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Grand Pic




Nous avons eu un très beau visiteur devant chez nous ce matin.

Ce grand pic a commencer à creuser l’érable devant la maison. À vrai dire, il a passé la journée à creuser l’érable, jusqu’à faire un trou très grand (20cm x 30 cm). Il cherchait à casser la croûte (sans jeux de mots), et semblait avoir trouvé l’endroit idéal. Il se régalait des petits insectes trouvés sous l’écorce. Je me demande si il va revenir demain. Malgrés tout l’attroupement des voisins (au moins 30 enfants du quartier, pas du tout silencieux) l’oiseau de tiquait pas, continuant sa besogne sans relâche.

Mais creuse-t-il son nid? Avec mon grand esprit romantique, je laisse voguer mon imagination, et tire des conclusions prophétiques de cette visite surprenante en ville. Cet oiseau annonciateur est peut-être un signe pour nous dire d’achetter cette maison, et d’y faire notre nid!

Le public devant la grande vedette du jour!

Bientôt la nouvelle vie!

Nous sommes heureux et comblés. Les enfants sont comme des petits oiseaux qui font chip-chip-chip avec des sourires dans leurs chansons. Ils sont tout-à-fait prêts pour ce déménagement en ville, dans un joli quartier familial. C’est incroyable de penser qu’il y a un an, ils proclamaient haut et fort leur mécontentement devant nos projets de déménagement urbain « éventuel »: «nous ne voulons pas quitter Bois-des-Filion, oposition totale après cocus familial» (le cocus familial, c’est leur trio). Nous avons été patients, en leur expliquant comment se déroule la vie en ville; ses avantages, ses agréments, ses parcs, ses boutiques chouettes de tous les pays, ses petits restos, ses lieux culturels, son architechture, ses quartiers si divers, les gens qu’on y rencontre, tous les amis qu’on peut s’y faire, la multitude d’activités possibles… Amoureuse de Montréal comme moi, la tâche fut sans douleur, et les arguments très faciles à comprendre (et persuasifs). Le plus gros avantage serait d’y retrouver leur papa plus tôt, car le retour à la maison se fera pour lui en 20 minutes, plutôt qu’une heure trente. Pas négligeable, quand même. Surtout quand on a un papa comme le leur, on a envie de l’avoir plus souvent avec nous…

Quand à nous (les adultes du clan), c’est le dénouement d’un chapître de notre vie, pour en débuter un nouveau. C’est en fait le chapître premier d’un nouvel épisode! Je vous écris depuis mon portable dont j’ai oublié la souris à « l’autre maison » et c’est la dernière fois que ça arrive!
[ J’ai aussi oublié les tomates pour me faire mon dîner dans « l’autre » frigo, et un papier à faxer sur « l’autre » bureau, mes vitamines sur « l’autre comptoir » et mon baume à lèvres dans « l’autre salle de bain » – j’exagère à peine]. Bientôt, tout sera dans un seul lieu; terminé les objets, les papiers, la nourriture « oubliée » à l’autre endroit. Je soupire d’aise. Il y aura une place libérée dans ma tête pour faire autre chose que de la planification domestique de gestion des déplacements des objets, des documents et des personnes. C’est comme l’abolition d’un ministère inutile pour distribuer les ressources plus efficacement.

Quitter

Je regarde les murs de mon appartement. 7 ans. Jamais de ma vie adulte je n’ai habité aussi longtemps un lieu. Mon refuge en 2001, après avoir quitté l’europe du nord où je n’étais pas aussi heureuse que je l’aurai voulu. J’y ai trouvé la paix, en habitant seule pour la première fois de ma vie. J’y ai apprivoisé la solitude, avec un grand souire. C’est devenu mon petit nid, construit à coup de poésie, de musique, de bons soupers cuisinés dans ma cuisine rose vif, puis dégustés sur ma terrasse en compagnie de famille et d’amis, d’amours. C’est dans ce lieu que je me suis trouvée aussi, après des moments plus difficiles traversés dans ma vie personnelle. C’est ici que je me suis réparée. C’est aussi ici que j’ai commencé le Yoga, les chants. Tant de livres lus près de la fenêtre de ma chambre orientale. Tant et tant de projets rêvés, pensés, réalisés, montés, écrits assise à mon grand bureau d’où je vous écris encore, face à cette magnifique porte-fenêtre qui donne sur la rue vivante. Tant de films vus, assise dans ce salon. Toute cette gamme d’émotions traversées: rires, larmes, révoltes, colères, découragements, victoires, joies. C’est ici que j’ai été amoureuse des mauvaises personnes, avant de trouver le bon. C’est ici que j’ai pris des décisions et des engagements envers moi-même. C’est ici que j’ai invité mon Grand amour à nos premiers rendez-vous doux. C’est ici que nous sommes tombés amoureux avec des pétillements dans les yeux. Tant d’heures passées dans ce lieu que je quitte bientôt.

