Conscience écologique?

Il est très difficile pour moi, sensible aux problèmes écologiques, de savoir quel est le niveau global de conscience écologique des Québécois, des Nord-Américains, des Européens. Oui, il est vrai qu’on nous bombarde de multiples informations par rapport aux changements climatiques et aux gestes que nous devons poser pour sauver la planète en péril. L’écologie est au goût du jour. C’est à la mode. Mais concrètement, relativement peu de choses sont faites. Si les citoyens se disent sensibles, que se passe-t-il vraiment dans les maisons, dans les bureaux, dans les usines, sur le terrain? Pas grand chose. Des petites choses, infimes, à laquelles tout écologiste se raccroche comme une bouée d’espoir. Mais largement, le constat est effarant. Tous les jours, je suis outrée de constater le manque de conscience écologique de mes concitoyens, de mes voisins, de ma famille, des commerces que je visite, des industries qui produisent les biens que je consomme, de mon gouvernement. Mais ma subjectivité rendent mes propos douteux à leurs yeux: je suis une freak, une grano, une écolo finie. Je vais trop loin quand je composte, je suis obsédée, je suis une extrêmiste du quotidien écolo. Selon mon constat, une majorité de la population ne veut pas être dérangé dans son petit confort pour changer les choses. La colère gronde en moi, et après, un lourd sentiment d’impuissance m’envahi. J’ai la tête lourde, je ne sais plus comment aborder le problème pour faire avancer la cause.

Je ne pense pas que les gens comprennent vraiment l’ampleur du problème. Ils voient sans voir, sans faire les liens, sans véritable introspection. Ou, s’ils comprennent, pourquoi demeurent-ils passifs? Ne ne sentent-ils pas responsables collectivement de la destruction de la planète? Il semble que non. C’est la faute au gouvernement, c’est la faute aux usines, c’est la faute au système. C’est très difficile de changer ses confortables habitudes, et très difficile de se bouger le derrière pour changer des choses.

Les bras me tombent. Aujourd’hui, je me sens abatue. J’ai juste envie de me sauver dans le bois, et de tout oublier le reste. Je fais quoi avec ça?

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Ne manquez pas le film de Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson, présenté ce soir, partout sur la planète.

Message de Jean Dansereau:
Bonjour à tous en cette belle journée mondiale de l’environnement,

Je vous invite à un partage avec l’humanité en regardant le film HOME, lancé partout en même temps sur le globe. Il s’agit du plus gros Éco-évènement jamais produit! Il est possible de visionner HOME au Québec sur RDI à 19:30 ce soir et gratuitement sur You Tube. Voici le lien

Si l’avenir de l’humanité vous intéresse!

Et maintenant, à nous d’agir!

Grenadine d’été et menace écologique

Je porte une robe rouge et je bois une eau à la grenadine avec des glaçons, assise à mon bureau de soleil de mon appartement montréalais. Je suis légère comme les bourgeons qui éclatent et qui ressemblent à des brocolis. Je pense au lila qui se prépare, là-bas, dans l’ancien jardin de mes grands-parents sur la Rive-sud, ce lila qui fleurira tout blanc et odorant en juin. Je suis contente car il fera la joie des enfants qui habitent cette maison où des rires ont éclatés entre ses murs pendant tant d’années.

Je suis heureuse. Mais je suis bien consciente de l’énorme travail qui reste à faire pour faire bouger le monde plus rapidement face aux menaces de destruction écologique. Je sais que le ton est grave, mais c’est davantage un fatalisme qu’une panique. Pas de panique pantoute, non non. On ne peut renverser la vapeur comme individus, même si je m’évertue avec une abnégation monastique et maniaque à faire des milliers de petits gestes pour sauver la planète. Je peux bien récupérer l’eau pour arroser mes plantes, mes voisin se préparent à la saison estivale où ils remplissent et vident quotidiennemnent leur piscine-champignon dans la ruelle. Je peux bien jetter un minimum de détritus aux ordures, récupérant, triant, compostant et réutilisant tout ce que je peux dans les moindres détails, plusieurs de mes voisins n’utilisent même pas leur bac vert. Et une grande partie du contenu de ce bac prends le chemin du dépotoir où il polluera la nappe phréatique, et tous les déchets confondus formeront une marmite toxique pour empoisonner encore davantage la planète, toute cette masse de surconsommation grugeant l’espace naturel encore disponible.

Mais la réponse est dans le collectif. C’est collectivement qu’il faut réagir. C’est en se rassemblant que nous deviendront puissants à faire changer les choses. Car j’ai espoir que tout cela peut changer, drastiquement. Mais une sérieuse mobilisation doit se produire. Et je vais faire tout ce que je peux pour l’encourager. Je ne sais pas encore comment, sous quelle forme, mais je vais mettre l’épaule à la roue, car on ne peut plus demeurer passif face à la destruction et l’absurdité de nos choix collectifs.

J’espère bien fermement que nous poserons un jour un regard épouvanté sur certaines réalités qui nous semblent aujourd’hui banales: ces voitures énergivores, ces maisons énergivores et non respectueuses de l’écologie, ces choix de consommateurs qui détruisent la planète, toutes ces matières organiques compostables que nous envoyons quotidiennement aux ordures et qui deviennent toxiques.

