Maisons écologiques: emplacement idéal

Nous cherchons le lieu idéal de vie pour une famille avec des ados, et des parents qui travaillent à la maison. Pour moi, c’est très clair: je veux vivre en ville. Mais je suis encore en questionnement à propos de l’emplacement d’un logement écologique de rêve. Mais le prix des maisons est tellement plus élevé en ville qu’à la campagne… En fait, la principale différence est l’espace et la qualité des logements. Car en campagne, c’est possible de repartir en neuf. Tandis que la ville, c’est synonyme de rénovations. Et les rénovations, écologiques ou pas, c’est dispendieux.

Mon projet de rêve? C’est de mettre en place des lofts écologiques familiaux. Les lofts sont des espaces de vie aérés, remodellés pour les besoins de leurs occupants. Faire l’acquisition d’un espace ouvert nous laisse le champs libre pour construire les divisions des pièces à notre guise, et de garder un espace ouvert commun, avec une belle fenestration. Mais le problème est le lieu où se situe des lofts, en milieu industriel. Avec des enfants, ce n’est pas l’idéal. Et les corridors sont souvents glauques…

Mais si je trouvais des gens prêts à investir (à s’investir) dans un logement écologique de leurs rêves… avec un toît vert, et un système commun de compostage, et une chute pour le recyclage. Il serait possible de faire une coopérative, ou même des condos, sur ce principe. Mes idées de grandeur semblent bien irréalisables, parfois. Et pourtant, je ne peux abandonner cette belle idée si simplement. J’en rêve… jusqu’à l’obsession!

Les lofts ne sont pas un lieu de vie unique aux artistes, aux jeunes entrepreneurs, au jeunes couples urbains. Ils peuvent satisfaire un mode de vie familial. Tout dépends de leur aménagement. Il me semble que c’est possible, non?

Choc des valeurs

C’est tellement facile de se rassurer sur ses propres convictions (sociales, écologiques, politiques) quand on reste enfermé chez soi. Mais quand on pointe le nez ailleurs, qu’on prend le temps de vivre avec d’autres, on se retrouve devant l’évidence: rien n’est aquis. Inévitablement, ce que l’on considère comme l’évidence, le bien-fondé de nos choix de vie, se trouve sapé par la banalité du quotidien des autres qui se déroule autrement. C’est clair comme de l’eau de roche: il faudra beaucoup plus que de la bonne volonté citoyenne pour freiner les mauvaises habitudes de surconsommation et de gaspillage qui sont normales chez beaucoup de gens. C’est seulement à coups de lois drastiques que nous arrêterons le gaspillage de l’eau, la montagne de détritus inutiles jettés chaque jour, la surconsommation complètement absurde de biens, et le gasillage éhonté d’énergie et de nourriture. Comment se fait-il que cela ne soit pas dans les réflexes de base des individus? Est-ce que ma petite école primaire de banlieue des années 80 était si différente, pour avoir réussi à m’inculquer ses reflexes de bases de tenir le gaspillage et la pollution en horreur? Est-ce si difficile de faire le lien entre les gestes que nous posons chaque jour et le problème réel de pollution de l’environnement que nous vivons en ce moment?

Les bras me tombent. Je suis parfois découragée de tout ce chemin à parcourir. L’envie est grande de rester en cerle fermé avec des gens qui partagent mes valeurs…