Tout cela a peu d’importance finalement. J’emporte mon feu avec moi, ma joie, mes rêves, et je les construirai ailleurs, dans un nouvel ailleurs, plus grand et plus lumineux. Dans un lieu d’échange, que je partagerai maintenant avec lui et ses trois adorables enfants. Un lieu nous que construirons avec mon grand amour, mon meilleur ami, mon mari. Pour la première fois, j’emménage dans un nouveau lieu avec un partenaire de vie – j’ai habité avec des copains avant, mais ce fut moi qui allait vivre chez eux, ou eux chez moi, j’ai habité la maison de mon homme mais il y était déjà dans son autre vie d’avant -.

Nous avons trouvé le lieu de vie idéal pour nous, après tant de mois de désir de trouver cela. Nous allons maintenant consolider nos deux lieux de vie, mon appartement urbain et sa maison de banlieue, pour habiter un grand appartement en ville. Nous quittons dans plus d’une semaine, mais je suis déjà là-bas. Je n’arrive plus à travailler, pourtant je vais devoir m’y contraindre, moi indisciplinée. Mais je suis dans les boîtes, les téléphones de planification, de changement d’adresse, les détails à régler pour que tout roule.

Comme tout grand changement ne se fait jamais seul, je commence un nouveau travail début septembre. J’ai un bureau à la maison depuis dix ans. En septembre, je partirai travailler tous les matins pour aller « au bureau », travailler avec des collègues en chair et en os. Pour faire un nouveau travail, avec une nouvelle équipe, sur un nouveau projet. Je n’ai jamais fait les choses à moitié. Tant qu’à changer un peu la vie, pourquoi pas la changer beaucoup?

Discipline et détermination

J’aurais aussi pu écrire motivation et focus. Ou acharnement et concentration. Mais le résultat est le même: me concentrer pour travailler au développement d’un nouveau projet pour le web et la télévision qui me tient à coeur. Je dois rassembler mes notes pour faire un texte clair et structuré. Depuis trop longtemps, je n’arrive pas à me contraindre à cet exercice. Pourtant c’est un projet important, motivant, qui m’emballe. Et je dois le faire maintenant pour ne pas manquer le bateau. Car en septembre je commencerai un nouveau travail pour la télévision qui me laissera peu de temps pour l’écriture de nouvelles idées. Donc avec motivation et détermination, je dois me mettre sérieusement au travail. Ce matin j’ai décidé d’un objectif précis, cela devrait m’aider.

Mais, sans vouloir me donner des excuses à moi-même, je comprends mon éparpillement. Après ma quête intensive d’un nouveau logement pour ma tribu, j’ai complètement réussi ma mission. Le bail est signé pour un superbe grand appartement dans un quartier familial très joli, et le tout à prix très abordable (incroyable, mais vrai!). Après une quête de plusieurs semaines (euh… mois), un nombre incalculable de visites, nous sommes parvenu à affirmer de plus en plus clairement nos besoins et nos priorités, ce qui a aidé à trouver notre perle rare. Je suis maintenant comblée. J’ai trouvé la paix (et une grande fébrilité à l’idée de combiner enfin nos deux lieux de vie que nous occupions depuis 3 ans). Je devrais donc pouvoir me concentrer sur l’écriture de projet que j’ai à faire. Et pourtant, non.

Car maintenant nous entrons dans la phase de préparation du déménagement. Faire des boîtes, les changements d’adresse, faire du ménage, donner des trucs à gauche et à droite, préparer la vente de garage, imaginer les nouvelles couleurs, les nouveaux meubles à achetter, réserver le camion de déménagement. Je suis comme une fourmi. Mon esprit est tout à la préparation de ce grand changement dans nos vies. Je manque de focus pour penser à mon projet. Je butine sur le web à chercher le divan idéal, à visiter le site d’IKEA, à chercher le meilleur chemin pour l’école des enfants sur google map. Si mon travail était concret (comme un montage à faire, par exemple), avec une date butoir, j’y arriverai sans problème. Mais me concentrer à écrire un projet, à lui donner naissance sur papier, à le porter à bout de bras, c’est une autre histoire.

Bon, je vous laisse, je vais travailler. Pour vrai. Après publication de ce billet, je déconecte l’Internet. Discipline et détermination.

