En direct de Newcastle

Extrait d’un courriel envoyé aujourd’hui à ma mère:

C’est très beau ici. Ginelle et Paul-André sont d’une gentillesse fort agréable. Ils m’ont offerts des jonquilles, car c’est bel et bien le printemps ici. Les croqus fleurissent partout dans les parterres, en retard d’un mois.

Je suis installée comme à la maison, dans cet appartement luxueux qui donne vue sur les superbes immeubles de la ville, l’architechture rapelle Paris et Edinboug. J’avais presque oublié la beauté saisissante de l’architechture européenne, de l’art présent partout, de ces scpultures modernes et anciennes si bien intégrées.

J’entends la nuit les cris des fêtards qui sortent des pubs, les foules très peu habillées dans le froid humide de ce printemps anglais si frais encore. Ils aiment faire la fête et boire de la bière ici, beaucoup…

Je me sens très bien et calme. Le tournage se déroule assez bien, bien que je voudrais en faire davantage. Mais ce n’est pas la liberté totale de mouvement quand on est seule pour tout faire; caméra, son, organisation. Mais je me débrouille bien quand même, mon expérience aidant, et mon anglais aussi. Je suis ici chez moi, c’est très étrange. En fait je pense que je suis de ce type de personne qui peut se sentir partout chez elle, cadeau et legs de vos habitudes voyageuses que vous m’avez si bien transmises. (…)

Vague à l’âme

Dehors la pluie. Gris septembre en mars. Tout à coup rayon de soleil qui me ramène un semblant de sourire. Un soupir pronfond comme un ravin vient me laver l’âme en même temps que la toune: Burbon, 1 Scotch, 1 Beer – 8:25 – George Thoroughgood – Blues. Respiration ample, enfin. Mais pourquoi les dimanches sonnent ma nostalgie? J’ai beau nager dans des bonheurs doux par bouffée, être comblée malgrés les houles de la vie, les difficultés passagères et les aléats de la vie, je me sens le vague à l’âme. C’est dans ma nature, point. Les angoisses passagères, les peaks hormonaux drainants, les larmes parfois, les craintes de la mort, les périodes de doutes ou les ondules de ramolissement de la confiance en moi: tout ça fait aussi partie de moi. Les riffs de guitare et mes mains qui courent sur le clavier pour me rimer de la poésie en prose me calment un peu. C’est pas tout, ça, mais j’ai un bouquin à réviser, des tas de chats à fouetter, des visites familiales à faire, une couche de peinture à donner, un aspirateur à magasiner, un amoureux à aimer. Pas besoin de vous dire quelle est ma priorité dans cette liste, puisque je suis une romantique finie, comme lui.

Poésie de pente abrupte

Une épaule insoumise
Une clavicule démise
La glace ironise
De ma chute, quelle sottise!

Bon je suis pas douée pour les vers, mais bon. Je me suis plantée la gueule en snowboard, descente en civière en prime. Une journée de perdue à regarder ma gagne dévaler les pistes sous la neige qui tombait. Je me suis donc achetée ça. Lecture au bord du feu dans le chalet de ski. On a vu pire, je dois l’admettre. Mais la Notomb me déçoit un brin dans ce bouquin. Trop acide pour moi, déprimant à souhait. Tiens, ça dois venir de là, ma déprime passagère. C’est peut-être hormonal aussi, de dire mon homme.

Aujoud’hui soleil éclatant, lavage d’auto avec la grande. Je me suis fondue dans le cliché total: fin d’après-midi de banlieue à cuisiner des petits plats, un gâteau, je ne sais quoi, alors que mon grand Amour s’affaire à terminer le plâtre de la chambre de son plus vieux au sous-sol. Je suis allée le retrouver, armée de mon mélange à gâteau pas cuit au bout de ma cuiller de bois, pour lui faire goûter, alors qu’il était vêtu de son jean de travail et couvert de poussière blanche. C’est alors que le cliché m’a saisi de plein fouet. Et fait sourire… Il m’a répondu: « c’est rassurant les clichés, des fois… ». C’est vrai, il a encore raison, tiens. Mon gâteau est cuit, le poisson à la lime aussi. Ma déprime s’éteint, je crois bien. Un verre de rouge vient de se poser près de moi, et les enfants accourent pour s’attabler.

