Conscience écologique?

Il est très difficile pour moi, sensible aux problèmes écologiques, de savoir quel est le niveau global de conscience écologique des Québécois, des Nord-Américains, des Européens. Oui, il est vrai qu’on nous bombarde de multiples informations par rapport aux changements climatiques et aux gestes que nous devons poser pour sauver la planète en péril. L’écologie est au goût du jour. C’est à la mode. Mais concrètement, relativement peu de choses sont faites. Si les citoyens se disent sensibles, que se passe-t-il vraiment dans les maisons, dans les bureaux, dans les usines, sur le terrain? Pas grand chose. Des petites choses, infimes, à laquelles tout écologiste se raccroche comme une bouée d’espoir. Mais largement, le constat est effarant. Tous les jours, je suis outrée de constater le manque de conscience écologique de mes concitoyens, de mes voisins, de ma famille, des commerces que je visite, des industries qui produisent les biens que je consomme, de mon gouvernement. Mais ma subjectivité rendent mes propos douteux à leurs yeux: je suis une freak, une grano, une écolo finie. Je vais trop loin quand je composte, je suis obsédée, je suis une extrêmiste du quotidien écolo. Selon mon constat, une majorité de la population ne veut pas être dérangé dans son petit confort pour changer les choses. La colère gronde en moi, et après, un lourd sentiment d’impuissance m’envahi. J’ai la tête lourde, je ne sais plus comment aborder le problème pour faire avancer la cause.

Je ne pense pas que les gens comprennent vraiment l’ampleur du problème. Ils voient sans voir, sans faire les liens, sans véritable introspection. Ou, s’ils comprennent, pourquoi demeurent-ils passifs? Ne ne sentent-ils pas responsables collectivement de la destruction de la planète? Il semble que non. C’est la faute au gouvernement, c’est la faute aux usines, c’est la faute au système. C’est très difficile de changer ses confortables habitudes, et très difficile de se bouger le derrière pour changer des choses.

Les bras me tombent. Aujourd’hui, je me sens abatue. J’ai juste envie de me sauver dans le bois, et de tout oublier le reste. Je fais quoi avec ça?