Silence on court est mort mort mort…

Es-ce possible de « tuer » un site Internet? Notre institution nationale cinématographique, l’Office National du Film du Canada, vient de le prouver. Silence, on court!, important portail de courts-métrages pendant plus de 5 ans, co-produit par l’ONF, est maintenant disparu dans le monde des liens inactifs! À vos carnets, rafraîchissez vos hyperliens, car Silence, on court! – déjà inactif depuis plusieurs mois – n’existe plus! (jusqu’à preuve du contraire, car le site doit dormir sur un serveur quelquonque dans les voûtes de la morne bâtisse sur Côte-de-Liesse…)

MAIS: je garde espoir (éternelle optimiste) qu’on réactive les liens vers les webzines, ces portraits-rencontres en vidéo, réalisés par quelques réalisateurs de la relève (dont moi). Les webzines ont une valeur historique et artistique, ils témoignent de l’effervescence du milieu du court-métrage du début des années 2000 au Québec et à travers la francophonie. Selon mon évaluation, c’est près de 400 reportages qui pourraient encore être visibles sur le net, et accessible à partir du site de l’ONF.

Extrait d’un courriel que j’ai envoyés aux responsables du nouveau site de l’ONF, qui ne fait à ce jour AUCUNE mention de Silence, on court sur leur site Internet.

« Quand je sélectionne « court métrage » sur le nouveau site de l’ONF, aucune mention n’est faite de Silence, on court, et pas l’ombre d’un accès vers des archives textes ou vidéo. Pourtant, tous les films ou projets ayant été produits par l’ONF, même depuis de très nombreuses années, devraient logiquement toujours offrir une fiche explicative qui y fait référence (au minumum). Donc un projet tel que Silence, on court, qui fut produit en partie par l’ONF, ne pourrait tomber dans un tel silence. Ce serait non seulement injuste, mais bien peu représentatif de l’ampleur qu’à eu ce projet auprès du public et de la relève cinématographique.

J’ai assisté à la fin du magnifique projet que fut Silence, on court, et je comprends que tout cela s’est déroulé dans un contexte particulier, mais au nom des artisans du cinéma et des jeunes créateurs ayant oeuvré sur cette plate-forme, je vous demande de préserver une trace du travail accompli. Telle est la responsabilité de l’ONF, tel est l’objectif d’un site web digne de ce nom, tel est le potentiel d’Internet. »

N.B. À mon premier courriel, on m’écrit qu’un lien sera « ajouté » vers Silence, on court. Éternelle positive, je suis prête à croire. J’ai très hâte de voir ce changement apparaître…

Jardin

Une maison au bout d’une route. Sous les arbres, un peu de fraîcheur. Des tâches de soleil me font sourire, alors que mes pas font crisser le chemin, mes sandales épousent les petits caillous brûlants. La chaleur oppressante est rendue plus légère par le chants des oiseaux qui se précipitent vers le ruisseau en contrebas. On imagine cette eau qui embrasse la moiteur de la peau lourde. Les insectes font la fête bruyamment. Je ferme les yeux à l’approche de la maison. Une bonne odeur m’enveloppe, car la cuisson du repas du soir lance des effluves par les fenêtres grandes ouvertes, parées de rideaux nonchalants qui flottent doucement. Ma robe légère tombera bientôt, quand je me glisserai enfin entre les rochers dans les bouillons blancs et l’eau claire qui rendent l’été si délicieux. Je me laisserai flotter en observant les saules et les peupliers aux feuilles dansantes. Des rires au loin. Des amis approchent. Ils arrivent pour la nuit.

Je voudrais que tout cela soit vrai. Bientôt des Vacances.

Les jardins du précamprien

J’adore le landart. Allez visiter cette superbe expo en plein air: C’est le Symposium de Val David mis en place par la fondation Derouin.

À ne pas manquer. Moment de pure joie. Beauté. Poésie. Nature. Rencontre entre l’environnement et l’art. Nous avons visité l’endroit dimanche, ballade en forêt inoubliable avec les enfants. J’y retourne, je me le promet. Je rêve d’y présenter une installation interactive.

Moments de grande poésie au détour des chemins, en osmose avec la nature.

"Plaisirs" présenté au IFCT à Los Angeles!

Enfin, une bonne nouvelle pour mon film Plaisirs.

« Your film Plaisirs was chosen as a selection for The Int’l Fest of Cinema and Technology ’08. The IFCT Review Committee has been in the process of screening and evaluating films and gave us word your film was indeed accepted. Your film was one of the best candidates that were submitted to the festival. Congratulations on your fine contribution to independent cinema.« 

Soupir de soulagement. Enfin, un bon kik de motivation! Los Angeles, here I come!

Whom I admire – inspiration

Bill Viola: J’ai toujours aimé ces vidéos. Et j’ai été renversée quand j’ai vu The greeting, une installation vidéo présentée à Paris en 2000 dans une cathédrale.
Paul Auster: Parce lire ses livres nous entraîne dans des mondes complexes et simples à la fois, où la richesse des intrigues rencontre une écriture limpide.
Jack Kerouac: De la poésie brute, vraie, inspirante. J’aime écouter Kicks Joy Darkness: A Tribute To Jack Kerouac

Croire (spiritualité, technologie, écologie)

