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Notre petite fille

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Nous attendons une fille. Ma joie est sans limites. J’ai l’impression de vivre un rêve. Après toutes ces années d’attente, nous allons enfin avoir un enfant. Nous vivons dans un monde tourmenté et difficile mais je vis le moment présent et l’arrivée de notre enfant empli mon coeur d’une joie difficile à décrire. Je viens d’une famille très aimante et affectueuse, et d’une lignée de femmes qui débordent d’amour. Ma mère et ma grand-mère maternelle ont été pour moi des fontaines d’amour maternel. C’est très fort pour moi au moment où je m’aprête à donner la vie à une petite fille à mon tour. J’ai l’impression d’une continuité, et je vais redonner tout cet amour à mon petit trésor qui va naître en octobre.

 

Mon histoire d’amour avec la couture

J’ai amené ma machine à coudre avec moi en venant à San Francisco. Une grosse vieille machine italienne, lourde et un peu abîmée. Elle vient de mon arrière-grand-mère paternelle. J’y suis très attachée. Elle fonctionne à merveille. Encore à Montréal, je l’ai apprivoisée il y a deux ans pour faire des coussins avec grand plaisir. J’avais eu une expérience presque mystique (sans farce) en m’assoyant pour assembler les tissus et créer. Je découvrais le plaisir de coudre, de créer un assemblage, un mélange de plaisir artisanal, créatif et technique. C’est très méditatif, coudre. Il faut une pleine concentration, beaucoup de précision, de la patience. Mais l’intellect est au repos. Bref, l’expérience me fut si agréable, surtout à ce moment de ma vie où tout allait plutôt mal. Donc, quand nous avons décidé de venir vivre ici, j’avais déjà décidée que la machine à coudre de Grand-Mère Gélinas allait suivre. Ici, j’ai enfin le temps de faire toutes ces choses qu’on remet à demain. – Pour moi, aujourd’hui, c’est demain. Je suis en plein dans la perpétuelle semaine des quatre jeudis. –

Donc, je me suis adonnée avec grand plaisir à plusieurs petits projets de couture. J’ai fait une housse de futon, des coussins, un cadeau de bébé pour une bonne amie qui est enceinte, et je viens de terminer ce soir mes cadeaux de Noël (je ne vous dit pas ce que c’est, car un cadeau, c’est secret). Et au fil de mon expérience de couture, j’ai tenté de comprendre d’où venais ce grand plaisir que je trouvais à coudre.

Ma Marraine et Grand-Mère maternelle était couturière (je l’ai toujours appellée Marraine). Enseignante dans les années 1970, ma mère fut rapidement de retour au travail après ma naissance. Point de garderie si accessible à cette époque, donc Marraine s’occupa de moi jusqu’à mon entrée à la maternelle, et j’allais dîner chez elle tous les midis pendant tout mon primaire. J’ai donc grandit au son de la machine à coudre, et sous l’aile couveuse de cette femme aimante et protectrice. Entendre le doux ronron de ce moteur est encore aujourd’hui d’un grand réconfort pour moi. Comme une chanson enfouie très profondément en moi, un sentiment de sécurité et de bonheur. Je m’endormais parfois sur cette trame sonore rassurante (ce souvenir remonte à mes 3 ans, peut-être 4). Je me réveillais quand la machine arrêtait, car je savais qu’elle n’y était plus. Je me souviens clairement des heures passées à l’observer et à l’imiter. Fascinée, je la regardais mesurer les tissus avec son mètre toujours autour du cou, tailler les tissus d’une main experte avec un lame de son ciseau en biseau, coudre avec agilité, lire des patrons au papier jauni, à utiliser les aiguilles pour assembler les tissus avec son dé sur le bout du doigt, comme une bague spéciale de magicienne. Marraine faisait mes vêtements: salopettes, jupes, robes, pyjamas, chemisers, pantalons. Je me souviens des tissus; des motifs floraux, des tartans, des petits pois, du velour, du satin, des cotons.