Fragilités du Jour de la Terre

Ce ne devrais pas être une seule journée. Pour moi, c’est tous les jours le Jour de la Terre. On la maltraite tellement, sans aucun respect. Mais elle nous survivra! Elle s’en remettra. Elle s’en remet toujours. Elle a vu des catastrophes naturelles la miner et la transformer depuis bien des millions d’années! Nous ne sommes qu’une autre catastrophe naturelle pour elle. C’est notre propre disparition que nous préparons en traitant la terre si mal.

Pour vous donner un peu de perspective, vous pouvez regarder notre belle planète bleue ici, c’est très joli et bien fait (merci Neave).

Et vous pouvez rigoler un bon coup en regardant ce grand classique (ou découvrez si vous ne connaissez pas)

Mais je garde espoir, même si je semble fataliste. Il faut continuer le combat contre l’ignorance, la désinformation et le capitalisme sans scrupule. Même les politiciens se réveillent. Mais ils n’ont pas tous le courage d’un Obama devant les grandes industries. J’étais très heureuse de lire que Monsieur Obama va de l’avant avec son projet de trains haute-vitesse. Le Québec n’aura pas le choix de le prendre, ce train!

Nécessité écologique

Je suis outrée quand je vois les sacs de poubelle évantrés dans les ruelles de ma ville: ils débordent de contenants de plastiques et de métal recyclables et de déchets organiques compostables. Un jour ces déchets seront reconnus comme des abhérations. On s’en rappellera comme on se rappelle l’époque (pas si lointaine) où les gens fumaient dans les écoles et les autobus, les restaurants et les hôpitaux. Oui, notre monde est d’une destruction absurde.

Guerrilla Gardening

C’est décidé, au printemps je ferai ça. Je suis maintenant une Montréalaise à temps plein, je n’ai plus mon terrain de jeu de banlieue et sa plante-bande fleurie, je sévirai donc en ville. Une voisine est venue nous faire signer une pétition afin de forcer la ville à accepter un projet pour fleurir notre ruelle. Je serai au rendez-vous. Mais moi j’ai envie de ratisser plus large

ps. j’ai même trouvé quelques pistes montréalaises

pps. en attendant le retour des beaux jours, je vais jouer à ce jeu en ligne!

Logique de l’enfance

Vendredi je faisais des courses au supermarché IGA de ma banlieue nord. Des gentilles dames nous offrent des petites bouchées en dégustation, comme chaque semaine. Ces dégustations sont offertes dans des petits contenants individuels en plastique, avec des fourchettes en plastique. Après chaque bouchée, tout le monde met son « déchet » (à peine sali), dans une poubelle prévue à cet effet. À chaque fois, je suis outrée de n’avoir aucune option de recycler ces contenants et ustensiles de plastique. Benjamin me faisait remarquer que ce serait encore mieux de les réutiliser. Logique. Je le signale à la dame au comptoir. Sa réaction à ma suggestion d’avoir des plats lavables « que voulez-vous qu’on fasse, il passe 3000 personnes dans une journée, on pourrait pas laver tout ». Ah non, et pourquoi pas? C’est plus simple d’en disposer pour le mettre dans un dépotoir de Lachenaie qui déborde déjà, et de laisser s’accumuler des millions et des millions de petits déchets inutiles sans se préoccuper du manque d’espace ou de la contamination que provoque ces déchets platiques qui prendront des centaines d’années à se décomposer? Tout ça parce qu’ils ont contenu pendant quelques secondes des aliments qui les ont « sali » (honnêtement, je pense qu’un chiffon pourrait parfois les rendre comme neufs, ce qu’ils sont). Les bras me tombent.

Je signale à la gérante de l’établissement qu’il serait judicieux de recycler ces contenants, à tout le moins. Elle me regarde, hautaine, comme si j’étais une extra-terrestre grano tout droit débarquée de mon vaisseau en terre cuite. J’insiste: « Mais vous recyclez déjà, quand même? ». Elle tique, la bouche sèrrée. « Le papier et le carton, oui ». Sous-texte: donc les supermarchés IGA ne recyclent pas le plastique et les autres matières. Donc les supermarchés IGA ne compostent pas les denrées organiques périmées (J’exagère, voyez-vous, tant qu’à être extra-terrestre). Mais sérieusement, à quand une réglementation pour forcer tout cela? C’est tellement évident, il me semble. Et tellement simple.

Samedi nous nous promenons en vélo dans les rues de Montréal, à la recherche d’un appartement. Le soleil est radieux, la chaleur de l’été nous donne soif. Au coin de la jolie rue Laval et de Duluth, deux charmantes petites filles de 8 ans tiennent un kiosque de vente de limonade. Il y a une file d’assoiffés. Les affaires marchent bien. À chaque limonade vendue, les petites insistent pour que les clients ne partent pas avec le verre de plastique. Tous doivent le déposer dans le bac rempli d’eau prévu à cet effet. « Il faut nous les redonner, car on lave les verre ». Logique, non?