Couverture de mon livre

essai #1

essai #2

essai #3

Véro Boncompagni m’a tiré le portrait en fin de semaine. Séance agréable et réussie. Plus de 200 clichés pas clichés du tout. Très jolis et inspirés, empreint de l’esprit de mon bouquin de poésie à paraître: L’emportement, suivi de Plaisirs, le film. Livre et DVD, sortie de le 22 avril prochain à Montréal.

Je vous donne ici quelques essais pour la couverture du livre. Votre avis? Des préférences?

L’emportement, une éditrice, une photographe

Le 22 avril prochain sort mon second recueil de poésie chez Planète rebelle. Soirée de première de mon film Plaisirs, et poésie orale. Vous n’avez aucune excuse de ne pas y être, je vous avise plusieurs mois à l’avance. Show à 20h, le 22 avril 2006, à la maison de la culture du plateau Mont-Royal sur la rue Mont-Royal. La dernière fois que j’ai fait un show à cet endroit-là c’était pour la journée mondiale du livre en 2004. J’ai exactement 3 amis qui étaient présents alors. La salle était pleine d’inconnus, par ailleurs. C’est drôle, surtout que des amis j’en ai comme un peu plus que trois. Pas grave, mais ironique. J’aime beaucoup faire des performances de cadeau de poésie. J’ai un trac fou (ah, ah! oui Catherine!), mais j’adore, une fois mon envie de vomir passée. Dès que mes pieds touchent la scène, des que les lumières des projecteurs m’aveuglent, dès que j’ai le micro dans les mains: l’état de grâce. Mium. Je ne sais pas pourquoi j’attends toujours si longtemps pour recommencer.
*
Hier bonne rencontre avec mon éditrice. Quelques dernières corrections, quelques recommandations, et hop! Mon livre est presque ficelé, avec fil rouge et satisfaction de la poète et de l’éditrice. Mon bouquin aura quatre chapitres:
I. L’emportement
II. Carnet d’odeurs
III. Plaisirs
IV. Carnet érotique: de A à G
*
Samedi matin j’ai rendez-vous chez la photographe Véro Boncompagni pour ma séance de photo pour la couverture du livre. Je serai nue, je crois bien. Ma poésie appelle à cela. Simplement. Sans voiles. Ou peut-être avec un voile, mais une soie translucide, avec de la poésie écrite dessus. Un création québécoise que j’ai déniché chez Scandale. Une chemise dont la soie imite le papier à merveille, avec une écriture manuscrite dessus: exactement pour moi. Transparent, avec des mots en couverture. Des mots qui ne cachent rien, des mots qui révèlent tout.

L’emportement

Voilà le titre de mon prochain recueil de poésie. Je suis contente. C’est bien de l’emportement dont il est question. Bien travaillé cette semaine avec mon éditrice. Elle m’a proposé un fil rouge pour tisser mon livre, et tout me plait bien. Ce bouquin me ressemblera. Dans tout mon emportement.
*
Tourbillon de travail et de projet, car il faut bien se relever quand on tombe. Il semble que je suis comme ça, après la chute, je me relève. Alors bien armée de mes trois pompes d’asthmatique nouvellement révélée, j’ai remonté mes manches cette semaine pour ratrapper le temps perdu à me soigner. Quelle absurdité que le sort des travailleurs autonomes parfois. Pas droit à la maladie. Bref, j’ai tourné mon prochain reportage pour Silence, on court. Une entrevue très riche et révélatrice avec l’étonnante photographe Véro Bomcompagni. Elle a terminé son premier court métrage, un film entre l’art et la danse avec une jeune femme en chaise roulante. Bien heureuse d’avoir croisé le chemin de cette grande artiste sensible. Elle a accepté de me tirer le portrait pour la couverture mon mon prochain bouquin. Je me veux nue et sans voiles sous l’objectif et en couverture de bouquin. Rien de moins pour l’emportement de mes mots. De quoi faire taire mes angoisses jusqu’au prochain cycle.
*
Toujours sous le thème de l’emportement, je me suis fait colère un peu aussi cette semaine. Je n’ai toujours pas été payée par l’Office National du Film du Canada pour mon reportage sur Herman Guitierrez qui se trouve en page d’ouverture du Grand site officiel depuis avant Noël. Je trouve cela scandaleux, et voilà, j’en ai tellement mare que je le dis ici. Mon frigo est vide, mon compte de banque aussi, mes paiements en souffrance. Mais mon amoureux m’a donné une piste superbe pour la signature de mon prochain contrat: exiger d’être payée sur livraison du projet. Vous n’avez pas de chèque pour me payer mes services? Dommage, pas de reportage pour vous. Ce n’est pas du chantage, c’est une arme pour me faire respecter un peu, car j’ai parfois l’impression qu’on rit de moi. L’automne dernier la Place des Arts a mis 3 mois à me payer pour mes services. Facture égarée, plaidèrent-ils. Les travailleurs autonomes doivent se faire respecter. C’est étrange, mais on dirait que plus l’institution est grande et reconnue, plus c’est difficile de considérer les personnes qui attendent des chèques pour leurs loyaux services. You-hou, il n’y a pas que des salariés-assurés-pensionnés sur terre. Yé suis là moi, et beaucoup d’autres. Et il faut qu’on mange, aussi. Bon.

