Ciel aride

Le ciel aride ne m’offre pas d’éteindre ma soif. Les mots eux-mêmes me semblent flotter dans le vide. Je me sens perdue comme un petit pois (bleu). La poésie est absurde. Je suis sans nouvelle de mon amie Eza qui joue la missionnaire en Afrique. Le temps s’impaciente. Mon homme est loin. Mes deux ordinateurs sont branchés simultanément. Mon clavier est suspendu et mes épaules lourdes. Je me silence moi-même à attendre des faux-retour. Je clavarde avec Jacob qui me fait des réponses d’ado: « ma vie est plate ». La mienne aussi peu l’être. Je m’acharne à faire revenir les fantômes technologiques de projets dinosaures dans le ciel de la technologie. Je désespère de voir des projets magnifiques qui sont oubliés sur des disques durs endormis. Soupir double. Le téléphone sonne. C’est mon homme. Je vais lui parler.

2 réflexions sur « Ciel aride »

  1. C’est dans des bouts de vie de ce genre là qu’on est heureuse d’avoir pris le soleil en photo de nombreuses fois. Pour se souvenir de ses effets sur notre grain de peau à l’épiderme amnésique.

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