Pensées en vrac

À Montréal, il fait frette (froid)
On gèèèèèèlllllleeeee. Il fait fette en caltasse (sacre savoureux d’une époque révolue, mais réchauffe quand même). J’en ai marre. On est le 7 juin, et je songe à me mettre des gants pour pouvoir travailler. J’ai parti mon chauffage et je porte trois chandails. Faut dire que je travaille sur la séquence de tournage à NewCastle tournée un certain mois de mars, sur un pont glacial.

Bye bye blogueuses: tout le monde part
Tout le monde quitte le navire. La blogosphère se vide. Un cylce se termine. Aigre-douce s’en va. Chroniques blondes ferme boutique. Et tout pleins d’autres qui délaissent leur écriture. Je vais m’ennuyer, moi. Bon, ca va, je vais me faire de nouveaux amis. Et il reste encore La Matoue, même si elle a changé de nom. Heureusement, j’ai toujours de fidèles lecteurs. Et je vous rassure, je n’ai aucune intention de quitter l’univers blogguien, bien au contraire.

Mise au point: mon blogue
Ce carnet fait partie de mon mode de vie; il est mon exutoire, mon crachoir, mon lieu de partage et d’échange. Il n’a pas changé depuis mes débuts en 2005, mais il évolue avec moi. Il a tout vu passer de ma vie depuis lors: mes voyages, mes craintes, mes rêves, mes doutes, mes amours, mes épreuves et mes bonheurs. Il vascille avec moi, il vibre avec moi, et parfois se fait silence avec moi. Il m’aide à prendre conscience de ma propre absurdité, à certains moments, de mes faiblesses et de mes forces. Il avive mon amour de l’écriture. Et c’est toujours un plaisir de croiser des lecteurs qui aiment ce que j’écris, qui aiment mon écriture. Je suis touchée quand on me le dit. L’autre jour, un comédien, qui a lu mes textes, me demandait si j’en ferai un jour un livre. J’ai souris. Je ne suis pas Mère Indigne, moi. Je n’ai pas un fan-club de 5550000 personnes, et une écriture cinglante qui ravit les foules. Je ne suis qu’une blogueuse parmis des millers d’autres. Ou des millions. Même le milieu littéraire québécois, avec qui j’ai déjà frayé dans une autre vie, me boude. Faut dire que c’est un milieu particulièrement boudeur et de mauvais poil. Mais je ne demande qu’à me faire prouver le contraire. Mais on aime le sombre, l’alcool et les coups-bas dans ces salons-là. C’est un milieu de non-dits et de rumeurs malsaines. Moi j’aime trop le soleil et les éclats de rire. Et puis j’ai arrêté de boire.

Paradoxe: le rêve d’écriture
Par ailleurs, je rêve secrètement de ne faire que cela: écrire. Pourtant, je sais, je peux faire de bons films. Mais je rêve d’une grande maison au bord d’un lac, baignée de lumière, avec un piano au salon, des enfants qui jouent dehors, un gâteau qui cuit à la cuisine, des invités qui viennent pour le week-end. Et moi qui écris. Je serai réfugiée dans mon antre, mon domaine, à la mezzanine au-dessus du salon. Il y aurait une grande table de bois, avec mon portable posé dessus, quelques plantes et baucoup de lumière. Il y aurait des livres autours de moi dans de grandes bibliothèques et quelques toiles aux couleurs chaudes. J’y passerais des heures à paufiner des détails et bâtir des intrigues. Je passerai des heures à polir les mots avec amour pour qu’ils coulent sous vos yeux ravis. Je travaillerai fort, car rien n’est si facile. Je passerais des heures avec mes personnages, à décrire leurs actions, leurs sentiments, leurs aventures, les paysages qu’ils traversent. Je trouverais le ton efficace, la formule parfaite, la tournure claire et poétique. Je ferais l’amour aux mots comme je fais l’amour à la vie, avec toute ma fibre, mon âme, mon corps. J’écrirais des romans, mais aussi des essais, des nouvelles. La première étape de la réalisation d’un rêve est sa visualisation.

Job
Changement de programme. J’aime bien les revirements sur un 10 cents, ils font partie de l’amour de mon métier. Pour l’instant, j’aimerais bien me concentrer à finir le documentaire sur Paul-André Fortier dont je viens de reprendre le dernier droit en montage. Tout sera terminé avant la fin de l’été. Après? Je ne sais pas. J’ai 1 millions de projets et je veux prendre le temps de planifier. Une produtrice très sympatique m’a tendue une perche pour réaliser un documentaire pour la télé. Long processus en perspective. Dois-je rester sur le web? J’aime bien être à ce croisement entre la télé et le web, tout cela me donne beaucoup de liberté. Et moi, j’adore Mademoiselle Liberté.

Poésie
Personne ne lit la poésie. Niet, nada. Quelques urluberlus perdus, un point c’est tout. La poésie nourrit ceux qui s’y perdent. Alors, pour la faire vivre, il faut la soupoudrer là où on ne l’attend pas (comme ici). J’ai parfois donné mon dernier recueil à des amis, en cadeau, pour me rendre compte qu’ils n’avaient ouvert le livre qu’à la page de la dédicace. Cocasse, non? Et bien, c’est là la fatalité. Le plus ironique, c’est que vous êtes nombreux (1400 personnes, approximativement) à lire ce texte délirant qui ironise sur la non-lecture de mes poèmes. Alors, pourquoi je me plaint? Je n’ai qu’à écrire des romans et y glisser de la poésie. Il ne me reste qu’à me trouver un éditeur. Mais après ce que je viens d’écrire plus haut sur le milieu littéraire, je ne suis pas du tout certaine d’y parvenir…

Vagues

Sillons étranges qui sonnent l’appel d’une raison stable
Je puise à même la source pour retrouver l’équilibre
Je suis une femme qui tangue sur la mer de la vie
Le temps efface tout – reste la mémoire
Et le murmure des flots qui engouffre les souvenirs
L’océan plus grand que nous retrouvera son calme

J’ai besoin de soleil pour éclairer ma route
Mais où est-il dans ce printemps au goût d’automne?

Camps de théâtre pour ado

J’étais très heureuse d’avoir trouvé une place à la Grande dans un camps de théâtre. Nous avons faxé la demande samedi matin, pour faire suite à mon téléphone de vendredi où on m’a dit qu’il restait UNE place. Mais trop tard. Ce matin, lundi pluvieux, j’ai appris que j’ai fait tout cela trop tard. Pour rien. Je suis déçue, mais pas autant qu’elle le sera… Mais peut-être avez-vous des idées, des pistes, des ressources? Nous cherchons un camps de théâtre pour ado (elle a 14 ans) pour cet été, une semaine, vers la fin juillet. À Montréal ou sur la Rive-Nord.