Le court en Web

Vous vous souvenez, j’ai fait partie d’un jury pour un concours de court métrages en décembre dernier? Voici le concours en ligne, à vous de voter maintenant! Amusez-vous bien, certains films sont très chouettes! J’ai hâte de voir vos préférences. Le premier prix est celui du public, donc à vous de voter. Les 2e et 3e prix sont ceux du jury…

Silence, on court! et GlobeTrotter de TELUS, en collaboration avec Ztélé, présentent

Le Court en web !
Vingt courts métrages dans la course!

Silence, on court! et GlobeTrotter de TELUS, en collaboration avec Ztélé vous invitent à entrer dans la course!

Dès le 13 janvier, vingt courts métrages branchés, décapants, surprenants, en provenance de Québec, Montréal, Mirabel, Saguenay, Gatineau, Laval et Lachute, finalistes au concours Le court en Web, se livreront une (féroce) compétition en ligne sur les sites www.GlobeTrotter.net et www.SilenceOnCourt.tv!

Chemin de croix écologiste

Pendant la période des fête j’ai été saisie par l’immense chemin que nous avons encore à parcourir dans nos habitudes de vie globales pour éviter le désastre écologique des prochaines années. Bon, éviter est un peu utopiste, mais pouvons-nous au moins faire un petit effort?

La surconsommation est assommante, la pression de consommation et de surabondance alimentaire est vulguaire, les gestes non-écologistes à pleurer. Pourquoi utiliser des petites assiettes de polyurétane, des fourchettes en plastique et des napes de plastiques jettable? Pourquoi achetter encore 214 cadeaux inutiles (et chers) pour matante chose ou cousine truc? Le vrai pouvoir transformatteur de nos habitudes de consommation et de nos choix de société réside dans l’éducation sociale à grande échelle. Mais je ne pouvais quand même pas piquer des crises d’écologiste outrée devant chaque petit geste destructeur de l’environnement? (peut-être que si, finalement).

Je suis contente d’avoir le choix de voter pour autre chose que des libéraux ou des conservateurs aux prochaines mascarades… euh, pardon, aux prochaines élections.

En attendant, nous construisons nos rêves verts de maison écologique et de site web pour populariser l’idée. Et je continue de militer pour un compost démocratique.

