Mes questions pour le BAPE

Voici les questions que j’ai soumis au BAPE à propos du dossier de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste au Québec:
Vous pouvez aussi envoyer vos questions jusqu’au 21 octobre sur le site du BAPE

1- Qu’est-ce qui garantit que la qualité de l’eau potable des nappes phréatiques et des cours d’eau sera indemne suite à l’exploration et l’exploitation des gazs de schiste?

2- Est-ce que des recherches sont actuellement menées pour découvrir de nouvelles méthodes d’extraire du gaz de schiste sans utiliser de l’eau et des produits chimiques? (par pression atmosphérique variable, par exemple)

3- Est-ce que des scientitifiques se penchent sur des solutions issues de l’Institut du Biomimétisme (Janine Beynus) afin d’extraire les gazs de schiste dans le plus grand respect de l’environnement et des humains?

4- Quelles sont les mesures qui seraient mises en place pour assurer la protection de la qualité de l’air, en sachant que les bassins de décantation laissent s’évaporer librement les produits chimiques utilisés lors de l’extraction?

5- Est-ce possible d’obtenir une protection d’une limitation de distance (ex. minimum 20 km) pour la proximité de puits potentiels avec des maisons, des fermes, des terres agricoles ou des milieux naturels protégés?

6- Est-ce certain que les poches de gaz naturel libéré (méthane) seront contenues dans les conduits construits par l’industrie? Est-ce que des tests ont été effectué pour savoir si le gaz pourrait se libérer de façon incontrôlées à partir du sol vers la surface sans passer par le puit? Des fuites sont-elles possibles, et si oui, quel est le pourcentage de risque?

7- Quelles sont les répercussions de laisser 40% de l’eau et des produits chimiques utilisés pour l’extraction dans le sol? Cette eau stagnante et toxique présente un risque, connaissons-nous les effets potentiels à long terme de cette situation?

8- Est-ce que des études scientifiques nous assurent que la santé publique n’est pas mise en danger par l’exploitation de gaz de schiste? Quels sont les effets sur les taux de cancers, sur les problèmes de peau, sur les problèmes respiratoires, sur les problèmes d’infertilité, sur les céphalées (maux de têtes)? Y a-t-il corrélation établie entre des taux de maladies anormalement élevés et l’exploitation de gaz de schiste?

9- Quels sont les dangers de l’exploration du gaz de schiste à proximité de terres agricoles ou de fermes animales? Est-ce que les récoltes peuvent présenter un risque de contamination? Est-ce que les troupeaux pourraient être affectés? Est-ce que des tests seront faits sur les terres agricoles limitrophes afin d’assurer notre sécurité alimentaire? En cas de problème, qui dédomagera les producteurs agricoles?

Merci de répondre à nos questions avec rigueur et professionnalisme.

Lettre à Scot Makay à propos de gaz de schiste

Lettre à Scot McKay, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement

Bonjour M. McKay,

Je suis résidente de Montréal, et je vous écris car je suis extrêmement inquiète à propos de l’exploitation du gaz de schiste. Je n’ai pas pu être présente au débat organisé hier à propos de cet enjeux par votre parti dans Lotbinière, région touchée. Mais j’aimerais connaître votre position, et la position du Parti Québécois, à ce sujet.

Je suis originaire de Saint-Hilaire, et c’est avec une énorme tristesse et beaucoup de colère que j’ai vu que le gouvernement avait donné son aval pour de telles exploitations sans avoir consulté les populations. Est-ce que le Parti Québécois était au courant?

Est-ce encore possible de demander un moratoire sur de telles exploitations? Pouvons-nous espérer des audiences du BAPE sur le sujet? La population ou même le gouvernement a-t-il un pouvoir face à cette industrie qui a les coudées franches? (Mme Normandeau mange dans leur main).

Je comprends que nous ayons des impératifs économiques et énergétiques face à la fin du pétrole en 2030. Mais il est clairement possible de faire autrement que de perpétuer le vieu modèle d’exploitation défaillant et destructeur de nos précieuses ressources. Je n’ai pas envie que le Québec deviennent le nouvel Alberta, qui nous fait honte sur la scène internationale au chapitre environnemental, comme le mauvais élève ne faisant aucun effort pour transformer son économie vers le développement durable.

L’exploitation du gaz de schiste, tout comme l’uranium d’ailleurs, n’est pas une énergie renouvelable, et n’est clairement pas du développement durable, et aucune retombée économique ne peut remplacer l’eau potable, la sécurité des citoyens, et la qualité de vie de ceux-ci. Quelle est votre position à ce sujet?

‘Une fois le dernier poisson pêché, une fois la dernière rivière empoisonnée, une fois le dernier arbre coupé, est-ce seulement à ce moment qu’on va découvrir que l’argent ne se mange pas?’

Yannick B. Gélinas
une citoyenne très inquiète

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Je vous invite à écrire à Monsieur McKay pour lui faire aussi pars de vos précoccupations.