J’ai grandit dans un monde devenu bien technologique. Je suis devenue réalisatrice et monteuse. Mais j’éprouve un très grand plaisir à faire de la couture, similaire à mon plaisir à faire du montage. J’ai soudainement eu un éveil: la couture, c’est comme du montage! Même fonction d’assembler les pièces choisies avec minutie, de jouer avec des textures, des formes, des couleurs. Un sens esthétique doublé d’une maîtrise technique. Même soucis du détail, même importance de la maitrise des outils pour arriver à la création. Un artisanat pour construire ce qu’on imagine, ce qu’on rêve, ce qu’on offre aux autres.

Carte postale du Portugal (Sintra)

– nouvelles en direct du Portugal, sans accents –

Nous sommes dans la magique ville de Sintra, pas tres loin de Lisbonne. Endroit de reve pour un voyage de Noces, avec un rare romantisme allant au-dela de l’imagination. Nous avons tant marche, avec tant de plaisir. Nous allons de decouvertes en decouvertes, en explorant ici une serie inimaginable de Palaces, de Chateaux Maures, de Palais Baroques, et un Monastere Fransiscain d’une rare presence spirituelle dans une foret isole donnat vue sur l’Ocean Atlantique. Nous avons un veritable coup de coeur pour cet endroit.

Nous arrivons de Lisbonne que nous avons adore. Nous avons explore la ville a pied, et en prenant les vieux trams jaunes si typiques de Lisbonne. Ville de bord de mer, Lisbonne offre une cuisine genereuse et copieuse, ou le poissons est toujours frais, et le vin excellent. Nous avons pris plusieurs diners tres longs dans des apres-midis ensoleilles a deguster des vins blancs ou rouges aux saveurs riches ou legeres. Le temps est doux, sans etre trop chaud, nous apprecions la brise du large qui rafraichit la ville. Les gens sont sympatiques et accueillant, moins demontratifs que les Italiens, et moins sombres que les espagnols. La langue est chantante et agreable a ecouter. La sonorite peut etrangement faire penser aux langues russes, idee que je n’avais jamais eu en ecoutant des films portuguais ou bresiliens.

Avant Lisbonne, nous avons ete a Porto. Ville portuaire aux rues sinueuses et etroites, Porto offre plusieurs caves de Porto a visiter. Nous avons visite les caves de Sandeman. Nous avons aussi fait une escapade dans la vallee du Douro, par la ville de Amarante. Nous avons eu la chance d’etre invites a la ferme vinicole du mari de ma cousine. Nous avons eu un sejour agreable dans cet endroit du Nord du Portugal a la vegetation fort differente du Sud ou nous nous trouvons actuellement.

Demain, la mer. Sylvain veut faire du Surf. Je me promet du Yoga sur la plage pour etirer mon dos qui en a bien besoin apres toutes ces heures de marche!

Bises du Portugal

Yannou

10/10

Mercredi soir, nous avons mangé chez Lalou pour célébrer notre 10-10. Note parfaite. Délice. À l’image de mes deux dernières années avec lui. Ou nos deux premières années, comme il le dit si bien.

J’ai laissé fondre le saumon fumé sur ma langue, enrobé d’oeufs de poissons, nappé d’un nuage d’oeuf en neige. Je me suis laissée envelopper par les fumets d’une lotte sur un lit de lentille au goût exquis. Et j’ai craqué les yeux fermés pour le pot de crème au chocolat noir: pur délice. Accompagné d’un blanc sec et fruité qui se mariait à merveille au tout, comme nous. Cette fête des sens était partagée dans un duo gourmand, en tissant le fil de conversations riches et appaisantes, stimulantes et vibrantes. Rêves colorés, réel bien ancré.

Nuage. Joie. Sourire.

