Vivre de la poésie?

Je publie ici une partie d’une réponse faite à une jeune fille qui a découvert mes textes de poésie sur Internet. Elle me demandait s’il est possible de vivre de sa plume…

Il n’est pas rélaliste de strictement « vivre de sa poésie écrite », du moins ici au Québec. Et je doute que ce soit le cas en France. La poésie est effectivement le parent pauvre de la littérature. J’ai publié deux recueils de poèmes, aux Éditions Planète Rebelle (Montréal), pour le plaisir de partager mes textes et la satisfaction de les voir publiés. Mais à chaque fois, ce ne sont que 500 copies qui furent imprimées. C’est bien peu.

Par ailleurs, la diffusion de la poésie sur Internet se porte bien, et cela permet de joindre des nouveaux publics. Pas de limite de frontière, et la publication est libre et gratuite! Le simple fait de publier vos mots sur un blogue personnel, ou un site de littérature, et de les signer, et vous existez comme auteur. Les lecteurs peuvent très facilement vous joindre, ou commenter. À titre d’exemple: j’ai 1500 lecteurs chaque semaine ici-même.

De plus, il ne faut pas oublier que la poésie est la source première des textes de chansons. Donc la poésie n’est pas morte, elle se porte bien, et elle est bien vivante par la musique!