Catastrophes inc.

Comment une société peut-elle collectivement réagir à un grand choc extérieur? Nous réagissons de multiples manières, selon notre culture, mais aussi selon le traitement médiatique réservé au drame, catastrophe naturelle ou autre. Nous avons eu l’exemple récent du Japon, où ses habitants sont demeurés calmes et parfois stoïques, forts et résignés, devant le Tsunami et les menaces nucléaires. Avec quelques débordements émotifs très surprenants pour ce peuple qui garde bien ses émotions en contrôle. Nous avons aussi vu réagir les victimes du séisme en Haïti l’an dernier, où la résilience impressionnante de ce peuple blessé commande le respect. La démonstration de solidarité internationale a été très belle, les gens ont été touchés au coeur et ont affiché une réelle compassion pour les Haïtiens. – Je ne commente pas ici la gestion désasteuse post-séisme haitien. –  Puis si on remonte le temps, ici au Québec, la crise du verglas de 1998 avait attisé une grande solidarité et des situations d’entraide presque joyeuses.

De telles situations vont être de plus en plus fréquentes avec les changements climatiques, les crises économiques et la fin du pétrole. À nous de réfléchir collectivement à des solutions pratiques et positives pour se préparer à absorber de tels chocs. Nous avons une triste tendance à nous endormir dans notre petit confort. Mais un drame nous secoue bien comme il faut, et remet les idées en place si la tête tiens le coup…

Paradoxalement, le confort (et l’indifférence) ne nous amène pas beaucoup de bonheur. C’est la solidarité, l’entraide et le partage qui sont des gages important d’une socitété résiliente qui apportent davantage de bonheur à ces citoyens engagés. Un sentiment d’appartenance et de faire une différence, de faire du bien autours de soi et d’avoir sa place dans une grande chaîne, sont des éléments importants. Et je sais que le Québec est une socitété particulièrement solidaire et altruiste où la véritable social-démocratie citoyenne peut faire une grande différence pour traverser des épreuves.

Nos sinistrés du Richelieu vivent à l’heure actuelle une situation difficile, toujours innondés, et dans une situation instable où ils ne savent même pas s’ils pourront retrouver leur maison, et quand l’eau descendra enfin. La solidarité citoyenne est au rendez-vous localement, mais je trouve qu’une certaine indifférence du reste de la province est étrange. Comme si les gens banalisaient le problème vécu, puisqu’ils ne sont pas touchés. Peut-être aussi parce qu’il n’y a aucun momentum médiatique, puisque de l’eau qui monte est moins spectaculaire qu’un tremblement de terre. Nous vivons dans un monde de l’image où l’empathie passe par le spectacle qu’on fait d’un drame.

Une réflexion sur « Catastrophes inc. »

  1. Le hic avec les innondations c'est que y'a pas grand chose à faire à part attendre que l'eau parte et dieu sait qu'elle prend son temps à St-Jean. Les sinistrés préfèrent pour la plupart rester chez eux jusqu'au dernier moment, il y a aussi du pillage, ce que les médias ne reportent pas. Les gens qui veulent prêter main forte n'ont pas accès au site et se font dire de retourner chez-eux.
    Une option d'aide, facilitée par les médias sociaux, serait de faire un site pour matcher les évacués avec des familles d'accueil prêtes à les recevoir. Là aussi, fsut être dans la région si il y a des enfants d'âge scolaire… Beau casse-tête.
    Il va surement y avoir beaucoup de boulot de nettoyage, mais encore là, ça va être une zone sinistrée sans eau potable, accès des routes précaire, donc quoi faire vraiment…

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