Apprivoiser la mort

C’est la première fois que je perds un être cher. Je sais la chance que j’ai d’avoir eu mon cher Parrain si longtemps. Je commence doucement à apprivoiser l’idée de sa disparition. La tristesse vient par vagues. Elle est saine et belle. Aujourd’hui je vis une nouvelle étape de mon deuil, nous allons enterrer Ferdinand, avec tout l’honneur qu’il mérite. Les drapeaux de la municipalité de McMasterville sont en berne, et les pompiers seront les porteurs. J’étais très touchée de voir tous ces gens qui l’aimaient tant venir le voir une dernière fois: anciens collègues, amis, voisins, famille élargie, hommes et femmes politiques et résidants de McMasterville. Il nous quitte la tête haute, comme il a vécu.

Parrain, moi, Marraine: pique-nique à Chambly à l’occasion de leur 60e anniversaire de mariage.