Remise en question

Nous vivons dans une société où le droit à l’erreur n’est pas permis. Nous vivons dans un monde où il faut être fort, en contrôle de ces émotions, toujours au-dessus de ces affaires. Et moi, je suis à fleur de peau. Forte et fragile. Parfois, j’ai des moments d’égarrement où je suis un peu perdue, confuse. Je ne sais plus où est ma place. Je cherche. Pensant être au bon endroit au bon moment, je tourne en rond comme une lionne dans sa cage. Je ne suis pas heureuse, je gère mal mon stress. Ayant attendu un momentum professionnel, les difficultés m’apparaîssent maintenant impossibles à surmonter. Et si je me casse la gueule, est-ce la fin de ma carrière? De toute façon, qu’est-ce qu’une carrière? Qui suis-je au fond? Rien, nada, niet. Une sombre nobody qui tente de faire son chemin depuis trop longtemps. Mon métier de réalisatrice vient avec son lot de frustrations, de batailles perdues d’avance, de faux-pas et de non-dits. Je n’ai jamais fait face à un échec (à part de nombreux échecs amoureux, mais c’est une autre histoire). Et si je fais un 180 pour changer de direction, est-ce une fuite? Probablement. De toute façon, le ciel n’est pas plus rose chez le voisin. Mais quand je pose la question à mon acuponcteur, il me réponds qu’il aime son travail, et qu’il n’est pas stressé. C’est donc possible? Je quitte tout pour aller faire pousser des chèvres sur une côte valloneuse?

Mes questions pour le BAPE

Voici les questions que j’ai soumis au BAPE à propos du dossier de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste au Québec:
Vous pouvez aussi envoyer vos questions jusqu’au 21 octobre sur le site du BAPE

1- Qu’est-ce qui garantit que la qualité de l’eau potable des nappes phréatiques et des cours d’eau sera indemne suite à l’exploration et l’exploitation des gazs de schiste?

2- Est-ce que des recherches sont actuellement menées pour découvrir de nouvelles méthodes d’extraire du gaz de schiste sans utiliser de l’eau et des produits chimiques? (par pression atmosphérique variable, par exemple)

3- Est-ce que des scientitifiques se penchent sur des solutions issues de l’Institut du Biomimétisme (Janine Beynus) afin d’extraire les gazs de schiste dans le plus grand respect de l’environnement et des humains?

4- Quelles sont les mesures qui seraient mises en place pour assurer la protection de la qualité de l’air, en sachant que les bassins de décantation laissent s’évaporer librement les produits chimiques utilisés lors de l’extraction?

5- Est-ce possible d’obtenir une protection d’une limitation de distance (ex. minimum 20 km) pour la proximité de puits potentiels avec des maisons, des fermes, des terres agricoles ou des milieux naturels protégés?

6- Est-ce certain que les poches de gaz naturel libéré (méthane) seront contenues dans les conduits construits par l’industrie? Est-ce que des tests ont été effectué pour savoir si le gaz pourrait se libérer de façon incontrôlées à partir du sol vers la surface sans passer par le puit? Des fuites sont-elles possibles, et si oui, quel est le pourcentage de risque?

7- Quelles sont les répercussions de laisser 40% de l’eau et des produits chimiques utilisés pour l’extraction dans le sol? Cette eau stagnante et toxique présente un risque, connaissons-nous les effets potentiels à long terme de cette situation?

8- Est-ce que des études scientifiques nous assurent que la santé publique n’est pas mise en danger par l’exploitation de gaz de schiste? Quels sont les effets sur les taux de cancers, sur les problèmes de peau, sur les problèmes respiratoires, sur les problèmes d’infertilité, sur les céphalées (maux de têtes)? Y a-t-il corrélation établie entre des taux de maladies anormalement élevés et l’exploitation de gaz de schiste?

9- Quels sont les dangers de l’exploration du gaz de schiste à proximité de terres agricoles ou de fermes animales? Est-ce que les récoltes peuvent présenter un risque de contamination? Est-ce que les troupeaux pourraient être affectés? Est-ce que des tests seront faits sur les terres agricoles limitrophes afin d’assurer notre sécurité alimentaire? En cas de problème, qui dédomagera les producteurs agricoles?

Merci de répondre à nos questions avec rigueur et professionnalisme.

Normandeau à TLMEP! Réplique citoyenne SVP!

Lettre à Guy A. Lepage et toute l’équipe de Tout le monde en parle,

Je suis vraiment très déçue de l’entrevue avec Nathalie Normandeau de la dernière émission. Elle nous prends pour des valises sur le plan économique. La stratégie de l’autruche est suicidaire sur le plan environnemental. Son évitement face aux scandaleux liens libéraux dans l’AGPQ me sidère. Je suis en colère, et j’aurais bien voulu entendre gronder cette très grande colère citoyenne en réplique à Mme Normandeau. Tout le monde réclamme un moratoire, le BAPE n’a pas de crédibilité, et les citoyens se font rouler comme des colonisés. Pourquoi ne pas inviter Yan Perreault, il est incroyablement éloquent sur le sujet? Ou Amir Kahdhir que l’on a trop peu entendu sur ce dossier capital pour la santé publique du Québec.

