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Réflexions écologiques: surconsommation

Dans le cadre de mon projet de web-documentaire à l’étude à l’ONF, je partage ici mes réflexions sur les enjeux que je compte aborder.

En examinant le résultat de la surproduction et de la surconsommation, on voit la substentielle trace du passage humain sur la terre. Depuis les 40 dernières années, les Américains à eux seuls ont davatage consommé et utilisé les ressources disponibles et produit de déchets que depuis le début des temps. Et cette situation critique ne peut que s’agraver, au rytme où croit le développement dans tous les pays de la planète, et les habitudes de surconsommation sans égard pour la destruction de l’environnement.

Les Canadiens ont à tord une image très verte d’eux-même. Ils ont l’impression de faire beaucoup mieux que nos voisins du sud, mais dans les faits, il n’en est rien. Le Canada reste un très gros consommateur, et ses industries, ses commerces et ses citoyens sont des pollueurs de première ligne. Le nombre de déchets produit annuellement par personne est très imposant, et celui des industries et des services publics l’est davantage.

Et si on se penchait sur la gestion des déchets? Il est primordial d’examiner notre façon effrenée de consommer sans limites, comme si la planète était infinie dans ce qu’elle a à nous offrir comme ressources, et comme espace pour accueillir tous les déchets produits. Il est capital d’observer notre façon actuelle de gérer nos déchets et les problèmes que cela amène.

Le faible coût d’enfouissement au Québec et nos grands espaces sont responsables du manque de sentiment d’urgence à trouver des solutions pour ne pas détruire l’environnement. Comment réagiraient les Montréalais si on leur annoncait la transformation du Parc du Mont-Royal en site d’enfouissement par manque d’espace? Ce scénario qui semble farfelu est arrivé à des citoyens japonais qui se sont mobilisés pour agrir afin de sauver un sanctuaire d’oiseaux.

La pierre angulaire est donc de faire comprendre que nous avons une responsabilité face aux déchets que nous produisons. Tant pour les industries, les services publics que les citoyens, il est complètement abérrant de voir la monstrueuse quantitée de déchets produits. Et ces déchets pourraient être drastiquement réduits par des mesures simples.

Premièrement, il nous faut consommer moins ou mieux. Ceci est un défi titanesque face au système en place où tout conditionne à une surconsommation effrenée, dans une culture où tout doit être rapide. En moyenne, sur une épicerie de 4 sacs de nourriture achettée, c’est un sac sur 4 qui prends le chemin de la poubelle sans être consommmé. Quand on pense aux graves problèmes de sous-alimentation que vivent la majorité des habitants de la planète, ce gaspillage est un crime grave. Tout le monde sait cela, mais pour plusieurs, cette image semble un problème lointain, qui appartient à une autre planète, qui ne fait pas du tout partie de leur réalité.

Il faut prôner une réutilisation et une récupération des biens. Des réseaux permettent de donner des objets (tel freecycle, un site mondial d’échange de biens) ou de leur donner une 2e vie. Le recyclage dans un centre de tri est un moindre mal, mais pas la meilleure avenue. Ces centres font face à de graves problèmes, et il convient de les examiner. Les centres de tri montréalais ont traversés une crise où ils redirigaient leurs déchets vers des dépotoirs car le prix des matières était trop bas. Le gouvernement doit investir de l’argent supplémentaire pour les aider et contrer ce problème, qui à long terme est un problème de santé publique. Faudrait-il nationaliser la gestion des déchets et matières recyclables afin d’avoir plus de transparence dans ce dossier?

Le troisième aspect fondamental est le traitement des matières organiques compostables. Les matières compostables constituent 40% des déchets que nous produisons. Ces matières sont actuellement mélangées aux autres détritus toxiques que nous produisons. Plutôt que de redevenir une terre saine, ce 40% de déchets est transformé en soupe toxique qui pollue les sols et la nappe phréatique. Une simple gestion adéquate de ces déchets organiques permet de les transformer en une matière riche et valorisée, qui a même une valeur économique. Il est, selon moi, d’une incommensurable absurdité de ne pas faire de compost à grande échelle. À la manière où la société trouve maintenant normal de porter sa ceinture de sécurité ou ne pas fumer lorsqu’on est enceinte, il est possible de faire évoluer les mentalités vers une concsience du problème du compost. La solution est si simple. Le bac brun prévu pour 2010 à Montréal.

