L’automne (la cigale et la fourmi)

Il faut laisser entrer l’automne. Ce n’est pas facile quand il faut fermer toutes les fenêtres à cause de l’air frais. Laisser entrer l’automne c’est accepter le temps qui passe, encore. Laisser filer l’été, qu’on aurait voulu plus long et plus chaud. Je suis une cigale. Je voudrai l’été éternel, languissant, sensuel. C’est difficile pour moi d’accepter que la période de sommeil à la belle étoile est terminée, moi qui est amoureuse de la nature en plein été. Je suis de cette race qui en veux toujours davantage. J’aurai voulu m’évader en forêt davantage, jouer dans les ruissaux, glisser sur les roches humides dans des tourbillons, nager dans des lacs cristallins, me lancer du haut des chutes, descendres des rivières en canot. J’ai bien goûté l’été pourtant, mais trop peu encore. Cette impression insaisissable d’insatisfaction est lassante. Et elle est bien vaine, je le sais. Je dois lâcher-prise, laisser filer l’été, pour accueillir l’automne frais et vif. Cette attitude s’applique à toute ma vie. Je dois laisser filer les peines anciennes et le vieilles blessures. Je pourrai alors accueillir le sang neuf, les nouvelles amitiés et les nouveaux projets. De toute façon la cigale s’est transformée en fourmi depuis bien longtemps déjà…

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