindre comme ça et à déprimer, alors que j’ai passé la semaine à essayer de terminer un film sur les plaisirs de la vie. Franchement.
11) Non, je ne pleure pas.
12) Oui, j’ai encore un sens de l’humour (mais il est plutôt cynique ce soir).
13) Je n’arrive pas à quitter cet écran, je pense vraiment avoir développé une dépendance technologique incurable.
14) Merci, je me sens mieux maintenant.

Bon. Faut que je fasse un plan. Primo, dernière tentative de rejoindre une victime consentante pour partager une bière. Deuxio, trouver de la nourriture. Si je visais des sushis, peut-être que je me sentirais mieux? Troisio, sauver ce post, le publier et me sauver au plus vite.

Gourmandises

La Matou(e) joue au jeu du manger. Moi j’aime manger autant que j’aime cuisiner. Je cuisine comme je fais l’amour: avec passion, délectation et raffinement. Heureusement, je peux faire à manger pour plusieurs personnes, alors davantage de gens peuvent en profiter, contrairement à l’autre activité sus-mentionnée (sans jeux de mots). Je devrais d’ailleurs publier mes recettes ici, je n’y pense pas, c’est drôle. Mais je vous donne à lire une liste tout simple (quoique) de quelques uns de mes plats favoris (à noter que je les cuisine très bien, et je les mange très bien aussi):

– Osso bocco; souvenir d’un délectable Osso bucco mangé sur une terrasse de Bologne en janvier 2001.
– Lapin au prunes; recette hérité de ma maman belge. Je l’aime fondant, mijotté longtemps. C’est un plat de fête pour moi. Normalement, si je cuisine ce plat à un homme il ne me résistera plus bien longtemps, ou je lui ai déjà fondu entre les bras.
– Dhal et curry indien; J’ai découvert toute la richesse de cette cuisine grâce à un ami indien très politisé qui cuisine divinement. La cuisine indienne est aussi riche, subtile et raffinée que la grande cuisine française. La multitudes d’épices et de saveurs plaisent tout à fait à mon palais toujours à l’affut de découvertes. J’ai aussi appris combien il est agréable de manger avec ses doigts avec un pain Nhan.
– Charlotte russe à l’orange, mousse au chocolat, tiramisu; ma dent est sucrée pour les saveurs subtiles et chocolatées diverses et légères sur la langue.
-Sushis; Je me souviens de sushis divins dégustés à l’aéroport de Narita, Japan. Ils sont si mémorables probablement à cause du lieu. Honnêtement, Montréal n’a pas à rougir de ses sushis très honnorables.
– Boeuf à l’africaine; cuisiné par mon grand ami Joss. Je me souviens bien quand il était mon voisin dans l’est de Montréal à nos premières années universitaires. Joss est un très bon cook. Son beuf est fondant et savoureux. Recette qu’il a ramené dans sa besace lors d’un voyage en Afrique.
– Boulettes et frittes, carbonades flamandes; héritage belge. Mon comfort food. Avec de la viande de cheval, les boulettes (je vois les grimaces).
– Gauffres, galettes, pralines; re-belotte, héritage belge. Mium.
– Chutney miss patak au mixt fruits; celui-là est achetté tout fait. Il me donne le hocket tellement il est épicé. Il va avec la série indienne. J’en salive juste d’y penser.
– Coq au vin; c’est mon ex l’écossais qui m’a appris à le cuisiner avec beaucoup de vin rouge et de gros champignons. On laisse cuire doucement ou on le fait au presto pour les gens pressés. Avec des pommes de terres grelot dedans, c’est un repas complet. Cathégorie comfort food. (salive again)
– Truffes au chocolat; ma marraine m’en cachait pour manger en secret après l’école. Elles fondaient dans ma bouche de petite fille. Naissance de ma très grande gourmandise. Souvenir impérissable de la poudre de cacao qui colle au palais, de l’amertume du chocolat noir qui se dissouds dans le sucré oncueux et crémeux de la truffe. Vous avez une chocolaterie à proximité, j’espère pour vous.
– Épinards fris au sucre; recette thai dans les restos de Montréal. J’en ai jamais mangé là-bas, remarquez bien. Mais c’est quand même divin. Le croquant salé-sucré de l’épinard qui fond en bouche, tout chaud et léger.
– Salade fraise-menthe-coriandre; ma première version goûtée était cuisinée par Aigre-douce. Mais avec de la mangue. J’ai tellement aimé que je m’en suis fait de gros bols pendant plusieurs jours de suite, jusqu’à ce que je développe une allergie à la mangue. Comme quoi pécher par l’excès n’est jamais bon. Je suis punie à vie… je ne peux plus manger de mangue.

Bon, je vous carabine la suite car je dois travailler.
– Cotelette parmagianna, moussaka maison, lasagne aux épinards, oeufs béarnaises, crêpes suzettes crème fouettée, moules et frittes (belge encore), grattin dauphinois, fromage de chèvre et tomates sèchées, biscuits fondants au chocolat blanc et tout ce que je n’ai pas encore goutté et qui provoquera la révollution de mes papilles gustatives (je pourrais continuer longtemps)

Problème Colombien

Ce matin je fais une entevue avec le cinéaste colombien German Gutierrez. Il a fait enquête avec sa caméra sur la tentative d’assasinat sur son frère, le politicien de gauche Oscar Gutierrez. Son film est très riche en informations et apporte un éclairage sur les complexes conflits qui déchirent le magnifique pays. Son film est une enquête sur la violence en Colombie, où il y a 2 morts violentes à l’heure, 20 000 par an, un bien triste reccord. Cette violence n’est pas le fruit de la guerre à la drogue, comme aiment le laisser croire les américains. C’est plutôt dû aux inéquités sociales de la Colombie. La Colombie est aussi le plus grand foyer d’occupation américaine en amérique latine, dans un pays qui produit, avec le Vénézuella son voisin, 20% de la production pétrolière mondiale. Ne me dites pas que vous êtes surpris…

Je rencontre German dans quelques minutes. Je monte l’entrevue pour l’ONF, et elle se retrouvera sur le DVD du film. Je vérifie pour vous, mais QUI A TIRÉ SUR MON FRÈRE sort bientôt en salle. Allez le voir, c’est nécessaire.