Archives pour la catégorie Société

Élection municipales à Montréal

À Montréal, alors que les deux gros partis n’en finissent plus de se rouler dans la boue, Richard Bergeron attends que le massacre se termine et qu’il puisse faire le ménage. J’espère que vous serez nombreux, chers Montréalais, à donner la juste chance à Projet Montréal. Ce parti se prépare depuis plusieurs années pour offrir mieux à notre ville si pleine de potentiel et d’énergie créatrice. J’avais publié un texte à ce sujet lors des élections municipales de 2005.

Obama Nobel de la Paix

Barack Obama vient de gagner le Prix Nobel de la Paix. Ici l’article sur Radio-Canada

Il a gagné pour l’espoir qu’il incarne, et pour ses efforts de dénucléairisation. Je viens de jetter un coup d’oeil sur Twitter à #ObamaNobel, et les réactions américaines sont désastreuses et cyniques! Nous vivons dans un monde désanchanté. Oui, d’accord, ce n’est que le début de l’ère Obama, mais déjà il joue ses cartes avec une honnêteté, un multilatéralisme et une transparence qui sont rares en politique. Il mérite largement son Nobel de la Paix.

Voir la déclaration du comité du Nobel sur France 24

Tribute to Obama

Note pour Étienne: Oui, tu as en partie raison. Obama est un modéré, ce n’est pas Ralph Nader. Il ne fera acune révolution. Mais Ralph Nader ne pourrait jamais rassembler assez de votes pour être élu. Il est confiné au rôle d’influenceur pour l’instant. Et c’est d’une modération à tendance sociale-démocrate que pourra venir le seul changement possible en ce moment aux États-Unis. On part de loin! Obama n’aurait jamais été élu en affirmant des énoncés plus à gauche que ce qu’il a fait. N’oublie pas qu’il a déjà été accusé d’être socialiste (!!!) avec des politiques très centristes. Mais il a été élu. Pas avec une grande majorité, mais il a réussi. Il est calme, pondéré, intelligent, jeune et non-blanc. Disons que ça faut changement de la gagne de clowns auquels nous avons été habitués! Alors, devant ce progrès énorme vers l’ouverture, le progrès et la tolérance, je lève mon chapeau. Je suis heureuse car déjà Obama donne l’espoir. Je n’espère pas de miracle, mais simplement un peu de lumière pacifiste sur cette planète bien sombre à ces heures. Seulement par la vague de joie et d’espoir qu’il apporte sur la planète entière, son élection est une très bonne nouvelle. Hope!

Les connards sont parmis nous

J’ai toujours été doucement féministe. Je suis féminine et féministe. Je suis une féministe de la fin du siècle dernier (!), mais je n’ai jamais brûlé de soutif en dansant au bord d’un feu en criant: « libération ». Non. J’ai 33 ans, je suis donc d’une deuxième, voire d’une troisième génération de féministes confiantes. Je n’ai jamais eu à me battre pour gagner mon droit de vote ou mon accès à l’éduction. J’ai même eu le luxe de choisir une profession plutôt réservée aux hommes. Je ne me suis jamais sentie mise à part à cause de mon sexe. Je me suis parfois sentie « agressée » par des hommes en mal de pouvoir, mais rien de bien grave: des bousculades, des avances déplacées, des charmeurs maladroits, des nus-vites de banlieue. Les hommes québécois sont eux-mêmes généralement assez féministes. C’est d’ailleurs ce qui cause leur crise identitaire, en mal d’identification masculine forte. Ceci est un autre débat. Je voulais vous partager quelques anectodes peu rassurantes: aujourd’hui je viens d’avoir des signes que la connerie machiste est toujours bel et bien vivante.

Bel après-midi d’automne, je marche sur le trottoir. Il fait frais et vif, je marche d’un pas rapide. J’entends un « pssst, pssst » qui attire mon attention. Je lève la tête en direction du bruit. Et là, horreur: un atroce vieux bonhomme me tire la langue, penché à sa fenêtre pour observer les passantes. Non, ce n’est pas une grimace qu’il me fait. C’est une démonstration tout sauf sensuelle de son appétit de vieux branleur. Il agite sa grosse langue mauve en émettant des sons guturaux qui ressemblent à une imitation de vomissement de chameau en rut. C’est probablement son flou souvenir de ce qu’est un cunnilingus, mais j’aime mieux ne pas y penser car c’est moi qui va vomir sur ses souliers. Je passe mon chemin.

Et puis ce soir, je rentre chez moi en vélo. La soirée est agréable, la nuit sur Montréal tellement belle. Je file à pleine vitesse. Puis arrive un connard sur sa bécane. Il crie à tue-tête. Il génère un gros truck d’énergie négative. Je me rends soudainement compte qu’il m’adresse la parole, d’un ton faussement mielleux: « Hey chérie, tu roule plus vite que moé ». Non, c’est toi qui roule plus lentement. Et il remet ça: « Hey, viens donc avec moé, suis-moi… » Et spontanément, je voudrais l’envoyer promener de manière crue et vulgaire. Mais je tourne ma langue et lance: « Va donc faire une thérapie! » Au moins je l’ai fait rire, et de bon coeur.

Civisme aux tomates

Quand je croise une personne dans la rue qui me sourit, je lui souris. Je salue mes voisins. Si une altercation survient entre deux personnes et que je peux intervenir pour ramener le calme, je le fais. J’ai la justice dans le sang. Je ne suis jamais entrée dans la police, car je suis une artiste, et que jamais je n’aurais eu ma place comme individu dans « les forces de l’ordres ». J’aurai probablement fait une bonne travailleuse sociale. Maybe.

