Le rôle de belle-mère

Je suis « belle-mère » (je déteste ce nom; c’est un nom qui évoque une mini-vadrouille) depuis plus d’un an maintenant des trois beaux enfants de 9, 11 et 13 ans de mon chum. Je ne sais pas si c’est l’entrée des enfants dans l’adolescence, ou mon autorité qui s’effrite, mais la dynamique a changé depuis peu. Je me pose la question: dois-je m’effacer (c’est pas évident de répéter 150 fois la même chose…) ou dois-je sévir avec plus d’autorité? Ils me respectent et m’aiment, sans contredit, mais ils ne m’écoutent plus comme avant… La nouveauté est passée, j’ai perdu mon pouvoir magique de « nouvelle belle-mère-super-cool-mais-stricte ». C’est peut-être une phase. Je dois m’ajuster pour ne pas m’épuiser à trop vouloir en faire. J’ai quand même eu un changement de statut drastique dans ma vie. De trentenaire célibataire sur le plateau, je suis passée à belle-mère de trois enfants (grands) en banlieue! Heureusement que j’avais toujours rêvé d’une grande famille!

Je me souviens de vendredi soirs où je soupais toute seule avec la radio ou la tivi pour seule compagnie. Il y a quelques années, bien avant le succès populaire de la toune de mes Aïeux, j’écoutais, atablée seule dans ma petite cuisine rouge, la désormais célèbre chanson « ton arrière-grand-mère, elle a eu 14 enfants (…) pis toé dans ton p’tit 3 et demi (…) tu rêves d’une grande table entourrée d’enfants » et j’éclatai en sanglots. J’étais seule, sans amoureux, à foncer dans ma trentaine, sans aucune possibilité d’avoir des enfants dans ma vie. À la même période, je me souviens avoir confessé à ma Grand-mère, qui a eu 7 enfants, que j’aurais été heureuse avec une grosse famille à élever. Quelques années plus tard, voilà que la vie me sert sur un plateau d’argent ce que j’ai demandé haut et fort, avec conviction. C’est merveilleux. Faut simplement que je m’adapte…

***

Je sais bien que Nicolas Langelier n’apprécie pas que je raconte mes rêves, mais il n’a qu’à ne pas lire ceci.

Je fais des rêves épuisants et assomants ces temps-ci. Cette nuit, je me suis fait attaquée par une lionne… Tellement belle et agressive. Le rêve était très réel. Le plus étrange, c’est que bien que la peur me tenait au ventre, ce n’était pas complètement désagréable d’être en compagnie de cette belle bête puissante. Et puis j’avais ma stratégie pour me protéger.

Piano

Je rêve encore de piano qui m’enveloppe. Bientôt oui bientôt je saurai en apprivoiser un, le capturer et le garder dans ma maison. Puis je laisserai mes doigts courrir sur son do, encore et encore, jusqu’à l’envoûter un peu. Puis ce sera lui qui m’envoûtera. Je serai patiente, disciplinée. Je ferai mes gammes sur ses touches blanches et noires. J’apprendrai pas à pas les mélodies que j’aime et que je rêve de jouer toute seule depuis plusieurs années: Brel, Férré, Desjardins, mais aussi Chopin, Satie. Et surtout: me laisser aller à ce piano. Me donner langoureusement à lui. Laisser naître la musique comme je laisse naître mes poèmes. Spontanément, physiquement, passionnément. Mon amour de la musique pourra me transpercer enfin, vivre et vibrer par mes mains. Mon piano j’en rêve. Je l’aurai un jour.

Vous avez un tuyau pour des piano usagés?

Agneau aux aubergines et tomates sèchées

Ce soir, un mium simple et bien senti que je partage avec vous. Improvisation libre sur le thème méritéranéen. Recette pour deux personnes.

– Deux tranches d’agneau
– Purée de tomates sèchées à l’ail et piments fort
– Demie aubergine tranchée mince, en petits cubes
– Chédar fort

Faire frire les aubergines fines dans l’huile (garder un peu d’aubergines de côté). Ajouter la purée de tomates sèchées. Ajouter une tasse et demie d’eau pour laisser mijoter, sans couvercle. Réserver le mélange. Faire frire la viande, bien saisie pour brunir 3 minutes. Couvrir du mélange d’aubergine, ajouter quelques tranches fines d’aubergines crues. Laisser cuire à cuisson désirée de la viande. Fermer le feu et couvrir, avec le fromage réparti sur la viande et les aubergines.

Servir avec un couscous aux raisins secs.
Nous l’avons mangé avec une salade aux noix de grenobles, feta et sirop d’érable pour terminer le repas.
Nous avions le sourire aux lèvres.

Projets 2007

Je travaille sur quoi, en ce moment?

Je suis en montage pour le documentaire sur Paul-André Fortier. Le fil conducteur est son journal de bord. Les images proviennent de différentes villes, différents vidéastes. Mes images tournées à NewCastle et Montéal.

Je fais des chroniques techno au Canal Vox pour l’émission Premières Vues. Possible de voir/revoir les émissions pour ceux qui ont la tv sur demande.

Je prépare une bande-annonce pour le prochain documentaire d’un grand artiste et poète québécois, documentariste engagé. Un vrai cadeau pour moi qui l’adore tant!

Et je vous mitonne un nouveau blogue sur les Plaisirs. Avec vidéos et poésie.


Photo prise par Elizabeth Duran lors du tournage de Fortier danse la ville

Ma route

Je me vois sur la route
ce long chemin d’autoroute qui file à travers les champs
les blés couchés par le vent

J’entends une musique (Damien Robitaille, peut-être)
elle m’emporte comme ça
dans toute sa simplicité

Devant la panique qui devrait s’emparer de nous
devant le boulot incomensurable à faire
pour renverser la vapeur
de notre train capitaliste qui tire la planète à sa perte

En toute candeur
je suis une bulle légère
un champagne de l’âme
je suis optimiste utopiste debout

Parfois je suis assomée de sommeil épuisée
mais mon repos me donne l’élan
d’embrasser encore et de reprendre ma course
et d’embraser un village global de fous solidaires
qui fonceraient pleine vapeur vers des cieux plus cléments
comme la dernière case de la BD
des ombres qui dansent sur le soleil couchant