Le végétarien et la planète

Je ne suis pas végétarienne. J’aime la viande, raffinée et bien apprêtée. J’aime les cailles, le lapin et les cuisses de grenouille. Mais dans le tourbillon de la vie quotidienne je cuisine du boeuf, du poulet et même, oh scandale, du porc (mon scandale vient du fait que le porc est le produit des mégaporcheries, est boosté aux hormones et détruit les fermes familiales en plus de polluer la nappe phréatique). Mais j’aimerai bien être végétarienne. Même la Grande le réclamme. Les périodes de ma vie où j’ai eu des épisodes végétariens (mon maximum est deux mois consécutifs de végétarisme) je me portais à merveille, je me sentais saine, moins fatiguée, revitalisée.

Et voilà qu’hier j’ai eu le plaisir d’entendre la montée de lait d’une végétarienne bien informée: Patricia Tulasne. Elle a écrit Végétariens mais pas Légumes. Invitée à l’émission matinale de la télé de Radio-Canada, elle s’est emportée avec passion afin d’expliquer sa vision et ses arguments qui la poussent au végétarisme. De quoi convaincre les amateurs de viande de faire une douce transition vers un végétarisme partiel! Je tente de résumer quelques unes de idées clefs dont elle parlait;
1) le traitement infligé aux animaux est cruel et non respectueux de la nature (argument déjà connu depuis longtemps, mais capital, d’autant plus que les gens ne semblent pas vraiment en prendre conscience)
2) les animaux sont gavés de médicaments et d’hormones que l’humain consomme à son tour (je savais déjà, mais ouache)
3) la production de cette viande (et celle du lait et des oeufs) entraîne une grande consommation d’énergie qui contribue grandement au réchauffement de la planète. En conparaison la production de légumes demande 20 fois moins d’énergie pour nourrir plus de personnes. (Quel argument intéressant, nouveau pour moi, et dont ne parlent jamais les groupes environnementaux…)
4) La production de viande entraîne un très grand gaspillage d’eau, ressource qui n’existe pas en quantitée illimitée!

J’ajoutte:
5) L’emballage de la viande utilise une grande quatitée de matières non recyclées (pellicule plastique, stéromousse, re-double-sac-plastique à la caisse pour éviter que le sang ne coule).
6) Les fermes productrices de viandes, de lait et d’oeuf poussent la surproduction, donc la surconsommation et le gaspillage. Ils entraînent la fermeture des petites fermes familiales et la destruction de l’économie locale. Et cette méga-production entraîne des déplacements géographiques important pour arriver à vendre les productions, et donc encore plus de pollution, et moins de fraîcheur pour les aliments!

Patricia Tulasne mentionnait aussi qu’il n’existe pas de végératiens qui ont du surpoids. Vrai. Et il est vrai que manger végétarien ne veut pas dire faire une croix sur le bon goût des aliments, au contraire! Si la popullation réduisait sa consommation de viande de 30% cela aurait un impact environnemental important. À ne pas négliger. Penser à la planète pour se faire du bien à soi-même. Musique.