Il existe de véritables solutions mises en application partout sur la planète, du Québec au Japon, en passant par certaines villes européennes: système communautaires d’échange de bien, réutilisation, recyclage, compostage et combustion des déchets en récupérant l’énergie produite par ce procédé. L’exemple percutant des citoyens d’une ville japonaise qui se sont mobilisés alors qu’on s’apprêtait à fermer un sanctuaire pour oiseaux afin de le transformer en dépotoir, par manque d’espace. Leur mobilisation a amené la ville à leur poser une question et trouver des solutions: êtes-vous prêts à fournir un effort afin de gérer vos déchets? La réponse positive entraîna la mise en place d’un système de récuperation et de composage strict au bout duquel aucune trace ne subsiste. Imaginez seulement qu’on menace d’utiliser le Parc du Mont-Royal ou le parc des Îles de boucherville comme lieu d’enfouissement des déchets? J’ose espérer qu’une telle prise de conscience amènerait les citoyens à se mobiliser dans une action similaire. Mais pourquoi attendre d’être au pied du mur?

Un partie de ces solution se trouve dans un retour à nos racines et aux choix naturels et sains que faisaient nos ancêtres. Nos grands-mères recyclaient bien avant la lettre, le compostage était normal, et on prenait grand soin de nos bien afin qu’ils durent longtemps. La rareté créait une sagesse qu’on peine à retrouver en cette ère d’abondance. Les cultures améridiennes et aborigènes ont aussi cette sagesse infinie de respect de la terre. Il est important que la culture dominante occidentale chemine vers la reconnaissance de la richesse de ces savoirs, et ait l’humilité de s’en inspirer pour trouver des solutions.

La source du problème vient du lien à la terre que nous n’avons plus. En sensibilisant les gens à la beauté du monde, en présentant la planète et ses miracles, n’est-ce pas suffisant pour aider à tisser ce lien à nouveau? Le problème vient surtout du manque flagrant de consience, conscience de la finalité de la planète, et conscience des autres être vivants qui l’habitent. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut du concret, et des solutions pratiques et applicables.

Réflexions écologiques: mode de vie

Dans le cadre de mon projet de web-documentaire à l’étude à l’ONF, je partage ici mes réflexions à propos d’enjeux écologiques.

J’ai grandit en banlieue en détestant ce mode de vie, que je sentais déconnecté de deux éléments essentiels: la communauté de proximité et la nature. Adulte, j’ai choisi de vivre en ville pour des raisons pratiques et émotives: j’y ai étudié, j’y ai trouvé mes communautés d’intérêts, et j’y travaille. Et je suis une amoureuse de Montréal, pour son effervenscence stimulante, sa convivialité et son mode de vie. Par un concours de circonstance, la vie m’a temporairement ramené vers les banlieues il y a quelques années. Ce pénible apparté fut pour moi un grand révélateur: j’ai compris toute l’absurdité de ce mode de vie voué à l’échec à plus ou moins long terme avec une banlieue axée sur la voiture. Les longues files d’attentes dans des bouchons de circulation (que ce soit pour se rendre en ville ou à la gare de train!), la dictature de la voiture, le béton prédominent, les maisons énergivores, l’individualisme flagrant, un anonyma latent (présent aussi en ville selon les quartiers), une uniformité préfabriquée, des magasins grande surface et sans visage où il faut absoluement une voiture pour s’y rendre. Je me suis posée sérieusement la question: la banlieue peut-être être transformée pour devenir plus écologique? C’est certain! Pour y parvenir, c’est son urbanisme qu’il faut revoir.

Le mode de vie en ville est plus écologique car les déplacements en transport en commun, en vélo ou à pied son sollicités et facilités. En ville, le vélo va plus vite que la voiture. D’ailleurs, plusieurs études prouvent qu’en ville les gens sont plus actifs et en meilleure santé physique. L’accès à une alimentation saine et écologiquement viable est plus grand. Il est plus facile d’avoir accès à la nature à Montréal qu’en banlieue! Des vastes parcs aménagés sont à quelques minutes de marche, les systèmes de location des équipements sportifs sont bien organisés et abordables.

