Homo detritus

Il faut comprendre les déchets pour les réduire. Les déchets que nous produisons sont le fruit de notre façon de consommer. Il faut questionner la conception même de ces bien, mais aussi notre rapport à ceux-çi. Pourquoi avons-nous cet envie effrenée de tout posséder?

Pour comprendre ce cycle, il vous faut voir cette vidéo de Annie Leonard « the story of stuff », si vous ne l’avez pas vue.

Dans le cadre de mon projet, j’ai rencontré mon amie Luce Beaulieu de Perennia pour en discuter. D’emblée, elle m’a lancé sa position, très sensible. Luce pense que notre envie de consommer vient de la douleur. Le mal-être des individus pousse la consommation. Ma première réaction a été de questionner sa théorie, de prendre plusieurs cas de consommateurs pour tenter de voir que la consommation n’est pas toujours le fruit d’un mal-être. Mais de tous les cas imaginés, je n’ai encore trouvé aucun cas qui ne répondent pas à cette théorie intéressante: le bien-être profond de l’être en harmonie avec son milieu stoppe la consommation effrené.

Voici quelques exemples de consommateurs, et leur profil psychologique. La jeune fille qui s’achète des vêtements de façon frénétique pour être à la mode? Elle est possiblement en recherche d’une confiance, la recherche d’une image d’elle-même. Si elle était profondément et véritablement bien dans sa peau, aurait-elle besoin de consommer et de se maquiller autant?

Et l’homme d’affaire qui s’achète des gadgets et des biens pour son confort personnel? Manque-t-il d’altruisme? En quoi son bien-être matériel personnel peut-il affecter les autres? On pourrait penser que c’est une question de morale et d’éthique, mais le geste d’achetter va au-delà des questionnements philosophiques. Quand on achète, c’est une approbation à une façon de voir le monde, de faire des affaires, selon le produit que l’on choisi. Les citoyens ressentent de plus en plus le besoin de transparence par rapport aux entreprises desquelles ils achètent. L’essor du commerce équitable le prouve. Mais je m’égare, revenons aux cas de consommateurs…

La mère de famille qui couvre de cadeau ses enfants, qui veut « les gâter » et leur apporter tous les biens matériels dont ils pourraient rêver? Certains diront que c’est la meilleure mère du monde… Mais pourquoi agit-elle de la sorte? Porte-elle une culpabilité? Ou compense-t-elle pour un manque affectif? Est-ce une façon de témoigner de son amour, à défaut de parvenir à le faire autrement?

Avez-vous des exemples de profil de consommateurs qui ne répondent pas, selon vous, à une « douleur d’être »? Je suis très curieuse de voir si on arrive à en trouver…