Le bonheur

Nous sommes maintenant complètement installés dans notre nouveau nid. Et nous avons réussi notre mission de trouver un grand appartement en ville. Nous sommes maintenant à Outremont, dans un chaleureux (et grand) 8 et demi. Et cela relève du miracle, car contre tout ce que vous pouvez imaginer (et je sais que vous avez l’imagination fertile), nous avons réussi ce tour de force sans nous ruiner. Ben non. On a réussi à trouver un appartement incroyablement beau, bien isolé (fini les mitaines en hiver dans l’appart), merveilleusement bien situé, avec du cachet, des boiseries, et une rénonvation qui a su respecter le caractère ancestrale de cette maison de presque 100 ans, et abordable. En fait, nous sauvons beaucoup d’argent par rapport au mode de vie de la banlieue, avec les coûts de transports (et le stress quotidien) que nous devions assumer auparavant en habitant partiellement en banlieue nord. On gagne sur toute la ligne! De plus, nos propriétaires sont vraiment gentils. À Noël, ils nous ont offert une bûche en chocolat et des biscuits maison. J’ai toujours été chanceuse dans la vie. Mais pour y arriver, il a fallu travailler… ma liste de demande était très longue. Et nous avons presque tout obtenu de ces demandes des éléments que nous cherchions dans note nouveau lieu de vie. J’étais même prête à reconstruire un loft pour arriver à mes fins… Mais c’est après un nombre incalculable de visites lors de l’été dernier (de juin à août) que nous avons eu le bonheur de dénicher notre perle.

Le plus difficile fut ensuite d’accompagner les enfants dans leur adaptation à la ville, et à de nouvelles écoles. Et de s’installer dans des nouveaux lieux, après un double déménagement titanesque (n’attendez jamais pour donner des objets et des vêtements que vous n’utilisez pas ou que vous avez en double). Mais tout s’est bien déroulé. Et je devais aussi m’adpapter à un nouveau travail, dans un bureau, et non avec mon « bureau à la maison » comme je le faisais depuis plus de 8 ans… Maintenant, l’élan est pris. Nous avons trouvé un rythme de croisière.

Je peux réflechir à nouveau, prendre un peu de recul. Premier constat: j’ai besoin d’un nid pour être créative. Deuxième constat: la société de (sur)consommation est d’une absurdité sans nom…