Changements

Pour ceux qui croient à ces notions, je pourrais dire que je nous sommes dans une période astrologiquement très chargée. Tellement de changements dans ma vie, dans nos vies, dans les vies de ceux qui sont près de moi. Changement de travail, d’environnement, départ, retours, nouveaux départs, deuils, transitions, déménagements, fin de projets, accouchements, voyages. La vie tourne à plein, à étourdir ceux qui ne sont pas solidement arrimés au sol. Je dois être forte et légère, savoir canaliser toutes ces forces telluriques qui pourraient m’emporter si je n’y prête pas attention.

C’est maintenant un processus en marche, nous allons consolider nos lieux de vie pour le début de l’automne, et s’établir en ville tous ensemble. Nous devons trouver un appartement pour 5 personnes (pour l’instant!), avec un jardin et une grande pièce commune. Adieu banlieue nord. J’ai tellement voulu quitter cet endroit, car le mode de vie ne correspond pas à ce que je cherche.

Mais maintenant, avec toutes les contradictions dont je suis capable, je considère les jolis côtés que je m’aprête à quitter. Les oiseaux nombreux dans cette région des basses-laurentides, mon parterre de fleurs et mes rocailles remplis de vivaces luxuriantes et heureuses, les grands espaces extérieurs, la rivière à proximité, la maison si lumineuse que nous avons joliement redécorée, la mobilité des enfants dans ces lieux si familiers, leur automonie dans ces lieux, l’espace de la maison, la cuisine à aire ouverte où nous adorons tant cuisiner tous ensemble et partager nos repas. Mais je quitte aussi tout ce qui m’a dérangé si longtemps: le mode de vie des banlieusards, le traffic, la distance qui me sépare de Montréal, le temps de voyagement, la pollution générée par nos déplacement, le coût de l’essence, la distance qui me sépare de mes amis, la maison qui ne correspond plus à nos besoins, le temps à investir pour entretenir deux lieux de vie, le fait de vivre à deux endroits et de se sentir éparpillé, la vie de quartier qui n’est pas celle de Montréal. Je dois accepter de partir, lâcher prise. Et trouver la perle rare d’appartement qui me fera oublier tout ce que je quitte…

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Architectes écolos

J’ai rencontré cette semaine des architectes écolos fort sympatiques. Je connaissais leur travail depuis un bout de temps par leur site. Laurent McComber est un créatif débrouillard. Il fait de l’architechture comme je fais de la vidéo: avec intuition (créativité aussi), débrouillardise (avec les moyens qu’on trouve!) et flexibilité (on fait de tout; je fais de la caméra, du montage et de la réalisation, il fait de la conception et la supervision des chantiers en employant directement les artisans compétents). Je lui parlais de mon rêve fou: fait un loft écologique familial pour des familles qui veulent faire un choix de vie urbain et écologique. Son réalisme pragmatique m’a donné des assises pour savoir si je pouvais réalistement pousser ce projet. Réponse: oui, possible, mais très difficile. Les promoteurs ont ratissé la ville depuis longtemps à l’affut des endroits industriels transformables en lieu de vie. Les très bons endroits sont partis depuis 20 ans, les bons depuis 10, et les potables depuis 5 ans. Il ne reste surtout des lieux contaminés ou inutilisables. Donc une piste possible est de trouver un promoteur déjà engagé dans un projet et qui a des moyens, des antennes et du flair. Et qui est prêt à vraiment écouter les demandes du marché (ça, c’est moi et d’autres familles). Les lofts existent, mais ils sont toujours pensés pour des couples ou des professionnels seuls. Mais saviez-vous, chers promotteurs, que des gens avec des enfants (plus que 2), ça existe, ça aime la ville, ça recycle et ça composte, et ça achète des maisons!

À fleur de peau

Je suis sensible. Je vibre. Le temps frais me rend encore plus sensible, étrangement. Je regarde les rayons de soleil qui font frémir les couleurs de mon orchidée mauve. Je suis comme elle. Je m’incline et je ferme les yeux sous le soleil, toute pleine d’espoir de jours plus chauds. Je suis amoureuse de la chaleur. Je ne sais pas pourquoi je frémis tant. Je laisse monter en moi une gamme si vaste d’émotion, c’est très intéressant à observer. Je suis riche de l’intérieur d’une impressionnante palette vibrante. Pour ouvrir davantage mes antennes créatrices, je me donne le droit de piger à même cette source vivante. Et le catalysateur de ma source émotive est la musique. Mon outil musical est ceci. Last.fm est une merveille pour les amoureux de la musique qui veulent découvrir et se laisser emporter. Aujourd’hui je plane sur le tag « piano ». J’aime le piano, si vous ne saviez pas encore.

