Lettre à Nathalie Normandeau à propos du gaz de schiste

Bonjour Mme Normandeau,

Je suis résidente de Montréal, et je vous écris car je suis extrêmement inquiète à propos de l’exploitation du gaz de schiste.

Je suis originaire de la montérégie, et c’est avec une énorme tristesse et beaucoup de colère que j’ai vu que le gouvernement avait donné son aval pour de telles exploitations sans avoir consulté les populations. L’abscence de réglementation environnementale autour de la question, et la pleine latitude que vous donnez aux compagnies étrangères qui exploitent nos ressources me glacent d’effroi.

Je demande un moratoire sur de telles exploitations. Pouvons-nous espérer des audiences élargies du BAPE sur le sujet? La population ou même le gouvernement a-t-il un pouvoir face à cette industrie qui a les coudées franches? Vous avez employé l’expression ‘toute la latitude pour que ces compagnies déploient leurs ailes’, vous parlez de faucons qui ciblent leur proie, je l’ai bien saisi. Je vous demande de bien réfléchir, car vos décisions auront un impact sur l’avenir du Québec et la sécurité et la santé de tous nos descendants. Je vous demande d’écouter les citoyens.

Je comprends que nous ayons des impératifs économiques et énergétiques face à la fin du pétrole en 2030. Mais il est clairement possible de faire autrement que de perpétuer le vieux modèle d’exploitation défaillant et destructeur de nos précieuses ressources. Je n’ai pas envie que le Québec deviennent le nouvel Alberta, qui nous fait honte sur la scène internationale au chapitre environnemental avec ses sables bitumineux, comme le mauvais élève ne faisant aucun effort pour transformer son économie vers le développement durable.

L’exploitation du gaz de schiste, tout comme l’uranium d’ailleurs, n’est pas une énergie renouvelable, et n’est clairement pas du développement durable, et aucune retombée économique ne peut remplacer l’eau potable, la sécurité des citoyens, et la qualité de vie de ceux-ci. Quelle est votre position à ce sujet? Je vous demande de tout coeur de penser aux graves retombées sur notre qualité de vie, et des dangers auxquels vous exposez la population du Québec en donnant le feu vert à cette industrie.

Notre plus précieuse ressource au Québec n’est-elle pas l’eau douce? Pourquoi la mettre en péril? Avez-vous imaginé le coût réel des dépolutions et des traitements de cancers qu’occasionnera cette exploitation gazière? Avez-vous vu les résultats dévastateurs partout dans le monde de cette exploitation non réglementée?

‘Une fois le dernier poisson pêché, une fois la dernière rivière empoisonnée, une fois le dernier arbre coupé, est-ce seulement à ce moment qu’on va découvrir que l’argent ne se mange pas?’

Yannick B. Gélinas
une citoyenne très inquiète

Je vous invite à voir le documentaire GASLAND

Lettre à Scot Makay à propos de gaz de schiste

Lettre à Scot McKay, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement

Bonjour M. McKay,

Je suis résidente de Montréal, et je vous écris car je suis extrêmement inquiète à propos de l’exploitation du gaz de schiste. Je n’ai pas pu être présente au débat organisé hier à propos de cet enjeux par votre parti dans Lotbinière, région touchée. Mais j’aimerais connaître votre position, et la position du Parti Québécois, à ce sujet.

Je suis originaire de Saint-Hilaire, et c’est avec une énorme tristesse et beaucoup de colère que j’ai vu que le gouvernement avait donné son aval pour de telles exploitations sans avoir consulté les populations. Est-ce que le Parti Québécois était au courant?

Est-ce encore possible de demander un moratoire sur de telles exploitations? Pouvons-nous espérer des audiences du BAPE sur le sujet? La population ou même le gouvernement a-t-il un pouvoir face à cette industrie qui a les coudées franches? (Mme Normandeau mange dans leur main).

Je comprends que nous ayons des impératifs économiques et énergétiques face à la fin du pétrole en 2030. Mais il est clairement possible de faire autrement que de perpétuer le vieu modèle d’exploitation défaillant et destructeur de nos précieuses ressources. Je n’ai pas envie que le Québec deviennent le nouvel Alberta, qui nous fait honte sur la scène internationale au chapitre environnemental, comme le mauvais élève ne faisant aucun effort pour transformer son économie vers le développement durable.

L’exploitation du gaz de schiste, tout comme l’uranium d’ailleurs, n’est pas une énergie renouvelable, et n’est clairement pas du développement durable, et aucune retombée économique ne peut remplacer l’eau potable, la sécurité des citoyens, et la qualité de vie de ceux-ci. Quelle est votre position à ce sujet?

‘Une fois le dernier poisson pêché, une fois la dernière rivière empoisonnée, une fois le dernier arbre coupé, est-ce seulement à ce moment qu’on va découvrir que l’argent ne se mange pas?’

Yannick B. Gélinas
une citoyenne très inquiète

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Je vous invite à écrire à Monsieur McKay pour lui faire aussi pars de vos précoccupations.