Les mots de Ben

Chaque soir quand je suis avec lui, je dois mettre de la crème dans le dos de Benjamin, car le pauvre enfant a la peau teeeerriblement sèche. Particulièrement en cet hiver qui ne finit plus. Hier soir, alors que je procède avec mon attention maternelle de belle-mère (!), attendant sa délectation habituelle de se faire cajoler, il crie un peu:
– Ouch ouch, ça pique.
– Qu’est-ce qui se passe, Jam?
– C’est comme une guerre intense dans mon dos entre la sécheresse et l’hydratation. Et c’est plein de petits soldats qui se battent sur ma peau.

J’adore l’imagination de cet enfant.

Récolte

Je viens de recevoir une pluie de compliments pour ma vidéo réalisée pour le Conseil des Arts de Montréal. On y voit tous les lauréats de cette année. Je les laisse parler de création. Beaucoup de grandes dames pleines de charisme, et deux hommes incontournables de notre culture d’ici.

Roulement de tambour… et le gagnant est: Dena Davida (danse)
Bravo!

Changement de saison

Je suis prête pour du neuf. Je termine tous mes projets, j’arrive à la fin d’un cycle de productivité. Je suis aussi en questionnement: qu’est-ce que j’ai envie de faire maintenant? Réalisation, montage? Télé, cinéma, web? Je dois faire le point, et refaire mes forces. Je dois me centrer avant de me relancer dans de nouveaux projets. Je suis assaillie de doutes sur la bonne voie à prendre. Rien de mieux qu’un peu de recul pour le faire. Avec le printemps viendront les fleurs et les nouveaux projets. Mais avant, il reste un peu de temps à hiberner…

Première du documentaire sur le solo 30×30

Neige dehors. Sale temps. Mais joli les flocons bien gras et généreux. FIFA, ONF, samedi soir, 19h. Je me dis: « personne ne va venir ». Et bien non. Salle comble. Presque. Joie. Je suis si nerveuse. Plus de deux ans depuis le début de projet. Dans la salle, des Grands: Françoise Sullivan, Louise Lecavallier, et d’autres que je n’ai pas vu. Un public avide de danse. Des amis amoureux de la danse. Des admirateurs du travail de Paul-André. La réaction est bonne. Pendant le film je sens l’émotion des gens dans la salle. Et après, pluie de compliments. Les gens ont adoré, ils ont trouvé le film très beau. J’ai eu des compliments sur la beauté des images, sur la justesse du montage. J’aime la danse et j’aime la filmer. Le mouvement est pour moi une écriture pure qui se compose dans le cadrage, la lumière, les couleurs, les textures. Des comliments aussi sur la superbe musique de Martin. Mission accomplie. La prochaine fois je ne ferai plus un film avec 10% du budget initial, promis.

Perscription: petits plaisirs

Je suis épicurienne. Donc si je plonge dans un blues léger, c’est assez facile me remettre d’aplomb. Voici la recette:

– Un cours de Yoga trrrrrès intense, avec demande spéciale de faire monter l’énergie.
– Trois films loués à la Boîte Noire: Vera Drake de Mike Leigh, The last empereur de Bertolucci et un film Brézilien avec le mot « mangue » dans le titre. (ok: Mango Yellow de Claudio Assis)
– Un steak-fritte maison, avec sauce au fromage bleu (hé! Faut pas renier ses racines belges, surtout un vendredi soir)
– Une bonne bière fraîche servie dans un verre de collection (belge, hé!)
– De la crème glacée Ben et Jerry, double fondant au fudge (pour le 2e film)
– Un coup de film (heu… pardon, « coup de fil ») à mon amoureux, bien arrivé à bon port à Austin

Bonne soirée!

Besoin de gentillesse

Je termine plusieurs projets, et l’hiver s’achève. Mes batteries sont à terre. Une fatigue insistante ne semble pas vouloir me lâcher. Mon grand amour s’est envolé pour quelques jours pour son travail. Je me retrouve seule, avec ma fatigue qui accentue un sentiment de lassitude qui pourrait friser l’épuisement si je ne fais pas quelque chose pour améliorer mon sort. J’ai besoin de gentillesse autours de moi. Beaucoup. C’est pas difficile d’être gentil. Un mot, une phrase, un sourire, un coup de téléphone. Je dois probablement me dire que la gentilesse sera dans le regard que je porte, et non l’attendre des autres. Sinon, je pourrais être déçue…

Le meilleur remède: je vais me faire plaisir. On est jamais si bien servi que pars soi-même, après tout!

Ma journée de la femme est toute la semaine…

Cette semaine j’enregistre les deux dernières chroniques à la TV de la saison de Premières vues (VOX), où je tiens un carnet à propos de la technologie au cinéma (je parle surtout d’Internet 2.0).

Cette semaine j’ai refilé un coup de main aux Réalisatrices équitables qui sortent une Étude importante sur l’état de la disproportion entre les hommes et les femmes en matière de réalisation. Je m’occupe du blogue. J’y ai posté tous les documents clefs de cette semaine du 8 mars.

