Attentes

Je suis tellement frustrée et déçue. J’ai beaucoup de colère aussi. Nous désirons un enfant depuis plusieurs années. J’ai appris au printemps dernier que j’ai un problème de fertilité, comme tant d’autres femmes de 36 ans. J’ai commencé des traitements d’acuponcture, des traitements d’hormones. Puis, on se pose la question sur l’In-Vitro. Est-ce que cela correspond à notre éthique? J’ai écarté cette possibilité d’emblée, certaine que d’autres méthodes pourraient marcher. Face à l’échec, il me semble je n’ai pas le droit au découragement, et pourtant. Je songe maintenant à l’In-vitro, mais j’ai toujours des doutes. Suis-je prête à faire face à la possibilité très sérieuse d’avoir des jumeaux?

Et si j’abandonnais l’idée d’avoir un enfant, tout simplement? Ne pas être mère n’est pas un drame, n’est pas si grave (dis-je pour me convaincre). Pourquoi je tiens tant à avoir un enfant? Je n’ai pas de réponse. Ce n’est pas rationnel. Je ne sais pas du tout pourquoi. En fait, je pourrais sortir 36 000 raisons. Mais toutes ces photos de maman-bébé tartinées dans facebook me donnnent la nausée. Il me semble que toutes les filles autours de moi tombent enceinte. C’est tellement frustrant. La jalousie ne fait pas partie de mon vocabulaire, mais c’est quand même difficile de voir tous ces bébés autours de moi, toutes ces filles qui semblent tomber enceinte en criant ciseau.

Je suis épuisée. Je voudrais partir en Inde, partir en Thailande, partir en Afrique, pour 2, 3, 6 mois. Je voudrais me sauver de ma vie. Retrouver ma légerté, mon insouciance. Je me sens accablée par une situation politique et écologique désastreuse, et j’aimerais pouvoir cesser d’y penser. Je me sens prisonnière d’un projet qui avance trop lentement, avec son lot de difficultés et d’embûches qui me rendent la vie impossible. Je suis tellement absorbée par mon travail et le stress qui y est associé, que mon projet d’avoir un enfant est compromis. Je voudrais prendre une décidion tranchante pour avancer et voir clair. Il me semble que tout est flou dans ma vie, que je ne peux rien planifier. J’ai perdu le contrôle sur ma vie et je voudrais crier.

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3 réflexions sur “Attentes

  1. Poème du Bonheur…
    On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après
    s’être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre…
    Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront.
    On est alors convaincu que l’on sera plus heureux
    quand ils auront passé cette étape.
    On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances,
    quand on sera à la retraite…
    La vérité est qu’il n’y a pas de meilleur moment
    pour être heureux que le moment présent.
    Si ce n’est pas maintenant, quand serait-ce?
    La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
    Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux
    maintenant qu’il est encore temps.
    Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ‘ La Vraie Vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.
    Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
    Jusqu’à ce que je me rende compte que
    ces obstacles étaient justement ma vie.
    Cette perspective m’a aidé à comprendre
    qu’il n’y a pas un chemin qui mène au bonheur.
    Le bonheur est le chemin.
    Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
    quand on partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l’on se rappelle que le temps n’attend pas.
    Alors, il faut arrêter d’attendre de terminer ses études, d’augmenter son salaire, de se marier, d’avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,l’été, l’automne ou l’hiver, pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
    LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
    Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux.
    Il suffit juste d’apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l’un des meilleurs moments de sa vie.

  2. chère Yannick,
    tu n'a rien, mais absolument rien à te reprocher devant cette situation de vie. « Planifier » avoir un enfant n'existe pas, dans mon univers et mon langage. Cela se « créer ». Et pour cela, il faut canaliser nos émotions face à ces enjeux, politiques, socioéconomiques et environnementaux.

    Le rôle d'une société, d'une femme et d'un homme, ne repose pas simplement ni seulement sur « avoir des enfants ».

    Nous avons la chance d'avoir des « outils », nous sommes privilégiés, il faut agir, sans aucun doute.

    Un enfant, c'est la « 8e merveille du monde ». Mais si tu savais le nombre de jeunes parents autour de moi et ma copine qui nous disent qu'avoir des enfants, « on y penserait 2 fois »… Et ces jeunes mamans/papas qui frôlent la fatigue accumulée, la dépression, le burnout et les multiples remises en question. J'ai des amis qui s'y sont même résolue, « des enfants, pas pour moi ».

    Bref, t'es pas seule!

    En grande solidarité, soit forte, tu es sensible et consciente de notre époque, ça fait parti de ces outils que je mentionne, afin d'arriver à innover socialement, solidairement. Le confort et l'indifférence fait mourir à petit feu.

    Laisse de la place à ton instinct, ce 6e sens que l'on oublie d'enseigner (et qu'il faudrait amener à notre système d'éducation en crise existentielle) à cette génération C qui évolue dans un ère de grandes préoccupations, mais aussi à de grandes évolutions.

    Solidairement,
    pascal b.

  3. Cher Anonyme,
    Oui tout cela est vrai, et plus encore. C'est bien dit. Savourer le moment présent est essentiel, il faut seulement réussir à revenir au présent, ce que je suis en train de faire pleinement.

    Cher Pascal,
    Ton commentaire m'apporte un éclairage nouveau, je n'avais pas vraiment pensé à 'l'après'. Je sais pourtant très bien dans quoi je m'embarque, car Sylvain a 3 enfants dont je m'occupe une semaine sur 2 depuis 5 ans… disons que je sais à quoi m'attendre! 😉

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