Vague à l’âme

Dehors la pluie. Gris septembre en mars. Tout à coup rayon de soleil qui me ramène un semblant de sourire. Un soupir pronfond comme un ravin vient me laver l’âme en même temps que la toune: Burbon, 1 Scotch, 1 Beer – 8:25 – George Thoroughgood – Blues. Respiration ample, enfin. Mais pourquoi les dimanches sonnent ma nostalgie? J’ai beau nager dans des bonheurs doux par bouffée, être comblée malgrés les houles de la vie, les difficultés passagères et les aléats de la vie, je me sens le vague à l’âme. C’est dans ma nature, point. Les angoisses passagères, les peaks hormonaux drainants, les larmes parfois, les craintes de la mort, les périodes de doutes ou les ondules de ramolissement de la confiance en moi: tout ça fait aussi partie de moi. Les riffs de guitare et mes mains qui courent sur le clavier pour me rimer de la poésie en prose me calment un peu. C’est pas tout, ça, mais j’ai un bouquin à réviser, des tas de chats à fouetter, des visites familiales à faire, une couche de peinture à donner, un aspirateur à magasiner, un amoureux à aimer. Pas besoin de vous dire quelle est ma priorité dans cette liste, puisque je suis une romantique finie, comme lui.

5 réflexions sur « Vague à l’âme »

  1. C’est peut-être une histoire de lune et de marées.Je suis dans le même état que toi et ce n’est pas très évident de passer au travers. Aller, courage !

  2. Il faut mettre ça sur le dos du mois de mars. On a tendance à l’oublier mais c’est le mois le plus dur de l’année. Ici c’est moins dur, les beaux jours commencent déjà, les jours allongent à une vitesse surprenante. Soyez indulgentes envers vous-même, ça achève! Et Yannou, j’ai jamais vu de printemps plus débile qu’à Montréal. D’ici un mois et demi, la folie et l’énergie montera de façon palpable. Le cycle long de l’hiver se terminera bien assez tôt.

  3. Allo Miss,ca doit etre le manque de soleil et de chaleur qui cause ca. C’est long l’hiver. Courage, c’est deja la moitie du mois et le printemps s’en vient a grands pas avec lumiere, chaleur et electricite mourialaise!

  4. À 14 ou 15 ans, j’ai réellement boudé ma mère pendant quelques jours simplement parce que je lui en voulais vraiment de nous avoir mis au monde au Québec.Pffff. Ça aide à passer à travers, si on met la faute sur les probabilités «terriennes» d’anti- diaspora du frette-gris.

  5. Tu veux mon truc anti-fin-d’hiver-début-de-printemps-moche-et-slocheux ?1)Je prends ma Tercel (tout autre mode de déplacement fera l’affaire).2)J’amène mon amie Visa, son antithèse cash et sa copine Paiement direct (tout autre mode de dépensement fera l’affaire).3)Je monte à Montréal (monter, descendre, rester, c’est selon…)4) Me rends sur Villeray (ça, c’est non-négociable).5) Longe la rue jusqu’au 352. Arrête. Sors de ma voiture mal stationnée because Montréal me donne des maux de roues.6) Slak, que ça s’appelle. Un atelier-boutique. Une fille, Mélanie, absolument géniale. Des créations de bonheur. Qui rendent belles. N’importe quand. N’importe qui. Et pis je souris.Même quand j’achète pas.😉

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