Mais il existe dans le monde des exemples de banlieues sans voitures où la présence de petits commerces à proximité et l’accessibilité aux transports en commun ont contribué à ramené un mode de vie écologique dans ces nouvelles banlieues. La véritable piste est de revenir à des villages, à plus petite échelle, où des emplois locaux répondent naturellement aux besoin des citoyens à proximité en offrant des biens et des services à échelle humaine.

Des véritables solutions existent même en ville, où des urbanistes et architechtes planchent sur divers projets novateurs. À quoi ressemblera la ville du futur? Examinons le vertical farming (ferme verticale), l’agriculture sur les toîts, les toîts verts, les immeubles entièrement végétalisées, l’architechture organique et les Earthships. Ces solutions sont mise en place partout sur la planète, et il est bon de les observer de plus près, en commencant par le Québec où plusieurs initiatives permettent un espoir.

Voici un lien vers un billet que j’ai écrit en 2006 sur le sujet, avec vos commentaires

Réflexions écologiques: surproduction

Dans le cadre de mon projet de web-documentaire à l’étude à l’ONF, je partage ici mes réflexions sur les enjeux que je compte aborder.

Depuis l’avènement de l’ère industrielle, s’est opéré un changement dans notre façon de voir le travail et l’économie. La surproduction s’est sournoisement installée comme modèle à atteindre pour faire davantage de profit. Cette attitude destructrice est responsable d’un développement effréné et sans scrupule, qui ne respecte pas les droits humains et l’écologie. Au fil des ans, les travailleurs se sont mobilisés afin d’être plus forts et de forcer les patrons à respecter les droits des travailleurs dans les pays démocratiques les plus fortement industrialisés. En 2009, plusieurs compagnies se dotent maintenant de politiques plus éthiques concernant les droits des travailleurs et le respect de l’environnement. Parviendra-t-on à soumettre les multinationales et les grosses corporations à de tels considérations éthiques? Pourra-t-on modifier la philosophie du profit à tout prix pour une structure de production prenant en considération les véritables coûts humains et environnementaux liés à la production de biens? Certaines entreprises le souhaitent, beaucoup d’individus se battent pour le faire. L’espoir viendrait-il d’un raffinement du système établi plutôt que de sa destruction? Pour les gourous de la technologie, la solution serait sociale et technologique, et elle viendrait de la mise en place d’un système de transparence totale des entreprises et des individus.

En se penchant sur certaines de ces compagnies qui mettent en place de nouvelles chartes d’éthique humaine et écologique, on découvre des gens engagés dans des solutions concrètes. Ils sont sincères et sérieux dans leur démarche écologique, tout en prônant une transformation du système économique, et non son abolition. Ces compagnies financées utilisent les rouages du système capitaliste, des investisseurs (venture capitalist) ou des subventions gouvernementales afin de faire changer le système en l’utilisant. Au Québec, le mouvement Équiterre tente de faire changer le gouvernement en parlant leur langage. Le milieu du développement durable au Québec est foisonnant, et on peut rapidement découvrir ceux qui tentent de faire du « greenwashing » en utilisant l’image positive de l’environnement et de l’écologie aux yeux des consommateur et des citoyens, sans toutefois avoir une véritable démarche écologique.

Des normes devrait-elles être établies par le gouvernement pour les diverses certifications écologiques? En se penchant sur les forces et les faiblesse de la « Green economy » de Sillicon Valley, on explore les limites de cette démarche louable de ceux qui espèrent encore sauver la planète en consommant de manière responsable.

Detritus

Je prépare un nouveau projet. Avec une envie trop forte de tout dire, de tout faire, de vouloir tout embrasser en même temps. Mes préoccupations écologiques sont vastes, et je n’arrive pas à voir clair à savoir quel est le meilleur angle d’attaque, le meilleur sujet. Je dois penser à un élément-clé précis pour pouvoir ouvrir le débat sur des considérations plus larges: changements climatiques, problèmes énergétiques, problèmes de la surproduction, choix de mode de vie en matière d’habitation et de transport, et surconsommation. Le résultat de tout cela est la production importante de déchets de toutes sortes. Mais c’est rebutant de faire un projet sur les déchets! Les détritus