Je suis terrible

Bon, je peux bien prêcher le Yoga-on-respire-par-le-nez-on-se-calme: j’ai passé l’après-midi à m’énerver pour des trucs de boulots qui se finissaient pas (because bugs techniques). Je pompais tellement, je vous dis pas. Et je me rendais bien compte du ridicule et de l’inutile de mon énervement, mais bon. Les trucs techniques qui flanchent, ça me gonfle au max. Et en plus, j’avais prévu une Vacances de 3 jours, alors là, zut. Encore plus énervant. Hier fin de journée, approbation de l’agent de mise en marché heureux de la bande-annonce que je lui soumettais pour la promo du film de Marie-Geneviève Chabot. Moi de crier victoire, j’ai fini, je suis en Vacances. Mais non. Ce midi dépatouillage et viraillage technologique qui s’étire tout le reste de la journée. Mais je m’en suis finalement tirée vers 19h. Au fil d’arrivée m’attendait mon patient amoureux (qui a survécu à mes plaintes et mes filets de voix agonisant pendant la journée) et son assiette de spagetti préparée pour sa smala (comme dans la toune de Mara). Là je vous écris plus calme, allongée dans le lit, le laptop sur les genous, mon homme qui blogue à mes côté avec l’autre laptop. Quel couple techno on fait là, vraiment. Si il y a un gala-blogue (je sais, je sais, Lady-Guy a fait ça en janvier, mais bon), nous gagnons le trophée de couple-blogue de l’année. Je nous auto-proclame, tiens. Verra bien qui s’y oppose, pour voir.

Info Yoga

Isabelle me demandait quelques infos sur la pratique du Yoga, alors je vous laisse lire ici ma réponse qui est bonne aussi pour tous ceux qui s’intéressent au Yoga!

Le Yoga est une pratique globale. Le mot Yoga veut dire Union, celle du corps, du coeur et de l’esprit. C’est total, global. Le Yoga se fait au rythme de chacun, son objectif étant le respect de ses propres limites, pour accéder à une harmonie et une paix intérieure.

Un bon cours de Yoga, comme dit ma prof et amie Rocio, c’est 95% de pratique et 5% de théorie. Pourquoi la théorie? Parce que le Yoga n’est pas un « work-out » ou une pratique exclusivement physique, c’est aussi une manière de vivre et de penser. Le Yoga est une approche spirituelle, par ailleurs compatible avec toutes les pratiques religieuses ou l’athéisme. Le but du Yoga est le respect de tes fluides vitaux (sang, eau, sucs gastriques, hormonaux, influx nerveux, etc), d’être « à l’écoute de son corps ». Le Yoga comporte 7 branches de pratiques, la plus connue étant le Yoga des postures (Asanas), Hatha-Yoga. Il existe aussi une branche complète sur la respiration, capitale. Et une branche sur les champs sacrés. Une branche exclusivement théorique. Une branche sur la méditation. Une bonne pratique devrait comporter un peu de tout cela. Mais une introduction via le Hatha-Yoga est très valable selon moi.

Le professeur et le choix de l’école de Yoga sont aussi très important. Tu dois te sentir en confiance totale dans le lieu, pour être capable de vraiment te laisser aller. Car la détente physique et mentale est l’état recherché pour atteindre une belle pratique de Yoga. Plus on est détendu, plus on va loin dans les posture est dans l’état de sérénité.

Personnellement, j’ai appris le Yoga avec Rocio Maccoro-Perrez, une prof mexicaine d’une douceur et d’une gentillesse peu commune. Sa voix douce entraîne loin dans la relaxation et dans les réflexions aussi. Son cours du mardi matin est particulièrement agréable, car elle prend bien le temps d’écouter nos demandes et de faire des discussions autours de certains thèmes. Ces discussions m’ont permis d’évoluer énormément depuis plus de 2 ans. Je n’allais alors vraiment pas bien dans ma vie. Je me tournai vers le Yoga pour tenter de me calmer l’esprit, de reprendre le contrôle de mes émotions et comprendre toute cette déception qui m’habitait. Calmer mes angoisses. C’est pour cette raison que j’ai commencé à pratiquer le Yoga.

