Chercher la poséie

Entre les lignes, sur la route, derrière des casseroles à frotter, entre mon clavier et mes yeux, sous mes paroles triviales, face aux échéanciers, en mes billets d’avion, dans des colères vaines et futiles, dans des fleuves d’Amour, sur ta peau qui se repose, sous le son de tes doigts qui dansent sur le clavier, dans ton sourire si vaste parfois au soleil, dans nos coup de roues à sillonner la ville dans l’été, dans les rires des enfants qui résonnent de tant de complicités, dans les quelques jours qui nous séparent de la fin des classes, dans les rayons de soleil de juin, dans mes mémoires familiales nostalgiques, dans mon parterre fleuri que je devrai quitter avant l’automne, dans cette vaste maison que j’ai trop tant insultée car elle est si loin de la ville, dans des émotions si denses et légères, dans la complexité de celles-ci, dans des mémoires heureuses, dans des futurs que nous rêvons ensemble, dans mes angoisses presque ludiques, dans mon humour que je perd parfois, dans ton humour qui m’apaise tant, dans ma culpabilité étrange que j’aprivoise, dans les années qui passent si bien au fond, dans la légerté de ces mots comme un baume sur mes paniques quotidiennes, dans des espoirs pragmatiques de trouver notre toît sur l’île que j’aime tant, dans ma peur de blesser ceux que je vais quitter dans mon vieux quartier chéri, vers cette nouvelle demeure où nous trouverons une nouvelle paix, vers cet équilibre que nous cherchons à l’unisson, dans ces soirées familiales pleines de rire qui sont un elixir de bonheur, dans la vieillesse tranquille du soir qui tombe en souriant doucement, dans nos coeurs unis si bien de douceur et de tendresse, dans nos corps unis si bien de fougue et de passion, dans tous nos espoirs de donner la vie ensemble, dans tout cela et plus encore, j’aimerai bien retrouver ma poésie.

3 réflexions sur « Chercher la poséie »

  1. Très beau, fort évocateur. J’aime beaucoup, au moins autant que je suis attachée à vous (aussi étrange cela puisse-t-il se lire dans le virtuel…Oups, serais-je en train d’oublier que j’écris ces mots à une fille qui a marié un gars jadis virtuel?) 🙂

  2. Grande dame: tu me fais plaisir. C’est très étrange en effet de se sentir si près de gens que l’on a jamais rencontré en chair et en os. C’est la même chose pour moi. J’imagine bien un BBQ estival avec toutes les bloggeuses autours de moi: toi, La Matoue, Dominique, Patata, et bien d’autres. Ca serait chouette, non? J’espère que mon été qui s’annonce occupé me permettra de lancer DLVV une telle invitation!Sylvain: Mon cher Grand Amour, ce qui me fait plaisir de faire fondre nos mots d’amour et d’esprit et tout le reste dans nos quotidiens dont l’abrasif est poncé par le sel de nos poésies.

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