Je me questionne: ai-je envie de passer plusieurs mois à fouiller nos déchets? Ma répulsion est naturelle, et paradoxallement, elle est la même que celle de la population entière: personne ne veut se mettre le nez dans les poubelles! Quand on pose le geste de « jetter à la poubelle », c’est pour se débarrasser de quelquechose qu’on ne veut plus, qu’on rejette. C’est sale, c’est brisé, c’est vieux, c’est inutile, c’est périmé, c’est pourri, ça pue, c’est inutilisable, c’est irrécupérable, ce n’est pas recyclable. Une fois le geste posé, le couvercle de la poubelle refermé: c’est l’oubli salvateur. Nous cessons toute responsabilité envers cette chose, elle n’existe plus. Mais rien n’est plus faux! Une autre vie commence pour le rejet. Il ne deviendra jamais du « vide »: il va se transformer, se décomposer (au mieux) ou encore doucement devenir un polluant par de complexes procédés chimiques.

Mais pourtant, je suis convaincue comme plusieurs que ces déchets pourraient être beaucoup moins importants qu’ils ne le sont actuellement. La première étape, la plus facile, est celle de composter toutes les matières organiques que nous produisons. Et enfin, la ville de Montréal amorce un petit pas dans cette direction…

Lire article sur Cyberpresse: Compostage à Montréal: bientôt 50 000 foyers desservis

Conscience écologique?

Il est très difficile pour moi, sensible aux problèmes écologiques, de savoir quel est le niveau global de conscience écologique des Québécois, des Nord-Américains, des Européens. Oui, il est vrai qu’on nous bombarde de multiples informations par rapport aux changements climatiques et aux gestes que nous devons poser pour sauver la planète en péril. L’écologie est au goût du jour. C’est à la mode. Mais concrètement, relativement peu de choses sont faites. Si les citoyens se disent sensibles, que se passe-t-il vraiment dans les maisons, dans les bureaux, dans les usines, sur le terrain? Pas grand chose. Des petites choses, infimes, à laquelles tout écologiste se raccroche comme une bouée d’espoir. Mais largement, le constat est effarant. Tous les jours, je suis outrée de constater le manque de conscience écologique de mes concitoyens, de mes voisins, de ma famille, des commerces que je visite, des industries qui produisent les biens que je consomme, de mon gouvernement. Mais ma subjectivité rendent mes propos douteux à leurs yeux: je suis une freak, une grano, une écolo finie. Je vais trop loin quand je composte, je suis obsédée, je suis une extrêmiste du quotidien écolo. Selon mon constat, une majorité de la population ne veut pas être dérangé dans son petit confort pour changer les choses. La colère gronde en moi, et après, un lourd sentiment d’impuissance m’envahi. J’ai la tête lourde, je ne sais plus comment aborder le problème pour faire avancer la cause.

Je ne pense pas que les gens comprennent vraiment l’ampleur du problème. Ils voient sans voir, sans faire les liens, sans véritable introspection. Ou, s’ils comprennent, pourquoi demeurent-ils passifs? Ne ne sentent-ils pas responsables collectivement de la destruction de la planète? Il semble que non. C’est la faute au gouvernement, c’est la faute aux usines, c’est la faute au système. C’est très difficile de changer ses confortables habitudes, et très difficile de se bouger le derrière pour changer des choses.

Les bras me tombent. Aujourd’hui, je me sens abatue. J’ai juste envie de me sauver dans le bois, et de tout oublier le reste. Je fais quoi avec ça?

Home

Ne manquez pas le film de Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson, présenté ce soir, partout sur la planète.

Message de Jean Dansereau:
Bonjour à tous en cette belle journée mondiale de l’environnement,

Je vous invite à un partage avec l’humanité en regardant le film HOME, lancé partout en même temps sur le globe. Il s’agit du plus gros Éco-évènement jamais produit! Il est possible de visionner HOME au Québec sur RDI à 19:30 ce soir et gratuitement sur You Tube. Voici le lien

Si l’avenir de l’humanité vous intéresse!

Et maintenant, à nous d’agir!

Grenadine d’été et menace écologique

Je porte une robe rouge et je bois une eau à la grenadine avec des glaçons, assise à mon bureau de soleil de mon appartement montréalais. Je suis légère comme les bourgeons qui éclatent et qui ressemblent à des brocolis. Je pense au lila qui se prépare, là-bas, dans l’ancien jardin de mes grands-parents sur la Rive-sud, ce lila qui fleurira tout blanc et odorant en juin. Je suis contente car il fera la joie des enfants qui habitent cette maison où des rires ont éclatés entre ses murs pendant tant d’années.