J’avais premièrement écris le tire suivant: « avoir la foi ». Puis je me suis ravisée. Un titre comme cela fait peur, me catalogue illico comme une freak finie. Et voilà tout le problème, c’est un grand tabou dans notre monde scientifique et intellectuel que d’avoir la foi. Et je ne parle pas uniquement de spiritualité, je parle aussi d’utopies, de rêves techno-socio-politiques. Moi je me lance, je mords dans la vie, et j’y crois. À la vie, à l’amour, aux utopies politiques. Et au divin. Ben oui, j’ai non seulement le droit, mais j’ose l’écrire. Ce que je réalise aujourd’hui est la solitude à laquelle nous confronte parfois le fait de croire, en Dieu ou autre chose. Idem pour mes convictions révolutionnaires qui passent par l’Internet. Quand je rencontre des gens qui ne comprennent pas toute la puissance de l’Internet 2.0 et de leurs réseaux sociaux, de la liberté d’expression et du droit d’auteur revisité en collectivité, je me sens parfois très seule, et je suis animée d’une volonté très forte de devoir « convertir » l’autre. Puis je me lasse, et je me dis qu’ils doivent aussi faire leur bout de chemin tous seuls. On ne prêche pas dans le désert. Je ressens la même chose fasse aux hurluberlus qui laissent tourner leur moteur au soleil en plein coeur de l’été. Et encore une fois devant les gouvernements et les individus qui nient grossièrement la nécéssité de réduire nos déchets et nos émissions polluantes. Les bras m’en tombent, je suis muette de stupéfaction, abasourdie devant l’ampleur de la tâche pour expliquer et faire comprendre l’évidence pour moi.

Sauver la terre

Demain matin de 7h11 à 8h11 (heure de Montréal) aura lieu un grand rassemblement mondial, un appel à la conscience collective, pour rassembler toutes nos énergies positives afin de sauver la planète. Peut importe vos croyances, ayez une bonne pensée pendant cette petite heure-là. L’appel lancé est mondial, et la réponse pourrait être massive, et toute cette énergie positive ne peut pas nuire! Disons que la planète a bien besoin de ce petit coup de pouce pour absorber toutes nos conneries accumulées sur des siècles (guerre, haine, pollutions, mensonges, manque de conscience et de respect). Bref, il est temps d’agir et vous le savez. Alors, pourquoi pas commencer par demain matin? Moi je serai au Parc pour chanter. Mais chacun le fait à sa manière: méditer en silence, prier, avoir de bonnes pensées, se faire du bien en pensant au bonheurs simples et aux gens qu’on aime, prendre du temps avec les siens…

Méditation mondiale pour la santé de la Terre – mardi le 17 juillet 07

Un rassemblement a lieu au Parc Lafontaine, pour les habitants de Montréal et des environs.

L’information concernant le matin de la méditation à Montréal

Le site officiel « pour allumer la grille »

Pause

Petite fin de semaine chouette. Moments imprévus et surprenants. Série douce de moments qui forment une petite collection de bulles de bonheur. Sortie vendredi soir pour danser avec des amis et mon grand amour. On s’amuse mon homme et moi, on se déguise un peu – khol sous les yeux, noirs 80′ – pour sortie New Wave. Samedi déjeuné avec des amis, puis pic-nic impromptu en campagne avec d’autres amis, avec tout pleins de petits délices de chez le Fromentier; pâtés, bon pain, chèvre au lait cru, olives pimentées, saumon fumé. Route divertissante avec un chapelet de sagas familiales qu’on se raconte comme des romans; vies passionnantes, chassés-croisés amoureux, surprises de vie, hasards qui n’en sont plus, rencontres qui bouleversent et qui font sourire, verser quelques larmes. La vie est parfois délicieuse, à travers les épreuves de la vie.

Dimanche ballade familiale, déjeuné au soleil avec ma chère Marraine et mon père. Visite à la pépinière pour dénicher un cactus sympatique qui se déguise en plante grasse. Cadeau de Marraine pour mon anniversaire qu’elle n’avait pas vu passer. Coup de foudre végétal. La plante jolie est maintenant suspendue dans notre salon. Elle me fait sourire, elle est de la même couleur que mon mur. Mon après-midi s’est poursuivi par un autre cadeau, mes parents m’ont offert une chaise longue pour me prélasser au soleil, puisqu’il est maintenant au rendez-vous. Le coussin est fleuri et joli; re-sourire. C’est agréable de se faire gâter, faut avouer. Baignade au soleil avec Papa, grandes discussions, beaucoup de questions, réflexions.

Retour avec arrêt chez Marraine pour la libérer d’objets et de livres, et me charger de souvenirs de mes grands-parents; des boites de métal aux couleurs du passé, des coquillages, des livres, des outils de jardinage. Puis une dernière pause pour visiter la tombe de Parrain. Il fait beau, les nuages passent, le ciel bleu est magnifique. Je m’agenouille, je lui chante une chanson en Wallon, je lui parle un peu, verse quelques larmes douces, lui promet de revenir prendre une bonne bière avec lui. Puis je lui pose une question sur mes choix professionnels. Je me sens calme, très calme. Toute posée, reposée. Demain, lundi.

Recul professionnel

Ma frustration artistique est bien réelle, mais je possède les solutions pour régler le problème, c’est indéniable. C’est toujours une question d’objectifs clairs et de stratégie (de diffusion, dans ce cas précis). Je réfléchis donc à de nouvelles façons d’aborder mes nouveaux projets, en ayant une perspective de mise en marché dès le début. J’ai la mauvaise habitude de créer, puis de lancer mes créations dans le grand vide intergalactique de la vie, comme une bouteille à la mer. Mais cela est impensable et inapproprié à l’ère du web 2.0, moi qui prêche à tous vents la force révolutionnaire des réseaux qu’on y trouve. Et j’ai déjà mis en place une plate-forme de diffusion de mon projet Plaisir. Je ne l’ai pas encore véritablement lancée car je n’y ai pas encore mis les vidéos. Mais qu’à cela ne tienne, je vous donne l’adresse dès maintenant, histoire que je me donne le coup de pied pour y mettre sans faute des vidéos le plus rapidement possible.