Cette semaine je termine un contrat pour le Conseil des Arts de Montréal (CAM). Je réalise la vidéo de présentation des lauréats de cette année au Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal. Surtout des femmes…

Cette semaine je présente mon premier long métrage documentaire Journal d’un danseur nomade (52 min), documentaire à propos de la tournée 30×30 du chorégraphe et danseur Paul-André Fortier, au Festival des Films sur l’Art (FIFA). C’est samedi soir le 8 mars à 19h au cinéma ONF, à Montréal.

*

Je pense que je vais prendre une petite semaine de Vacances bientôt… Comme dit l’annonce: « je le mérite bien »…

Engagement

Aujourd’hui je suis invitée à CIBL à www.laviereveedesgens.net par Emmanuelle Sontag. J’y serai pour parler de mes rêves, mes utopies et d’engagement. [mercredi 13h à 14h]

Selon moi l’engagement commence par une conscience de soi-même, un respect de son corps et de son esprit (par une alimentation saine, par la pratique quotidienne du yoga ou d’un art martial, par exemple, par l’écoute de ses besoins). Il se poursuit dans le respect et la conscience de son environnement (en faisant des choix écologiques, en respectant les autres, en étant bienveillant envers les autres). L’engagement se continue dans la conscience sociale et le respect de la société dans laquelle nous vivons (par des choix politiques ou sociaux, par du bénévolat ou par la création). Du plus petit au plus grand, l’engagement commece par soi-même et va au-delà. Et prends toute sa force dans des gestes concrets qui forment racine, et qui se prolongent en une grande réflexion sur notre rôle au sein du monde.

Maisons écologiques: emplacement idéal

Nous cherchons le lieu idéal de vie pour une famille avec des ados, et des parents qui travaillent à la maison. Pour moi, c’est très clair: je veux vivre en ville. Mais je suis encore en questionnement à propos de l’emplacement d’un logement écologique de rêve. Mais le prix des maisons est tellement plus élevé en ville qu’à la campagne… En fait, la principale différence est l’espace et la qualité des logements. Car en campagne, c’est possible de repartir en neuf. Tandis que la ville, c’est synonyme de rénovations. Et les rénovations, écologiques ou pas, c’est dispendieux.

Mon projet de rêve? C’est de mettre en place des lofts écologiques familiaux. Les lofts sont des espaces de vie aérés, remodellés pour les besoins de leurs occupants. Faire l’acquisition d’un espace ouvert nous laisse le champs libre pour construire les divisions des pièces à notre guise, et de garder un espace ouvert commun, avec une belle fenestration. Mais le problème est le lieu où se situe des lofts, en milieu industriel. Avec des enfants, ce n’est pas l’idéal. Et les corridors sont souvents glauques…

Mais si je trouvais des gens prêts à investir (à s’investir) dans un logement écologique de leurs rêves… avec un toît vert, et un système commun de compostage, et une chute pour le recyclage. Il serait possible de faire une coopérative, ou même des condos, sur ce principe. Mes idées de grandeur semblent bien irréalisables, parfois. Et pourtant, je ne peux abandonner cette belle idée si simplement. J’en rêve… jusqu’à l’obsession!

Les lofts ne sont pas un lieu de vie unique aux artistes, aux jeunes entrepreneurs, au jeunes couples urbains. Ils peuvent satisfaire un mode de vie familial. Tout dépends de leur aménagement. Il me semble que c’est possible, non?

Choc des valeurs

C’est tellement facile de se rassurer sur ses propres convictions (sociales, écologiques, politiques) quand on reste enfermé chez soi. Mais quand on pointe le nez ailleurs, qu’on prend le temps de vivre avec d’autres, on se retrouve devant l’évidence: rien n’est aquis. Inévitablement, ce que l’on considère comme l’évidence, le bien-fondé de nos choix de vie, se trouve sapé par la banalité du quotidien des autres qui se déroule autrement. C’est clair comme de l’eau de roche: il faudra beaucoup plus que de la bonne volonté citoyenne pour freiner les mauvaises habitudes de surconsommation et de gaspillage qui sont normales chez beaucoup de gens. C’est seulement à coups de lois drastiques que nous arrêterons le gaspillage de l’eau, la montagne de détritus inutiles jettés chaque jour, la surconsommation complètement absurde de biens, et le gasillage éhonté d’énergie et de nourriture. Comment se fait-il que cela ne soit pas dans les réflexes de base des individus? Est-ce que ma petite école primaire de banlieue des années 80 était si différente, pour avoir réussi à m’inculquer ses reflexes de bases de tenir le gaspillage et la pollution en horreur? Est-ce si difficile de faire le lien entre les gestes que nous posons chaque jour et le problème réel de pollution de l’environnement que nous vivons en ce moment?

Les bras me tombent. Je suis parfois découragée de tout ce chemin à parcourir. L’envie est grande de rester en cerle fermé avec des gens qui partagent mes valeurs…