Choc émotif familal

Un thème qui revient parfois dans nos univers de blogueurs: la familia. Je viens de m’en prendre plein la poire avec un téléphone anodin avec mon paternel. Je tombe en bas de ma chaise, sans savoir exactement pourquoi. Il m’a simplement confié une légère inquiétude de sa part, mais j’y ai lu une grande détresse: il trouve que je suis loin de lui. Je ne comprends pas puisque pour moi tout baigne: j’aime mon père comme il m’aime, notre amour est inconditionnel malgrés nos différents. Mon père est un père exemplaire: toujours présent, le coeur sur la main, toujours prêt à tout pour moi. Il a toujours été là, dans mes houles et mes moments difficiles, ou mes moments de bonheur, comme pour assister à mes spectacles ou mes présentations de films, et toujours heureux de me savoir en amour. Présent. À l’écoute. Sans jamais me juger. Toujours à m’épauler et me laisser libre de mes choix. Et moi? J’ai essayé de l’aider parfois, maladroitement, probablement. Je suis toujours maladroite avec mon père. J’entretiens une relation d’éternelle adolescente avec lui. Je l’aime mais je suis intransigeante avec lui, sans le vouloir, j’exige de lui la perfection. C’est très ironique car son pire défaut est probablement son perfectionnisme. Mais les relations familiales sont toujours complexes, et nos rapports avec nos parents une source inépuisable de tensions amour-irritabilité bien mystérieuse. Ces rapports sont rarement simples, souvent source de conflits. Et des accrochages mineurs prennent des proportions hors de notre contrôle. Comme si nos sensibilités étaient exacerbées par la nature du rapport filial. Comme si nos perceptions étaient toujours biaisées.

C’est très étrange car je sens que je vis en ce moment corresponds exactement à ce que mon père voulait pour moi. À son dernière anniversaire en septembre dernier (tout juste avant de commencer ma nouvelle relation), il me souhaitait: «j’espère qu’à ma fête l’an prochain tu viendras avec un nouveau chum». Voilà, chose faite, je suis super-extra-matchée. Je vis le modèle d’amour qu’il me recommandait, un bel amour pur et total; avec un homme bon, pragmatique, idéaliste et amoureux de moi. Évidemment, je passe moins de temps avec mes parents depuis ma nouvelle vie d’amoureuse. Quand j’allais mal, lors de ma dernière relation, je passais beaucoup de temps avec mes parents, pour me réparer l’âme. Maintenant je file le parfait bonheur, alors mes visites parentales sont plus rares. Mais je donne des nouvelles, dans de grandes conversations. Souvent. Et probablement davantage que 90% des gens (statistique complètement gratuite, mais sincère). Bref, je ne comprends pas la perception de mon père.

Mystère. Faudra que j’en parle à ma mère.

Joie

Sylvain qui me tire sur la glace à toute vitesse pendant la fête de Joss. J’aime l’hiver et la glace, j’aime la vitesse et les folies, j’aime la fête et le vin, j’aime Sylvain.

Je vous laisse, je vais me couler dans un bain chaud préparé par mon amoureux. Mium.

Pardon cher public

Oui ben voilà. Je suis là. Ouf. Mais en plus d’être disparue du cyberespace, j’étais aussi sur la route entre les Laurentides et Bois-des-Filions. Bon. Avec quelques passages en ville pour constater que mon serveur ne fournit pas. Vous êtes si nombreux à me visiter que mon fournisseur tilte. Alors pour la prochaine année mon grand Amour m’hébergera sur ses serveurs, alors finito les problèmes. Voilà pour la petite note technique.

Pour le reste, je vous présente des voeux de Bonne Année sincères et tartinés d’Amour (avec un grand A). Je vous reviens pour vous splacher l’écran solidement de tous les détails savoureux de mon année qui se termine dans un tourbillon de bonheur indescriptible (que je vous décrirai quand même, je ne suis pas à un paradoxe près) et une joie intense et contagieuse.

Je vous aime. Bisous et sourires à la ronde.

J’ai bu et dansé hier dans un réveillon joyeux amical, avec champagne, rires, amour et amitié (avec épisode de necking d’ado dans les toilettes avec mon grand Amour). Pour finir avec marche dans le froid glacial de ce Québec que j’adore à la folie dans les rues de Montréal la belle, froid sibérien qui ne dégrise même pas tant la soulerie est douce et l’amour nous rends bulles de champagne. Course folle de sprint pour fuir le froid avec rires fous de Sylvain et moi. Poutine au Rapido à 4h00 du matin les yeux dans la graisse de bine de notre amour encore. Et fin de nuit à la hauteur, évidemment. Matin aussi, je vous dit pas, hou la. Aucun mal de tête en plus. Bonne Année.