Archives

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

Vous venez de voir quelques images tirées de mes archives familiales. Les images en couleur, ce sont les enfants de mon amoureux. Les images en noir et blanc, ce sont des films tournés par mon grand-père paternel vers 1950. Les enfants que l’on voit sont mes oncles, tantes, et mon père (qui est assi dans la salle, à l’avant sur le tapis). Et les prochaines images sont magnifiques. Elles montrent une fête familiale à Mont-Saint-Hilaire, vers la même époque. On y voit ma grand-mère paternelle, dans son jardin. La coïncidence est très belle, car j’avais écris un texte dans mon dernier recueil sur mon autre grand-mère, la mère de ma mère. Et la rencontre improbable de ces deux femmes, à la même époque (vers 1952) est très belle pour moi: Ernestine et Georgette qui se rencontrent, l’une à travers les images, l’autre dans mes mots.

L’écriture des livres

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

J’ai publié deux livres de poésie. À quelques centaines d’exemplaires, 500 je pense bien. Et maintenant, depuis trois ans, j’écris des poèmes, et d’autres textes, sur mon blogue. Savez-vous combien de lecteurs me lisent? 1500 par semaine. Voilà pouquoi je blogue. Parce qu’ils me lisent. Ils sont (vous?) êtes silencieux. Comme dans la salle ce soir. Ils me laissent peu de commentaires, mais ils sont bien là. J’ai des statistiques et des cartes de visites qui en témoignent. Mais j’aime les livres, ne vous méprenez pas. J’en ferai peut-être (probablement) encore. Mais écrire sur un blogue est instantané, direct.

Lire des textes de poésie en direct commande un ton. On fait une lecture, ou on interprète. Mais comment lit-on un blogue? Je me suis posée la question, mais c’est mon amie Eza qui m’a guidée vers la réponse: sur un ton intime, comme je blogue. Voilà. Mais quand même, je vais vous faire maintenant quelques textes tirés de mon dernier recueil de poésie. Je vais essayer de le faire sur un ton intime. Ça vous va? [note: je ne sais pas pourquoi, les gens sont dans la salle vraiment aussi silencieux que mes lecteurs de blogue, peut-être que j’intimide avec mon ton intime???]

Les sujets

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

Lorsqu’on écrit, comme auteur, on parle souvent des même thèmes. Dans toute démarche artistique, d’ailleurs. Chez moi, ces thèmes récurrents sont le bonheur, la joie, mais aussi le temps. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis mon plus jeune âge, le temps qui passe m’a toujours fascinée. Parfois cela me faisait peur, à d’autres moments cela m’emballait. Mes ces thèmes qui reviennent ne donnent pas l’impression de se répéter, étrangement (on l’espère, en tout cas). Pour moi, c’est comme une poursuite d’une grande réflexion qui évolue. Et on veut qu’elle se poursuive avec toujours plus de profondeur et d’emphase.

Derrière l’écran

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

Bientôt je vais sortir de l’écran. Soyez patients…

Alice et Michel m’ont présentée, maintenant c’est à moi (heu, à nous de jouer).

Je blogue en direct. Vous pouvez lire mes pensées. Le rapport est très différent au texte, comparativement à l’oralité. Tout de suite s’établit un rapport intime. Vous êtes devant moi à me lire, mais vous lisez immédiatement mes penées. Bon, d’accord, je me contrôle, mais quand même. Ce rapport intime doit être transporté sur scène, d’où l’intérêt de ce spectacle où on me demande de « sortir de l’écran »… oui, d’accord, j’y vais, je me lance…

Vous êtes prêts?