J’ai surtout été déçue de voir Guy A. se faire enfirouaper par la mielleuse ministre. J’ai senti qu’il n’était pas conscient de l’ampleur du danger que représente le gaz de schiste.

De plus, derrière l’enjeu bien concret d’exploiter une ressource, il faut se poser des questions sur nos choix énergétiques et l’orientation que le Québec doit prendre pour freiner la perte drastique de la biodiversité, la disparition de nos milieux naturels, la toxicité des sols, de l’eau et de l’air, et les changements climatiques. Tous ces enjeux sont indiscociables de nos choix économiques et énergétiques. Et le gaz de schiste ne cadre pas du tout dans une telle vision globale. Les citoyens doivent décider de telles orientations, pas seul le gouvernement. Nous avons besoin d’un débat de société à ce sujet.

Je ne pense pas qu’il y a conscensus sur l’exploitation économique des gaz de schistes. L’eau potable, c’est notre plus précieuse ressource, et il ne faut courrir aucun risque de la mettre en danger. Surtout pour enrichir des compagnie privées. Et même si c’était public…
– avez-vous seulement vu GAZLAND en entier? Je vous recommande de le faire.-

En terminant, le plateau semblait impressionné quand Normandeau parlait de gaz naturel pour 200 ans. Vous rendez-vous seulement compte que la nature a mis 450 millions d’années pour faire ce gaz de schiste? 200 ans, c’est quelques générations. Et après, ils feront quoi nos descendants? Ils feront des débats historiques sur notre barbarisme, notre cruauté et notre manque de vision à long terme.

J’espère voir rapidement une réplique citoyenne à Mme Normandeau sur le dossier du gaz de schiste.

Pour voir l’entrevue

Partie 2

Attentes

Je suis tellement frustrée et déçue. J’ai beaucoup de colère aussi. Nous désirons un enfant depuis plusieurs années. J’ai appris au printemps dernier que j’ai un problème de fertilité, comme tant d’autres femmes de 36 ans. J’ai commencé des traitements d’acuponcture, des traitements d’hormones. Puis, on se pose la question sur l’In-Vitro. Est-ce que cela correspond à notre éthique? J’ai écarté cette possibilité d’emblée, certaine que d’autres méthodes pourraient marcher. Face à l’échec, il me semble je n’ai pas le droit au découragement, et pourtant. Je songe maintenant à l’In-vitro, mais j’ai toujours des doutes. Suis-je prête à faire face à la possibilité très sérieuse d’avoir des jumeaux?

Et si j’abandonnais l’idée d’avoir un enfant, tout simplement? Ne pas être mère n’est pas un drame, n’est pas si grave (dis-je pour me convaincre). Pourquoi je tiens tant à avoir un enfant? Je n’ai pas de réponse. Ce n’est pas rationnel. Je ne sais pas du tout pourquoi. En fait, je pourrais sortir 36 000 raisons. Mais toutes ces photos de maman-bébé tartinées dans facebook me donnnent la nausée. Il me semble que toutes les filles autours de moi tombent enceinte. C’est tellement frustrant. La jalousie ne fait pas partie de mon vocabulaire, mais c’est quand même difficile de voir tous ces bébés autours de moi, toutes ces filles qui semblent tomber enceinte en criant ciseau.

Je suis épuisée. Je voudrais partir en Inde, partir en Thailande, partir en Afrique, pour 2, 3, 6 mois. Je voudrais me sauver de ma vie. Retrouver ma légerté, mon insouciance. Je me sens accablée par une situation politique et écologique désastreuse, et j’aimerais pouvoir cesser d’y penser. Je me sens prisonnière d’un projet qui avance trop lentement, avec son lot de difficultés et d’embûches qui me rendent la vie impossible. Je suis tellement absorbée par mon travail et le stress qui y est associé, que mon projet d’avoir un enfant est compromis. Je voudrais prendre une décidion tranchante pour avancer et voir clair. Il me semble que tout est flou dans ma vie, que je ne peux rien planifier. J’ai perdu le contrôle sur ma vie et je voudrais crier.

En direct de La Chambre Blanche

Je suis à Québec pour présenter quelques oeuvres de littérature hypermédiatique, et partager quelques textes de poésie. Je suis très heureuse d’être ici, ça fait trop longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de présenter mon travail de littérature électronique. Je pense que Christiane est prête à me présenter. Les gens sont arrivés dans la salle, malgrés la pluie.