Je suis aussi vibrante de bonheur, car aujourd’hui c’est l’anniversaire de l’homme de ma vie. Et de sa grande fille. Ce fut son plus beau cadeau, pour ses 21 ans. La belle a aujourd’hui 15 ans! Merveilleux anniversaire à tous les deux, et aussi à Dominique, dont c’est aussi l’anniversaire aujourd’hui!

Faire son nid

Nous vivons dans deux lieux. J’aimerai tout rassembler dans un seul endroit, histoire de cesser de répandre mon énergie à gauche et à droite. J’ai tout d’abord considéré cette situation de vie comme idéale: le luxe d’avoir le choix, d’avoir une varitété de lieux de vie. Mais cette période est révolue, et je suis trop amoureuse de la ville pour vivre en banlieue. Mais trouver un appartement assez grand pour une famille de 5 personnes, peut-être bientôt six (on l’espère), est-ce que c’est possible? Je sais que oui. J’ai très très hâte de trouver ce nouveau lieu.

Hommage à Ferdinand Borremans

Mon cher Parrain (mon grand-père) nous a quitté il y a un an. Vous aviez peut-être lu les textes sur son départ que j’ai publiés ici-même l’an dernier. Un texte-hommage a été publié dans L’Oeil régional de cette semaine, pour les gens de la région de Beloeil, et pour tout le monde sur le site de l’Oeil régional.

*

La douleur et la tristesse sont maintenant chose du passé. Il ne reste qu’une foule de bons souvenirs. Et une peine douce, sous forme d’ennui. Comme on s’ennuie tant d’un être cher qu’on a pas vu depuis longtemps. J’aimerai tant seulement aller prendre une bière avec lui et parler de tout et de rien. Surtout l’écouter. Qu’il me chante ses chansons en flammand. Et entendre son rire éclater si fort.

Les enfants gourmands

Fin de semaine à Québec en mars dernier

J’ai tant de textes en tête à partager ici, mais depuis des mois, c’est un silence étrange qui demeure sur Vivre la vie. Je tourne en rond. Je voulais raconter la fantastique fin de semaine à Québec avec les enfants fin mars dernier. Pour eux: comme un rêve (dirent-ils). Restaurant cinq étoile au déjeuné, musées de Québec, balades pleine de charme dans la vieille capitable. Pour moi: de très belles rencontres professionnelles, et du ski à son meilleur au Mont-Saint-Anne. Les enfants sont maintenant de vrais pros de la planche, nous pouvons donc faire du ski partout à une vitesse intéressante (lire: assez vite!). Quel plaisir de dévaler les pistes sous le soleil et dans le vent, avec le fleuve à nos pieds, les cinq en slalom sur toute la largeur des pistes à nous seul! Pur délice. Grand grand bonheur pour moi de trouver non seulement un homme pour partager ma passion du grand air et des muscles qui chauffent, mais toute une bande de (presque) ados souriants, enthousisates et pleins d’énergie face à mes idées folles de tout vouloir faire, découvrir, explorer!

Petite famille gourmande

Je voulais raconter ma dernière fin de semaine, où nous avons partagés de bons repas avec les enfants si gourmands. Nous sommes allés savourer des tapas rue Saint-Laurent, à la sala rosa, un endoit que mon homme et moi adorons, que nous avons fait découvrir à nos trois critiques culinaires en herbe. Vendredi soir en ville, si agréable: rires partagés, gourmandises partagées, tranches de vie partagées. Le bonheur. Nous avons remis cela en visitant un restaurant chilien adorable et délicieux samedi midi (La Chilena, rue Saint-Laurent, dans le mile-end). Les enfants se sont régalés de leurs burritos et salsa fraîche, les parents aussi!

Petits et grands bonheurs

L’écriture se rattrappe: du manuscrit à l’écran

Ce matin j’ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m’a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J’ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d’idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d’y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C’est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j’ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J’aime le papier, son odeur, le bruit qu’il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s’est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J’ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C’est que j’écris beaucoup plus lentement à la main qu’avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j’aime écrire à la main. En fait ce que j’adore c’est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l’écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d’autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s’installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s’accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s’emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d’années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d’années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L’abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l’emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d’elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j’ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu’un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j’ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d’amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J’espère qu’elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j’ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J’espère que j’arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.