Lieu de vie: voeux exaucés

Après plusieurs semaines de recherches, après plusieurs dizaine de visites d’appartements aux quatre coins de Montréal, après avoir clarifié tant et tant nos souhaits pour un lieu de vie idéal pour notre smala, nous avons enfin trouvé! Et je suis heureuse que 85% de mes (très nombreux) critères soient atteints. Nous aurons des grands espaces de vie commune, chacun son territoire pour se retirer, un jolie cuisine invitante pour mijoter des bons plats en famille, un nid douillet pour les amoureux que nous sommes, un joli petit bureau baigné de lumière pour voyager dans mon imaginaire, une ruelle pour jouer, une grande salle de bain de carrelage blanc, et un quartier familial et sécuritaire où mes petits ex-banlieusards pourront découvrir la ville en toute quiétude. Des parcs à profusion, des petits marchands chouettes et utiles au coin de la rue, l’autobus pour nous amener tous à destination (école, boulot) en moins de 25 min, sans stress et sans traffic. Je suis une femme comblée…

Maintenant j’ai très hâte de réunir nos deux lieux de vie et de cesser l’éparpillement entre la banlieue et la ville. Je dirai adieu à mon jardin, et mon nouveau balcon (heureusement assez grand) sera très très fleuri…

Changements

Pour ceux qui croient à ces notions, je pourrais dire que je nous sommes dans une période astrologiquement très chargée. Tellement de changements dans ma vie, dans nos vies, dans les vies de ceux qui sont près de moi. Changement de travail, d’environnement, départ, retours, nouveaux départs, deuils, transitions, déménagements, fin de projets, accouchements, voyages. La vie tourne à plein, à étourdir ceux qui ne sont pas solidement arrimés au sol. Je dois être forte et légère, savoir canaliser toutes ces forces telluriques qui pourraient m’emporter si je n’y prête pas attention.

C’est maintenant un processus en marche, nous allons consolider nos lieux de vie pour le début de l’automne, et s’établir en ville tous ensemble. Nous devons trouver un appartement pour 5 personnes (pour l’instant!), avec un jardin et une grande pièce commune. Adieu banlieue nord. J’ai tellement voulu quitter cet endroit, car le mode de vie ne correspond pas à ce que je cherche.

Mais maintenant, avec toutes les contradictions dont je suis capable, je considère les jolis côtés que je m’aprête à quitter. Les oiseaux nombreux dans cette région des basses-laurentides, mon parterre de fleurs et mes rocailles remplis de vivaces luxuriantes et heureuses, les grands espaces extérieurs, la rivière à proximité, la maison si lumineuse que nous avons joliement redécorée, la mobilité des enfants dans ces lieux si familiers, leur automonie dans ces lieux, l’espace de la maison, la cuisine à aire ouverte où nous adorons tant cuisiner tous ensemble et partager nos repas. Mais je quitte aussi tout ce qui m’a dérangé si longtemps: le mode de vie des banlieusards, le traffic, la distance qui me sépare de Montréal, le temps de voyagement, la pollution générée par nos déplacement, le coût de l’essence, la distance qui me sépare de mes amis, la maison qui ne correspond plus à nos besoins, le temps à investir pour entretenir deux lieux de vie, le fait de vivre à deux endroits et de se sentir éparpillé, la vie de quartier qui n’est pas celle de Montréal. Je dois accepter de partir, lâcher prise. Et trouver la perle rare d’appartement qui me fera oublier tout ce que je quitte…

Architectes écolos

J’ai rencontré cette semaine des architectes écolos fort sympatiques. Je connaissais leur travail depuis un bout de temps par leur site. Laurent McComber est un créatif débrouillard. Il fait de l’architechture comme je fais de la vidéo: avec intuition (créativité aussi), débrouillardise (avec les moyens qu’on trouve!) et flexibilité (on fait de tout; je fais de la caméra, du montage et de la réalisation, il fait de la conception et la supervision des chantiers en employant directement les artisans compétents). Je lui parlais de mon rêve fou: fait un loft écologique familial pour des familles qui veulent faire un choix de vie urbain et écologique. Son réalisme pragmatique m’a donné des assises pour savoir si je pouvais réalistement pousser ce projet. Réponse: oui, possible, mais très difficile. Les promoteurs ont ratissé la ville depuis longtemps à l’affut des endroits industriels transformables en lieu de vie. Les très bons endroits sont partis depuis 20 ans, les bons depuis 10, et les potables depuis 5 ans. Il ne reste surtout des lieux contaminés ou inutilisables. Donc une piste possible est de trouver un promoteur déjà engagé dans un projet et qui a des moyens, des antennes et du flair. Et qui est prêt à vraiment écouter les demandes du marché (ça, c’est moi et d’autres familles). Les lofts existent, mais ils sont toujours pensés pour des couples ou des professionnels seuls. Mais saviez-vous, chers promotteurs, que des gens avec des enfants (plus que 2), ça existe, ça aime la ville, ça recycle et ça composte, et ça achète des maisons!

