Sortie imminente: Journal d’un danseur nomade

Nous sommes dans un tourbillon d’information. Et j’essaie de tout faire, vainement. « Qui trop embrasse, mal etreint » comme dirait Grand-Maman Georgette. Je besogne fort sur des nouveaux projets, et j’essaie toujours de terminer ce qui doit être fait.

Je termine bientôt le documentaire sur Paul-André Fortier « Journal d’un danseur nomade ». Il reste encore du travail à finaliser pour la trame son, et puis hop: on lance. J’ai très hâte car je travaille sur ce projet depuis maintenant deux ans…

Batsheva Dance Compagny: Bertolina

Le spectacle de Batsheva était super bon! Dynamique et électrisant, très différent de tout ce que je connais. Surprenant et sauvage, avec un côté un peu ébauche ou imparfait, mais très cohérent dans une énergie vive et éclatée. Une touche d’humour et beaucoup de risque. Rytme soutenu (ayoye l’énergie des 20 danseurs!) qui m’a tenu sur le bout de mon banc pendant 60 minutes sans entracte. La musique était une pizza parfois mal assemblée, mais encore une fois osée et risquée (dans le bon sens), passant du rock au disco à la samba dans un mélange de genre pas toujours réussi, mais qui rendait joyeux et énergisé. La salle était emballée, et les danseurs avaient l’air de s’amuser comme des petits fous. Un show qui fait du bien: je nous en
souhaite tout plein comme ca!

Spectacle idéal pour initier des ados à la danse contemporaine. La jeune chorégraphe israélienne performait elle-même au sein de sa trouve venue directement de Tel-Aviv pour nous présenter leur dernière création à la Place des Arts de Montéal.

J’ai hâte à leur retour!
Avec Bertolina, la Batsheva Dance Company met en scène 20 danseurs de physiques et de formations différents, tous d’une incroyable intensité. (Le Soleil, Steve Deschênes)

Solo 30×30 – Fortier danse

Voilà enfin que Paul-André Fortier est de retour à Montréal pour faire son solo 30×30. 30 minutes dansées chaque jour pendant 30 jours, dans un même lieu extérieur. C’est la 5e et dernière ville de son périple. Il sera là tous les midi, qu’il pleuve ou qu’il neige, pour offrir sa performance de danse contemporaine aux passants. Il sera à l’angle des rues Sainte-Catherine et Clark jusqu’à la mi-novembre. Je serai là pour le filmer. À moi le mandat de faire un documentaire pour raconter son périple…
Pour lire l’article à Radio-Canada

En direct de Newcastle

Extrait d’un courriel envoyé aujourd’hui à ma mère:

C’est très beau ici. Ginelle et Paul-André sont d’une gentillesse fort agréable. Ils m’ont offerts des jonquilles, car c’est bel et bien le printemps ici. Les croqus fleurissent partout dans les parterres, en retard d’un mois.

Je suis installée comme à la maison, dans cet appartement luxueux qui donne vue sur les superbes immeubles de la ville, l’architechture rapelle Paris et Edinboug. J’avais presque oublié la beauté saisissante de l’architechture européenne, de l’art présent partout, de ces scpultures modernes et anciennes si bien intégrées.

J’entends la nuit les cris des fêtards qui sortent des pubs, les foules très peu habillées dans le froid humide de ce printemps anglais si frais encore. Ils aiment faire la fête et boire de la bière ici, beaucoup…

Je me sens très bien et calme. Le tournage se déroule assez bien, bien que je voudrais en faire davantage. Mais ce n’est pas la liberté totale de mouvement quand on est seule pour tout faire; caméra, son, organisation. Mais je me débrouille bien quand même, mon expérience aidant, et mon anglais aussi. Je suis ici chez moi, c’est très étrange. En fait je pense que je suis de ce type de personne qui peut se sentir partout chez elle, cadeau et legs de vos habitudes voyageuses que vous m’avez si bien transmises. (…)

Trois générations: Jean-Claude Gallotta

J’ai eu la chance de voir hier ce spectacle qui met en scène trois générations de danseurs, qui interprètent la même chorégraphie tour à tour. Cadeau. Des enfants de 8 à 10 ans nous offraient une performance de haut niveau. Très impressionnant de voir ces petits corps exécuter des pas d’adultes, des mouvements d’adultes, de la véritable danse contemporaine. Le plaisir qu’ils avaient à danser les mouvements ludiques de Jean-Claude Gallotta était contagieux. Leur présence forte sur scène me prouvait que la qualité et la présence d’un interprète dépasse l’âge, c’est une question de personnalité, une façon particulière à chacun d’habiter son corps et l’espace. Le jeune Auguste Nganta, 8 ans et demi, était incroyable. Des gestes d’une précision inouie (surtout pour un enfant) et un talent évident pour avec ce que Paul-André Fortier appelle « l’esprit de danseur ». Les danseurs séniors, âgés de la soixantaine, étaient d’anciens danseurs retraités qui retrouvaient la scène avec un plaisir et un sourire éloquent. Leur charisme et leur maturité rendaient leurs mouvements d’une incroyable sensibilité, touchants dans leur vulnérabilité. Yo Xakabe (54 ans) m’a particulièrement envoûté par sa forte présence et sa façon unique de bouger dans l’espace. Les éclairages et les costumes simples donnaient toute la place aux interpètes.