Ma route

Je me vois sur la route
ce long chemin d’autoroute qui file à travers les champs
les blés couchés par le vent

J’entends une musique (Damien Robitaille, peut-être)
elle m’emporte comme ça
dans toute sa simplicité

Devant la panique qui devrait s’emparer de nous
devant le boulot incomensurable à faire
pour renverser la vapeur
de notre train capitaliste qui tire la planète à sa perte

En toute candeur
je suis une bulle légère
un champagne de l’âme
je suis optimiste utopiste debout

Parfois je suis assomée de sommeil épuisée
mais mon repos me donne l’élan
d’embrasser encore et de reprendre ma course
et d’embraser un village global de fous solidaires
qui fonceraient pleine vapeur vers des cieux plus cléments
comme la dernière case de la BD
des ombres qui dansent sur le soleil couchant