Je viens tout juste « d’intervenir » dans un conflit social dans un lieu public, pour ramener le calme, et expliquer aux deux parties le malentendu dans lequel ils se trouvaient, et qu’ils n’avaient aucune raison de s’engueuler. Mais j’ai pris le risque d’intervenir entre deux hommes agressifs (l’un envers l’autre), au risque de me retrouver prise dans la mêlée, ce qui n’est heureusement pas arrivé. Mais je me suis quand même posé la question, après tout cela: « mais de quoi je me mèle??? ». J’ai tellement une grande gueule, parfois je devrais me taire. Mais en même temps, je suis parvenue en quelques mots brefs, en des regards francs et directs, à calmer ces deux hommes. Vous voulez que je vous raconte? La sitation est fort simple. Mais la nature des tensions sociales prends rapidement des travers complexes…

Situation: j’arrive pour attendre la livraison de mon panier de légumes bio dans une cours d’école. Première arrivée, je vois qu’un joueur de tennis est déjà là, qui frappe sa balle contre un mur. Exactement l’endroit où les paniers sont installés en temps normal. Le camion de livraison arrive, et on s’installe un peu plus loin pour laisser cet homme pratiquer son sport à son aise. Après tout, la cours est grande, et le tout se fait naturellement. Un homme arrive pour chercher son panier, quelques minutes plus tard. Cet homme pense que le joueur de tennis est venu s’installer « après les paniers », dans nos pattes de façon bien peu courtoise. Il fait alors un commentaire impatient, sur un ton cassant, au joueur de tennis qui joue dans nos plates-bandes de légumes. Le joueur de tennis réagit mal, ne sachant pas ce que cette centaine de gens vient soudainement faire dans « son » espace de jeu. Peu de sens de l’observation, Monsieur le tennisman. J’interviens. Je me dépêche de dire à l’homme-au-panier: « Monsieur était là avant nous pour jouer au tennis, nous pouvons sans problème nous mettre plus loin pour prendre nos paniers ». Et tout déboule. Je dois alors répondre du tac-au-tac au joueur de tennis (genre de bonhomme bourru, assez de mauvais poil, probablement de mauvaise foi). « Monsieur ne savait pas que vous étiez là avant. » Les deux grognent un peu, je sens des vagues d’énergie négative. En quelques secondes, leur jeu se calme dans l’atmosphère générale plus détendue et l’odeur de tomates et du basilic frais.

Petite victoire: ils ont compris (assez pour cesser les hostilités). Si je n’étais pas intervenu? Il y aurait eu une escalade de violence verbale, des insultes (elles étaient déjà là), peut être un coup de raquette sur la tête, ou une tomate bien mûre qui aurait volé. Je ne le saurai jamais.

Fin de l’épisode. Je vous dis, rien de grave, absolument rien. Simplement deux hommes vaguement agressifs, un peu cons. Et moi, petite dinde idiote, qui s’interpose pour ramener la paix. Pourquoi les 99 autres personnes n’ont rien fait? Réponse facile, c’est parce que je suis intervenue, tiens. Et parce que les tomates et le basilic frais, ça sent bon.

The Corporation: film essentiel

Je viens enfin de voir en entier ce film essentiel. Je sais, je sais, c’est pas du nouveau, mais quand même. Si vous ne l’avez pas encore vu, dépêchez-vous! The Corporation est un outil incroyablement puissant qui nous permet de comprendre de nombreux éléments qui régissent le monde dans lequel on vit. The Corporation donne la parole à une foule de spécialistes qui mettent en perspective les enjeux sociaux et économiques de la société de (sur)consommation. C’est un film qui dénonce, mais surtout qui donne espoir. C’est ce que j’ai adoré. Après avoir fait le constat de l’état désastreux de la planète (avec une vision globale, touchant les notions d’environnement et de droits humains), ce film donne la parole à des visionnaires qui nous permettent de croire que tout n’est pas perdu. Je vais faire de beaux rêves cette nuit, même si mon homme est loin.

Appel pour la démocratie

UN APPEL À TOUS URGENT POUR LA DÉMOCRATIE – Débat télévisé des chefs
Entre 550 000 ET 900 000 Québécois (10%-15%) déclarent adhérer soit au Parti Vert, soit à Québec Solidaire. C’est sans compter tous les autres qui sont intéressés à connaître les positions prônées par TOUS les partis en lice, Y COMPRIS ces deux partis. Or, compte tenu de l’étendue géographique du Québec, la télévision demeure le média primordial d’information pour tous. Nous estimons que l’exercice crédible de la démocratie exige que soient
entendues toutes les voix en lice dans cette élection.

En l’occurence, nous avons mis en ligne une pétition, réclamant la présence des chefs de ces deux partis au débat télévisé qui aura lieu en cours de campagne. Nous admettons que leur temps d’antenne puisse être réduit par rapport aux 3 partis principaux. Néanmoins nous estimons indispensable d’entendre les positions et les questions posées par les partis Vert et Québec Solidaire. Cette pétition n’a aucun lien avec quelque parti politique que ce soit. Elle
émane de personnes impliquées dans divers milieux, environnementaux et sociaux.

Nous vous invitons à signer la pétition. Des groupes et/ou des individus peuvent la signer et elle sera ensuite adressée au Consortium des Télévisions, organisateur du débat.

NOUS N’AVONS QUE QUELQUES JOURS POUR PROCÉDER. NOUS SOMMES PERSUADÉS QUE CETTE PÉTITION AURA UN POIDS MORAL INDÉNIABLE DANS LA CAMPAGNE.

source: MAGNUS ISACSSON