Depuis, ma façon de voir la vie à doucement changé. Il faut dire que j’ai goûté au Yoga et j’ai adoré. J’ai plongé dedans comme une piscine d’eau fraîche et douce qui répondait à toutes mes attentes. Assouplissement physique et psychologique. Lâcher-prise et évolution spirituelle… J’ai aussi fait beaucoup de lectures complémentaires. Je me souviens que tu as écris un billet sur ce type de lectures (genre un peu psycho-pop) et je m’étais alors dit que j’aurais des tas de bouquins chouettes à (vous) te recommander, mais faute de temps je n’avais alors pas répliqué. Mais je prendrais le temps de le faire plus tard si vous le désirez.

Ceci dit, c’est possible que tu goûtes au Yoga et que tu n’aimes pas. C’est possible. Et pas grave du tout. Il existe tout plein d’autres approches globales qui pourrait répondre à tes besoins (=enligner la tête, le corps, le coeur). Faut juste chercher, et trouver ce qui nous ressemble. Je parle ici du Chi-Kong, du Tai-Chi, de l’Arabesque (Yoga-danse), du Judo, du Karaté, etc, etc.

Voici le lien vers ma première école de Yoga, où je recommande une visite à la douce Rocio.

Nid de bonheur

Quand les temps sont difficiles, faut prévoir des soupapes. Ma recette magique de samedi pour me « requinquer le canayen »:

#1- Un bloc de 4 heures de snowboard en duo avec mon agile amoureux. Sentiment de flow avec la pente, chanson et wou-hou en dévallant les pistes molles côte-à-côte. Je m’en viens pas pire, dixit le prof privé. Notre préféré à Belle-neige: la 12. Une intermédiaire presque vide, avec sapins, belles courbes et full soleil. Yeah.

#2- Une séance de spa japonais chez Ofuro au coucher du soleil, avec massage et bisous comme un vrai couple romantique que nous sommes. À la noirceur, les spas allument en rose, bleu, jaune. Avec bulles et jets brûlants, vapeur et sauna sec. Et neige et bains froids en prime, pour l’agréable choc. On s’est ramolli les muscles endoloris (surtout les miens). Grandes discussions sur la vie, nos rêves et Dieu.

#3- Souper à la hauteur de notre gourmandise: des sushis pas piqués des vers dans un honnorable resto de banlieue, qui n’a aucunement à rougir d’aucune comparaison. Qualité des bouchées exceptionnelles, surclassant de loin plusieurs restos sushis du plateau dont la réputation est surfaite. Service impécable, décor fort joli, spacieux et aéré. Niches japonaises disponibles pour petits groupes. Montréalais, faites-donc un détour de ce côté. Nous nous sommes miumés la face et les papilles. Mon favori: un camikaze au thon rouge et coriandre. Ou celui avec pétoncles ou l’anguille fumée? Je ne sais plus, mais c’était à la hauteur du reste de la journée.

#4- Et le reste, je vous épargne nos détails que je garde privés, mais bon, vous imaginez, là. Bonheur. Point. Ah oui, et pour finir le tout dimanche, le Monsieur m’a offert des superbes fleurs blanches très classes, semblables à des lys, montées sur une arche de bambou. Avec de beaux grands feuillages verts élégants. Un avant-goût de printemps. Après avoir frotté notre cuisine de Montréal, il a placé les fleurs près de moi, dans mon beau vase de verre, alors que je travaillais à terminer mon dernier contrat avant la relâche de cette semaine. On se peux plus d’amour, je vous dis pas. Je me sens toute reposée et forte maintenant. Il est rouge, mon homme. Homme Rouge. Je sais pas s’il en existe d’autres modèles, mais je le recommande. Le mien est unique et je ne le prête pas, mais je suis sûre qu’il en existe sur mesure pour vous, si vous n’avez pas encore déniché le vôtre.

Soleil d’enfants

Le soleil brille le froid
mes pas ne sont plus d’errance
je rêve la mer le repos
pour calmer les cauchemars de larmes sèches

Les enfants vibrent la vie
ils osmosent le mouvement
pour rendre le silence en sourire
et laisser la peine s’éteindre doucement
fondre les douleurs