Maisons écologiques: emplacement idéal

Nous cherchons le lieu idéal de vie pour une famille avec des ados, et des parents qui travaillent à la maison. Pour moi, c’est très clair: je veux vivre en ville. Mais je suis encore en questionnement à propos de l’emplacement d’un logement écologique de rêve. Mais le prix des maisons est tellement plus élevé en ville qu’à la campagne… En fait, la principale différence est l’espace et la qualité des logements. Car en campagne, c’est possible de repartir en neuf. Tandis que la ville, c’est synonyme de rénovations. Et les rénovations, écologiques ou pas, c’est dispendieux.

Mon projet de rêve? C’est de mettre en place des lofts écologiques familiaux. Les lofts sont des espaces de vie aérés, remodellés pour les besoins de leurs occupants. Faire l’acquisition d’un espace ouvert nous laisse le champs libre pour construire les divisions des pièces à notre guise, et de garder un espace ouvert commun, avec une belle fenestration. Mais le problème est le lieu où se situe des lofts, en milieu industriel. Avec des enfants, ce n’est pas l’idéal. Et les corridors sont souvents glauques…

Mais si je trouvais des gens prêts à investir (à s’investir) dans un logement écologique de leurs rêves… avec un toît vert, et un système commun de compostage, et une chute pour le recyclage. Il serait possible de faire une coopérative, ou même des condos, sur ce principe. Mes idées de grandeur semblent bien irréalisables, parfois. Et pourtant, je ne peux abandonner cette belle idée si simplement. J’en rêve… jusqu’à l’obsession!

Les lofts ne sont pas un lieu de vie unique aux artistes, aux jeunes entrepreneurs, au jeunes couples urbains. Ils peuvent satisfaire un mode de vie familial. Tout dépends de leur aménagement. Il me semble que c’est possible, non?

Maison de rêve

Elle sera écologique, économique et jolie. Elle sera urbaine et moderne. En fait ce sera un espace, industriel peut-être. Avec des aires de vies aérées, des grandes fenêtres vue sur le sud-ouest, et des chambres pour chacun. Et un grand bureau baigné de lumière dans un coin isolé, une cuisine centrale et une salle à dîner à aire ouverte attenant à la cuisine. Un atelier, pour bricoler. Un jardin, sur le toît ou dans la cour. La rue sera calme. Le quartier sera accueillant, vivant, avec des parcs pas trop loin pour les enfants.

Il faut dire ce que l’on veut dans la vie. C’est comme ça qu’on trouve.

Vision claire: habitation idéale

Enfin! Ma vision se précise. À force de questionnements sur le lieu de vie idéal, j’ai trouvé ma réponse. C’est en ville que je veux vivre. La vie en ville peut véritablement m’offrir le mode de vie que j’aime: ne pas prendre ma voiture pour les déplacements, esprit de village, quartier vivant, rapports chaleureux avec les commercants et les voisins. Je vis en ville et en banlieue en même temps depuis plus de deux ans: mon choix est maintenant fait – avant cela j’ai testé la banlieue pendant 17 ans pour y avoir poussé, et la ville pendant presque aussi longtemps comme jeune adulte -. J’ai toujours préféré la ville. Mon besoin de grand air et de campagne sera satisfait lors d’escapades en forêt, et les parcs et espaces verts de Montréal peuvent m’offrir satisfaction aussi. Dans l’idéal, très possible, je trouve un lieu qui possède une grande cours, avec un arbre dessus. Va pour l’endroit. Montréal. Le quartier maintenant… reste à trouver LE lieu.

Et maintenant, on loue? On achète? Pour avoir retourné la question dans tous les sens, il est tout à fait logique de devenir propriétaire. Surtout que mes projets se précisent. J’ai eu la révélation évidente de ce que je veux, vision partagée par mon homme. Claire comme de l’eau de roche. Un grand projet, très fou. J’hésite un peu à vous le livrer ici… comme si ce rêve très grand était impudique. C’est le fruit d’une grande réflexion, et de beaucoup de questions posées autour de moi, à des propriétaires de maison. Une vision qui est aussi le fruit de recherches sur l’habitation écologique et la préservation du patrimoine montréalais. Et la réponse me semble évidente, mûrie. Et je suis complètement emballée, embrasée, par ce projet. Je suis calme aussi, comme une forte certitude d’avoir trouvée ma voie. Le chemin sera long, difficile, mais terriblement excitant. Je suis prête.