Architectes écolos

J’ai rencontré cette semaine des architectes écolos fort sympatiques. Je connaissais leur travail depuis un bout de temps par leur site. Laurent McComber est un créatif débrouillard. Il fait de l’architechture comme je fais de la vidéo: avec intuition (créativité aussi), débrouillardise (avec les moyens qu’on trouve!) et flexibilité (on fait de tout; je fais de la caméra, du montage et de la réalisation, il fait de la conception et la supervision des chantiers en employant directement les artisans compétents). Je lui parlais de mon rêve fou: fait un loft écologique familial pour des familles qui veulent faire un choix de vie urbain et écologique. Son réalisme pragmatique m’a donné des assises pour savoir si je pouvais réalistement pousser ce projet. Réponse: oui, possible, mais très difficile. Les promoteurs ont ratissé la ville depuis longtemps à l’affut des endroits industriels transformables en lieu de vie. Les très bons endroits sont partis depuis 20 ans, les bons depuis 10, et les potables depuis 5 ans. Il ne reste surtout des lieux contaminés ou inutilisables. Donc une piste possible est de trouver un promoteur déjà engagé dans un projet et qui a des moyens, des antennes et du flair. Et qui est prêt à vraiment écouter les demandes du marché (ça, c’est moi et d’autres familles). Les lofts existent, mais ils sont toujours pensés pour des couples ou des professionnels seuls. Mais saviez-vous, chers promotteurs, que des gens avec des enfants (plus que 2), ça existe, ça aime la ville, ça recycle et ça composte, et ça achète des maisons!

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Maisons écologiques: emplacement idéal

Nous cherchons le lieu idéal de vie pour une famille avec des ados, et des parents qui travaillent à la maison. Pour moi, c’est très clair: je veux vivre en ville. Mais je suis encore en questionnement à propos de l’emplacement d’un logement écologique de rêve. Mais le prix des maisons est tellement plus élevé en ville qu’à la campagne… En fait, la principale différence est l’espace et la qualité des logements. Car en campagne, c’est possible de repartir en neuf. Tandis que la ville, c’est synonyme de rénovations. Et les rénovations, écologiques ou pas, c’est dispendieux.

Mon projet de rêve? C’est de mettre en place des lofts écologiques familiaux. Les lofts sont des espaces de vie aérés, remodellés pour les besoins de leurs occupants. Faire l’acquisition d’un espace ouvert nous laisse le champs libre pour construire les divisions des pièces à notre guise, et de garder un espace ouvert commun, avec une belle fenestration. Mais le problème est le lieu où se situe des lofts, en milieu industriel. Avec des enfants, ce n’est pas l’idéal. Et les corridors sont souvents glauques…

Mais si je trouvais des gens prêts à investir (à s’investir) dans un logement écologique de leurs rêves… avec un toît vert, et un système commun de compostage, et une chute pour le recyclage. Il serait possible de faire une coopérative, ou même des condos, sur ce principe. Mes idées de grandeur semblent bien irréalisables, parfois. Et pourtant, je ne peux abandonner cette belle idée si simplement. J’en rêve… jusqu’à l’obsession!

Les lofts ne sont pas un lieu de vie unique aux artistes, aux jeunes entrepreneurs, au jeunes couples urbains. Ils peuvent satisfaire un mode de vie familial. Tout dépends de leur aménagement. Il me semble que c’est possible, non?

Maison de rêve

Elle sera écologique, économique et jolie. Elle sera urbaine et moderne. En fait ce sera un espace, industriel peut-être. Avec des aires de vies aérées, des grandes fenêtres vue sur le sud-ouest, et des chambres pour chacun. Et un grand bureau baigné de lumière dans un coin isolé, une cuisine centrale et une salle à dîner à aire ouverte attenant à la cuisine. Un atelier, pour bricoler. Un jardin, sur le toît ou dans la cour. La rue sera calme. Le quartier sera accueillant, vivant, avec des parcs pas trop loin pour les enfants.

Il faut dire ce que l’on veut dans la vie. C’est comme ça qu’on trouve.

Vision claire: habitation idéale

Enfin! Ma vision se précise. À force de questionnements sur le lieu de vie idéal, j’ai trouvé ma réponse. C’est en ville que je veux vivre. La vie en ville peut véritablement m’offrir le mode de vie que j’aime: ne pas prendre ma voiture pour les déplacements, esprit de village, quartier vivant, rapports chaleureux avec les commercants et les voisins. Je vis en ville et en banlieue en même temps depuis plus de deux ans: mon choix est maintenant fait – avant cela j’ai testé la banlieue pendant 17 ans pour y avoir poussé, et la ville pendant presque aussi longtemps comme jeune adulte -. J’ai toujours préféré la ville. Mon besoin de grand air et de campagne sera satisfait lors d’escapades en forêt, et les parcs et espaces verts de Montréal peuvent m’offrir satisfaction aussi. Dans l’idéal, très possible, je trouve un lieu qui possède une grande cours, avec un arbre dessus. Va pour l’endroit. Montréal. Le quartier maintenant… reste à trouver LE lieu.

Et maintenant, on loue? On achète? Pour avoir retourné la question dans tous les sens, il est tout à fait logique de devenir propriétaire. Surtout que mes projets se précisent. J’ai eu la révélation évidente de ce que je veux, vision partagée par mon homme. Claire comme de l’eau de roche. Un grand projet, très fou. J’hésite un peu à vous le livrer ici… comme si ce rêve très grand était impudique. C’est le fruit d’une grande réflexion, et de beaucoup de questions posées autour de moi, à des propriétaires de maison. Une vision qui est aussi le fruit de recherches sur l’habitation écologique et la préservation du patrimoine montréalais. Et la réponse me semble évidente, mûrie. Et je suis complètement emballée, embrasée, par ce projet. Je suis calme aussi, comme une forte certitude d’avoir trouvée ma voie. Le chemin sera long, difficile, mais terriblement excitant. Je suis prête.