Choc émotif familal

Un thème qui revient parfois dans nos univers de blogueurs: la familia. Je viens de m’en prendre plein la poire avec un téléphone anodin avec mon paternel. Je tombe en bas de ma chaise, sans savoir exactement pourquoi. Il m’a simplement confié une légère inquiétude de sa part, mais j’y ai lu une grande détresse: il trouve que je suis loin de lui. Je ne comprends pas puisque pour moi tout baigne: j’aime mon père comme il m’aime, notre amour est inconditionnel malgrés nos différents. Mon père est un père exemplaire: toujours présent, le coeur sur la main, toujours prêt à tout pour moi. Il a toujours été là, dans mes houles et mes moments difficiles, ou mes moments de bonheur, comme pour assister à mes spectacles ou mes présentations de films, et toujours heureux de me savoir en amour. Présent. À l’écoute. Sans jamais me juger. Toujours à m’épauler et me laisser libre de mes choix. Et moi? J’ai essayé de l’aider parfois, maladroitement, probablement. Je suis toujours maladroite avec mon père. J’entretiens une relation d’éternelle adolescente avec lui. Je l’aime mais je suis intransigeante avec lui, sans le vouloir, j’exige de lui la perfection. C’est très ironique car son pire défaut est probablement son perfectionnisme. Mais les relations familiales sont toujours complexes, et nos rapports avec nos parents une source inépuisable de tensions amour-irritabilité bien mystérieuse. Ces rapports sont rarement simples, souvent source de conflits. Et des accrochages mineurs prennent des proportions hors de notre contrôle. Comme si nos sensibilités étaient exacerbées par la nature du rapport filial. Comme si nos perceptions étaient toujours biaisées.

C’est très étrange car je sens que je vis en ce moment corresponds exactement à ce que mon père voulait pour moi. À son dernière anniversaire en septembre dernier (tout juste avant de commencer ma nouvelle relation), il me souhaitait: «j’espère qu’à ma fête l’an prochain tu viendras avec un nouveau chum». Voilà, chose faite, je suis super-extra-matchée. Je vis le modèle d’amour qu’il me recommandait, un bel amour pur et total; avec un homme bon, pragmatique, idéaliste et amoureux de moi. Évidemment, je passe moins de temps avec mes parents depuis ma nouvelle vie d’amoureuse. Quand j’allais mal, lors de ma dernière relation, je passais beaucoup de temps avec mes parents, pour me réparer l’âme. Maintenant je file le parfait bonheur, alors mes visites parentales sont plus rares. Mais je donne des nouvelles, dans de grandes conversations. Souvent. Et probablement davantage que 90% des gens (statistique complètement gratuite, mais sincère). Bref, je ne comprends pas la perception de mon père.

Mystère. Faudra que j’en parle à ma mère.

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