Inclassable

2/2. Deux refus sur deux réponses, à date. Je propose mon film Plaisirs dans les festivals depuis quelques mois, et j’attends des réponses. C’est très étrange de recevoir ces refus, surtout que je sais que mon film est vraiment très beau et poétique. C’est une opinion biaisée, me direz-vous (et vous avec entièrement raison), mais c’est la pure vérité. Objectivement, si je me détache et que je regarde ce film sur les plaisirs de la vie, sur lequel j’ai travaillé pendant cinq ans, je peux affirmer sans ambages que c’est un beau film. J’ai eu les commentaires d’une centaine de personnes jusqu’à maintenant et c’est unanime. Ce film est beau. Profond et léger. Et touchant. Essentiel. Point. Mais voilà qu’il est inclassable. On le regarde, et on se demande:
– Est-ce un documentaire? oui et non.
– Est-ce une fiction? oui et non.
– Est-ce un essai? oui et non.
– Est-ce un film d’art? oui et non.
C’est une oeuvre qui est comme la vie, un peu tout ça et pas du tout une seule chose. Je suis bien contente d’avoir réussi à faire un inclassable. Car, pour ceux qui l’on vu, Plaisirs demeure une oeuvre accessible. Pas de la poésie en trou-de-cul de poule. Pas du guindé-inaccessible-chiant-m’as-tu-vu. Pas une connerie incompréhensible. Pas un autre film torturé-déprimé-sadique-cynique. C’est beau, joyeux, festif, gourmand, sensuel. C’est lumineux.

Une programmatrice de festival a adoré mon film. Touchant. Beau. Mais ne cadre pas dans la programmation. Ok, d’acc. Mais je le montre où, mon film?

Heureusement, je sais déjà qu’il jouera au cinéma Beaubien à Montréal en novembre prochain. Au grand public de juger. Et ça tombe bien, c’est pour eux que je l’ai fait, ce film.

De toute façon, vous êtes plus nombreux à me lire ici que le public des salles de festival. Et tac. J’adore avoir un blogue. Je vous le donnerai en pièces détachés ici, mon film, tien. Comme ça vous verrez. Et en grand nombre. On appellera ça « Le festival Vivre la vie ». Premier festival mondial de films online. Yeah. Dès le 30 septembre.