Je suis heureuse. Mais je suis bien consciente de l’énorme travail qui reste à faire pour faire bouger le monde plus rapidement face aux menaces de destruction écologique. Je sais que le ton est grave, mais c’est davantage un fatalisme qu’une panique. Pas de panique pantoute, non non. On ne peut renverser la vapeur comme individus, même si je m’évertue avec une abnégation monastique et maniaque à faire des milliers de petits gestes pour sauver la planète. Je peux bien récupérer l’eau pour arroser mes plantes, mes voisin se préparent à la saison estivale où ils remplissent et vident quotidiennemnent leur piscine-champignon dans la ruelle. Je peux bien jetter un minimum de détritus aux ordures, récupérant, triant, compostant et réutilisant tout ce que je peux dans les moindres détails, plusieurs de mes voisins n’utilisent même pas leur bac vert. Et une grande partie du contenu de ce bac prends le chemin du dépotoir où il polluera la nappe phréatique, et tous les déchets confondus formeront une marmite toxique pour empoisonner encore davantage la planète, toute cette masse de surconsommation grugeant l’espace naturel encore disponible.

Mais la réponse est dans le collectif. C’est collectivement qu’il faut réagir. C’est en se rassemblant que nous deviendront puissants à faire changer les choses. Car j’ai espoir que tout cela peut changer, drastiquement. Mais une sérieuse mobilisation doit se produire. Et je vais faire tout ce que je peux pour l’encourager. Je ne sais pas encore comment, sous quelle forme, mais je vais mettre l’épaule à la roue, car on ne peut plus demeurer passif face à la destruction et l’absurdité de nos choix collectifs.

J’espère bien fermement que nous poserons un jour un regard épouvanté sur certaines réalités qui nous semblent aujourd’hui banales: ces voitures énergivores, ces maisons énergivores et non respectueuses de l’écologie, ces choix de consommateurs qui détruisent la planète, toutes ces matières organiques compostables que nous envoyons quotidiennement aux ordures et qui deviennent toxiques.

Fragilités du Jour de la Terre

Ce ne devrais pas être une seule journée. Pour moi, c’est tous les jours le Jour de la Terre. On la maltraite tellement, sans aucun respect. Mais elle nous survivra! Elle s’en remettra. Elle s’en remet toujours. Elle a vu des catastrophes naturelles la miner et la transformer depuis bien des millions d’années! Nous ne sommes qu’une autre catastrophe naturelle pour elle. C’est notre propre disparition que nous préparons en traitant la terre si mal.

Pour vous donner un peu de perspective, vous pouvez regarder notre belle planète bleue ici, c’est très joli et bien fait (merci Neave).

Et vous pouvez rigoler un bon coup en regardant ce grand classique (ou découvrez si vous ne connaissez pas)

Mais je garde espoir, même si je semble fataliste. Il faut continuer le combat contre l’ignorance, la désinformation et le capitalisme sans scrupule. Même les politiciens se réveillent. Mais ils n’ont pas tous le courage d’un Obama devant les grandes industries. J’étais très heureuse de lire que Monsieur Obama va de l’avant avec son projet de trains haute-vitesse. Le Québec n’aura pas le choix de le prendre, ce train!

Nécessité écologique

Je suis outrée quand je vois les sacs de poubelle évantrés dans les ruelles de ma ville: ils débordent de contenants de plastiques et de métal recyclables et de déchets organiques compostables. Un jour ces déchets seront reconnus comme des abhérations. On s’en rappellera comme on se rappelle l’époque (pas si lointaine) où les gens fumaient dans les écoles et les autobus, les restaurants et les hôpitaux. Oui, notre monde est d’une destruction absurde.

Guerrilla Gardening

C’est décidé, au printemps je ferai ça. Je suis maintenant une Montréalaise à temps plein, je n’ai plus mon terrain de jeu de banlieue et sa plante-bande fleurie, je sévirai donc en ville. Une voisine est venue nous faire signer une pétition afin de forcer la ville à accepter un projet pour fleurir notre ruelle. Je serai au rendez-vous. Mais moi j’ai envie de ratisser plus large

ps. j’ai même trouvé quelques pistes montréalaises

pps. en attendant le retour des beaux jours, je vais jouer à ce jeu en ligne!