Break

Destination Costa Rica. Pause méritée. Départ demain avec ma grande amie Eza. On va voir une autre amie, et sa petite famille. Ils habitent là-bas. C’est la saison des pluies. J’espère qu’elles seront diluviennes et courtes. Dans ma besace: des livres, un carnet, mes sandales, un nouveau bikini et une bonne dose de lâcher-prise. M’attendent là-bas: les amis, un hammac, la mer, le sable, le soleil (j’espère), les vagues et une planche de surf. Au retour: un amoureux fou d’amour que je retrouverai avec encore plus de passion (comme si c’était possible). Je pars en paix.

Top 10 des endroits romantiques au Québec

Ma grande amie Madame A., journaliste et recherchiste, prépare un article pour un magasine féminin sur les meilleurs endroits pour une escapade romantique au Québec. Elle m’a demandé mon top 10. Le voici. Dans le désordre, selon les humeurs et les saisons.

1. Spa le Scandinave (Mont-Tremblant)
2. Spa Ofuro (Morin Heigts)
3. Frelishburg et la route des vins
4. Le pain de sucre et le Lac Hertel au Mont-Saint-Hilaire
5. Le parc du Bassin de Chambly en pic-nic et en Kayak (location sur place et petites iles isolées à explorer)
6. Ski de fond au Massif de la petite rivière Saint-Francois
7. Randonnée pédestre dans le sentier des Hautes-Georges-de-la-Rivère-Malbaie (et camping sauvage)
8. Canot-camping au Parc de la Mauricie ou au Parc du Mont-Tremblant
9. Petit souper romantique dans un endroit de grande gastronomie à Montréal ou Québec (you name it!)
10. Soirée cocooning sous la couverture avec un grog chaud maison, des petites grignotines raffinées achettées dans les épiceries fines de la métropole et votre dernière série préférée louée en DVD!!!

et vous, c’est quoi votre lieu romantique?

Chassés-croisés

Je travaille avec mon Grand Amour. Nous avons officiellement notre compagnie inc. depuis quelques mois. Au quotidien, on valse merveilleusement entre le travail, la famille, les projets et nos amours passionnées d’amoureux fous l’un de l’autre. Notre secret? On communique clairement les balises de nos territoires. Nous avons établi une règle tacite, que nous avons verbalisé ce matin:
– Faire une réunion dans l’auto: c’est ok
– Faire une réunion en lunchant: c’est bon, jours de semaine et dîners seulement
– Faire une réunion dans la chambre à coucher: non, pas bon
– Faire l’amour au bureau: oui oui, approuvé par la haute direction (après quelques tests, la compagnie a fait des recommandations à ce sujet et déterminé suite à une étude poussée que c’est excellent pour la productivité)

Inspiration alimentaire

Mon chéri c’est mis en tête de perdre encore du poids. Je l’encourage. Je l’aime comme ça parce qu’il est très confortable pour moi, mais pour lui question santé c’est jamais mauvais de slaquer les kilos de trop.

Hier soir, au moment de s’endormir (toute suite après nos ébats-again-houaaa-laouu-wow), il me lance:
– Demain dans les pains pita des lunch des enfants je vais rapper des carottes avec le baba-ganouch.
Moi:
– Je te motive vraiment, mon amour!

Son rire résonne, vibre dans mes entrailles et dans mon coeur-emporté-shlaks.

Mon grand Amour lit les étiquettes des biscuits avant de les achetter maintenant. Si sucre en premier, niet. J’ai une bonne inluence, visiblement. Et j’ai réussi à le faire résister à la tentation du big-mac en fin de semaine. On était entrés dans le lieu-dit de consommation mcdonalienne, et j’ai simplement dit sur un ton détaché: « il y a beaucoup de sucre dans ce pain, tu sais ». Il a tourné les talons, même pas fâché de mon manque d’enthousiasme face au hamberger dégoulinant de sauce magique. Faut dire que je lui ai promis un berger maison d’agneau hâché.

