Les gens

Il faut aussi apprivoiser les gens. Nous vivons dans une société qui bloque ses émotions, par mécanisme de protection. Mais ce blocage a des conséquences. Il faut aussi apprivoiser le manque de tact des gens face à la mort. Le manque de tact vient de la peur, encore une fois. Vivre un deuil m’apprend énormément de choses sur les gens, sur notre société, sur le tabou entourrant la mort. Alors que la mort, au fond, n’est qu’un passage. Il faut apprivoiser l’abscence, sans contredit, mais la mort elle-même peut être belle. Et entendre « mes sympathies » ou « mes condoléances » fait beaucoup de bien à recevoir, vraiment beaucoup de bien.