Réflexions écologiques: surproduction

Dans le cadre de mon projet de web-documentaire à l’étude à l’ONF, je partage ici mes réflexions sur les enjeux que je compte aborder.

Depuis l’avènement de l’ère industrielle, s’est opéré un changement dans notre façon de voir le travail et l’économie. La surproduction s’est sournoisement installée comme modèle à atteindre pour faire davantage de profit. Cette attitude destructrice est responsable d’un développement effréné et sans scrupule, qui ne respecte pas les droits humains et l’écologie. Au fil des ans, les travailleurs se sont mobilisés afin d’être plus forts et de forcer les patrons à respecter les droits des travailleurs dans les pays démocratiques les plus fortement industrialisés. En 2009, plusieurs compagnies se dotent maintenant de politiques plus éthiques concernant les droits des travailleurs et le respect de l’environnement. Parviendra-t-on à soumettre les multinationales et les grosses corporations à de tels considérations éthiques? Pourra-t-on modifier la philosophie du profit à tout prix pour une structure de production prenant en considération les véritables coûts humains et environnementaux liés à la production de biens? Certaines entreprises le souhaitent, beaucoup d’individus se battent pour le faire. L’espoir viendrait-il d’un raffinement du système établi plutôt que de sa destruction? Pour les gourous de la technologie, la solution serait sociale et technologique, et elle viendrait de la mise en place d’un système de transparence totale des entreprises et des individus.

En se penchant sur certaines de ces compagnies qui mettent en place de nouvelles chartes d’éthique humaine et écologique, on découvre des gens engagés dans des solutions concrètes. Ils sont sincères et sérieux dans leur démarche écologique, tout en prônant une transformation du système économique, et non son abolition. Ces compagnies financées utilisent les rouages du système capitaliste, des investisseurs (venture capitalist) ou des subventions gouvernementales afin de faire changer le système en l’utilisant. Au Québec, le mouvement Équiterre tente de faire changer le gouvernement en parlant leur langage. Le milieu du développement durable au Québec est foisonnant, et on peut rapidement découvrir ceux qui tentent de faire du « greenwashing » en utilisant l’image positive de l’environnement et de l’écologie aux yeux des consommateur et des citoyens, sans toutefois avoir une véritable démarche écologique.

Des normes devrait-elles être établies par le gouvernement pour les diverses certifications écologiques? En se penchant sur les forces et les faiblesse de la « Green economy » de Sillicon Valley, on explore les limites de cette démarche louable de ceux qui espèrent encore sauver la planète en consommant de manière responsable.

L’essentiel: Zeitgest Addendum

Ce documentaire n’est pas nouveau. Mais certains films sont des essentiels, c’est donc une bonne idée d’en parler encore. On peut douter de la façon de présenter les choses, voir même de la véracité de certains faits, poser des questions, refuser des opinions. Mais il faut voir Zeitgest pour justement se poser des questions. Mettre en doute. Laisser ses convictions être ébranlées.

C’est essentiellement ce qu’apporte ce documentaire: douter de l’ordre établi. Déconstruire les mythes. Et la démarche vaut largement la peine. Pour ceux qui ne l’on jamais vu, prenez le temps de découvrir ce documentaire troublant et dérangeant, même si certains chapîtres remettront directement en questions vos croyances et vos convictions. Allez jusqu’au bout de l’exercice. Le premier chapître à propos de religion rebuttera certains croyants, c’est certain. Même si vous êtes de ceux-là, écoutez les autres chapîtres.

La seconde partie, Zeitgest Addendum, porte davantage sur la crise économique. Et propose des débuts de solutions à tous ces problèmes qui semblent insolubles. À grand coup d’utopies. Tout utopiste sois-je, je ne suis pas certaine de pouvoir aller aussi loin que ce que Peter Joseph propose: abolir le système monétaire pour installer une nouvelle économie basée sur les ressources. Mais une chose est certaine: le système financier et monétaire capitaliste est purement destructeur, tel qu’il existe aujourd’hui. Ce système crée davantage de problèmes qu’il améliore la situation globale de la planète et de ces habitants.

Zeitgest est sorti en juin 2007, et la suite Zeitgest Addendum est sorti en octobre 2008. Chaque film dure 2 heures, et se regarde très bien sur le web en plein écran. Passez le mot.