Bon, mon tour maintenant de me motiver de reprendre mes bonnes habitudes yogiques. J’ai perdu ma routine du matin dans les détours de mes dernières semaines (mois) de rush. C’est facsinant comme c’était facile avant pour moi avant de me lever et hop-là-on-s’étire. Maintenant j’ai perdu l’élan. Mais bon, disons qu’on fait quand même beaucoup de bons exercices cardios quotidiens. On arrête pas de foutre notre lit montréalais par terre. On a beau revisser les planches, ça flanche à tout coup. La pauvre voisine doit vraiment se demander ce qu’on détruit si souvent… Mais j’ai une question quizz pour vous: est-ce que c’est normal de faire des presque-crises d’asthme lors des activités sexuelles?

Nid de bonheur

Quand les temps sont difficiles, faut prévoir des soupapes. Ma recette magique de samedi pour me « requinquer le canayen »:

#1- Un bloc de 4 heures de snowboard en duo avec mon agile amoureux. Sentiment de flow avec la pente, chanson et wou-hou en dévallant les pistes molles côte-à-côte. Je m’en viens pas pire, dixit le prof privé. Notre préféré à Belle-neige: la 12. Une intermédiaire presque vide, avec sapins, belles courbes et full soleil. Yeah.

#2- Une séance de spa japonais chez Ofuro au coucher du soleil, avec massage et bisous comme un vrai couple romantique que nous sommes. À la noirceur, les spas allument en rose, bleu, jaune. Avec bulles et jets brûlants, vapeur et sauna sec. Et neige et bains froids en prime, pour l’agréable choc. On s’est ramolli les muscles endoloris (surtout les miens). Grandes discussions sur la vie, nos rêves et Dieu.

#3- Souper à la hauteur de notre gourmandise: des sushis pas piqués des vers dans un honnorable resto de banlieue, qui n’a aucunement à rougir d’aucune comparaison. Qualité des bouchées exceptionnelles, surclassant de loin plusieurs restos sushis du plateau dont la réputation est surfaite. Service impécable, décor fort joli, spacieux et aéré. Niches japonaises disponibles pour petits groupes. Montréalais, faites-donc un détour de ce côté. Nous nous sommes miumés la face et les papilles. Mon favori: un camikaze au thon rouge et coriandre. Ou celui avec pétoncles ou l’anguille fumée? Je ne sais plus, mais c’était à la hauteur du reste de la journée.

#4- Et le reste, je vous épargne nos détails que je garde privés, mais bon, vous imaginez, là. Bonheur. Point. Ah oui, et pour finir le tout dimanche, le Monsieur m’a offert des superbes fleurs blanches très classes, semblables à des lys, montées sur une arche de bambou. Avec de beaux grands feuillages verts élégants. Un avant-goût de printemps. Après avoir frotté notre cuisine de Montréal, il a placé les fleurs près de moi, dans mon beau vase de verre, alors que je travaillais à terminer mon dernier contrat avant la relâche de cette semaine. On se peux plus d’amour, je vous dis pas. Je me sens toute reposée et forte maintenant. Il est rouge, mon homme. Homme Rouge. Je sais pas s’il en existe d’autres modèles, mais je le recommande. Le mien est unique et je ne le prête pas, mais je suis sûre qu’il en existe sur mesure pour vous, si vous n’avez pas encore déniché le vôtre.

Poème d’amour du dimanche

Encore le temps qui passe si bien pour nous / lovés d’amour / toutes émotions enchâssées / forteresse multiple de nos corps liés / solidement ancrés dans nos vies qui se multiplient dans la beauté et les douleurs

Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il vainc mes angoisses absurdes de femme angoissée / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / amer et sombre tracé de vies / pavées d’épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s’accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / la vie lavée par les baisers les caresses les mots doux les gestes pour l’autre / multipliés d’amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / force foudroyante superbe fontaine osmose à nos joies transparentes / mes larmes de douleurs lavées par sa bouche / mon corps tordu absous par son sang / boire l’amour à mêmes nos joies rivées à une paix forte et belle / lumière à l’oeil de voir croître encore cet amour / conviction saine et grande de l’exponentiel des vies / rires légers et silences de respect pour la grandeur de ce qui est là

Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l’avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs