Planification d’un marigage champêtre

Jour heureux…

Le banquet

Un lectrice me demandait où nous nous étions mariés en juin dernier. Elle cherche un tel lieu pour son mariage. C’est un lieu privé que nous avons loué à un particulier à Très-Saint-Rédempteur, près de Rigaud. C’était chez un ami d’une amie. C’est une grange aménagée par son propriétaire pour faire des fêtes privées. C’était la première fois qu’un mariage s’y déroulait. Et j’ai tout organisé, en engageant une coordonnatrice pour la journée même, afin de n’avoir à penser à rien d’autre que mon bon plaisir ce jour là! Tout a fonctionné comme sur des roulettes, mais ce fut beaucoup beaucoup de boulot et d’organisation pour m’y rendre! Mais aussi beaucoup de plaisir à tout planifier pour cette journée magnifique. Des mois de planification… Nous voulions faire tout simplement… mais c’est beaucoup de travail pour réussir à simplifier.

Si c’était à refaire? Je le ferai presque de la même façon… à quelques détails près. En fait j’aurai bien aimé une solution « à la bonne franquette » de type « pot luck » où chacun apporte un plat. Mais nous avons opté pour un méchoui, déliceux. Plusieurs personnes m’ont déconseillé de faire une fête « chacun apporte un plat ». On craignait la désorganisation. Mais je pense que c’est faisable. Et nous avons aussi choisi d’avoir des tables et des convives assis, ce qui est plus classique (et plus de travail et d’argent!). Mais j’aurai bien aimé l’option avec des chaises partout, des nappes, un genre de pic-nique géant, moins structuré. Cela nous aurais permis d’inviter plus de monde à la fois. Nous avons choisi d’inviter la famille immédiate et les amis d’abord, pour la cérémonie et le repas, et ensuite la grande famille et d’autres amis pour le dessert. J’aurais bien aimé que tous soient là pour la cérémonie… mais nous manquions de place dans la grange au moment de la cérémonie.

Mais la fête fut un grand succès, mémorable!

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Le plus beau mariage du monde

Je souhaite à tous de dire cela de leur mariage. Nous avions la température avec nous, le lieu magique et champêtre et l’amour des nôtres tout autour. J’avais travaillé fort pour que tout soit parfait, et le résultat était là. Comment vous rendre la beauté de cette fin de semaine magique? Vous pourriez commencer par regarder ces photos ou par lire Joss ou Jef. Je dois aussi commencer par remercier tous ceux qui nous ont aidé pour rendre ce moment mémorable: mes parents, mes beaux-parents, sans qui tout ceci n’aurait pas été possible, mais aussi ma tante Lou, véritable deuxième maman pour moi, mes chères cousines de Belgique qui sont si généreuses. L’ami Alain venu nous prêté main forte, l’oncle Bill, si pragmatique et efficace, les enfants, fidèles collaborateurs, Raphie en demoiselle d’honneur, et tous les autres dans tant de petits gestes et d’attentions essentielles à tous les détails d’une fête de cette ampleur. Nous avions nos familles, nos amis: nos grands amours. Nous avions une équipe parfaite et efficace, heureuse et motivée. Nos hôtes Benoit et Brigitte, et ma chère Renée, bien fidèle à son poste de coordonnatrice.

Le rêve. J’avais mal aux joues à force de sourire. La cérémonie fut sublime, simple, sincère. Une communion émouvante avec les éléments et les gens que nous aimons. Et une connexion électrique entre nous: Dziit! Je vais donc commencer par vous raconter en détail cette fabuleuse cérémonie, si originale et personnelle. Nous avons eu beaucoup de compliments sur le mariage, son caractère unique et authentique. Mais je crois que c’est la cérémonie qui a marqué les gens. Nous vivons dans un monde où il faut apprivoiser de nouveaux rituels qui nous ressemblent et qui sont signifiants. C’est ce que nous avons tenté de faire, et je le crois humblement, réussis.

photo: Iann Saint-Denis

Notre ami Rémy nous a unis, avec délicatesse et amour. Avec un sens particulier du sacré, du rituel, du respect. Il a complètement compris qui nous sommes, et il a totalement respecté nos croyances, nos volontés pour faire de ce rituel d’union autour des quatre éléments. Merci bien bas à ce cher Rémy pour cette célébration, et merci à Eza qui m’avait conseillée de faire appel à lui.

Tous le monde attendait dans la grange décorée et fleurie, tout en blanc et rouge. Le sari orangé et la toile améridienne accrochée à l’arrière de la scène venaient faire une touche éclatante sur le vieu bois de la grange. Karen Saint-Laurent à la guitare, chantant. Je suis entrée dans la grange par la porte arrière, aux bras de mes parents, suivie par ma belle Raphaëlle, en chantant le mantra de l’époux divin. J’ai réellement chanté le sat pateem dehi pendant une année avant de rencontrer Sylvain.

Sylvain s’est avancé vers moi, ses yeux vrillés aux miens jusqu’au coeur. L’émotion des gens présents était belle et calmante. Nous étions dans un nid d’amour pour se faire des promesses sincères pour sceller notre union, notre complicité si forte. Nous avons lu des textes tirés de nos blogues, témoins de nos premières promesses d’amour. Nous aimons l’écriture, elle ouvrait le bal.

Yannick, premier texte
Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l’esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l’incroyable puissance d’une réciprocité sidérante. Cet amour là est serein de force vivre. Je touche ici l’amour des racines, la qualité d’un amour qui lave toutes les blessures d’avant, qui s’ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. J’ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Je crois que c’est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l’autre, de toute cette complétude dans l’autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons l’amour fou, nous avons l’amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C’est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

Sylvain premier texte
Elle, ma muse fière. Elle, brasier fantasmagorique. Elle, invoque l’idéaliste et le pragmatique. Elle, sait provoquer le romantique et rétorquer au cynique. Relation de l’entière. Totale flambée allégorique. Pourtant, dans nos aucunes demi-mesures dogmatiques, dans nos réflexions de toujours et de tout, sans rien d’inique… Nous n’avons jamais été si fébriles que si calmes. Nous pouvons bâtir des éternités, des promesses, des cathédrales. Nous avons, d’emblée, pérennité, sagesse, feu viscéral. De l’immensité, notre petitesse relative, n’empêche point joie superlative. Équilibre. Paix. Sans compromis. Harmonie. Être tant par l’autre, être temps de l’autre. Inventer. Créer. Rêver. Esprit. Ainsi apôtres. Du mieux, du possible, de la cérémonie. Dziitt. Choc électrique. Synchronicité. Intensité. I was made for loving you. You were made for loving me. Tu m’as appris à faire rimer amour avec tout le temps, baby. Simplicité. Improvisé. Ou planifié. Sérénité. Immensité.

Yannick, second texte
Fondue à son sourire sa force sa fougue ses joies ses tristesses/ je me déploie fière et fragile/ je me conjugue encore à ses temps / prête à suivre son tempo comme il se rime au mien / comme il brave mes houles et mes mines sombres / comme il dompte mes angoisses / comme nous rimons nos rires dans tous les dédales des soubresauts de la vie / chemin ardu difficile parfois / aride et rocailleux / pavées d’épreuves qui la rendent si précieuse / là où on s’accroche à deux solidement / pour rendre toute cette vie poncée fragile par nos douceurs quotidiennes / multipliés d’amour / vibrer en grande écoute et en parlure entière / Oui nous sommes chanceux de reconnaître toute cette beauté / oui nous sommes choyés de nous être trouvés / oui je suis comblée de l’avoir fait entrer dans ma vie par tous mes pores mon âme mes rêves mes désirs mes espoirs

Sylvain, second texte
Tu as même été celle, qui par ta poésie à toi, planète rebelle, a su mordre ma peau doucement, fait fougue de rythmes de peau salée. Dérive à tes rivages, facile, jeux et mots et plaisir salacés. Je t’admire, te regarde, te dévore, t’adore, vraiment, Cybèle. J’ai souvenir de nos débuts, d’hiers qui me semblent si loin, ayant eu avec toi tant et tant en temps rempli d’autant rejoints. Je me promenais, sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, guitares punk dans mes oreilles, cheveux longs et manteau de cuir noir, j’avais envie de dire bonjour à n’importe qui, ce fût toi, mon espoir, t’étais pas n’importe qui, tout de suite je t’ai reconnue. Depuis lors, depuis l’or, cueilli à tes mots et tes sourires, depuis le bleu d’océan ou de ciel de campagne de tes yeux où j’ai plongé, depuis souvenirs partagés de béru, de brel, the cure, de starmania, j’ai songé, que c’est d’éternité passée que je t’aime, j’ai dû jadis en mourir. (…) J’ai 1000 vérités romantiques que j’ai commencé à te déclarer. Déjà quelques-unes de dites, il me semble, faut te préparer, je sais, je sais, je t’ai déjà déclaré même notre épitaphe, faut le faire, quand même, mais je n’ai pas pu m’empêcher ce paraphe… Ici reposent en paix, encore, comme toujours, comme leurs jours, Jude Sylvain Carle et Yannick B. Gélinas Si vous écoutez attentivement, vous pourrez entendre un bruissement, des rires la complicité pure de leurs chuchotements.

RÉMY:
L’air, c’est un des symboles de l’âme qui s’élève, de la prière qui monte vers Dieu, comme l’encens qui danse dans les courants d’air, mais qui monte et qui monte toujours. C’est un appel à la pureté. On ne peut pas survivre longtemps dans un air vicié. Tout comme un couple doit aussi prendre le temps de s’aérer de temps à autre, de se purifier. C’est ce qu’on va vivre maintenant ensemble. Karen va guider un chant pour accompagner la purification. Vous êtes invités à vous joindre au chant, c’est assez facile vous verrez. Shima est un mantra améridien (hopi) qui veut dire amour.

Puis Rocio, mon amie et prof de Yoga, nous a purifié à la sauge et au foin d’odeur, à l’aide d’une plume de faucon. Ce rituel ancien fait partie de la pratique spirituelle de plusieurs cultures. Les herbes nous ont enveloppées, tous nos sens purifiés, le coeur et l’esprit aussi. Nous allions pouvoir nous offrir l’un à l’autre purifiés, frais, neufs. Tout le monde a chanté avec nous, guidés par Karen. Moment parfait, uni, heureux. J’aurais voulu qu’il dure, temps suspendu dans un sourire aux yeux brillants et intenses.

Nos témoins, ma grande amie Eza, et cousin Jeff nous ont lu des mots touchants, plein d’amitié et d’amour. Eza m’a tiré quelques larmes, et j’ai été très touchée par les mots de mon nouveau cousin officiel. Rémy avait demandé à nos témoins de dire ce qu’il y avait de changé en moi depuis Sylvain. Sa réponse m’a surprise et m’a fait du bien. Eza a dit: « Ce qui a changé chez Yannick? Rien, et c’est pour cela que c’est parfait comme ça ». Wow, très exact chère amie. Sylvain a ensuite lu un passage de la bible, le psaume 23. Approprié et simple.

L’EAU – Les enfants nous ont ensuite bénis, chacun leur tour. Karen nous enveloppait alors d’un très beau mantra om asatomasat gamaya, qui évoque la guidance divine dans le cheminement spirituel.
Raphaëlle (Raphaëlle se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le front de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ta tête. Tes souvenirs, ton intelligence, ton imagination et tes pensées. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de l’épanouissement de votre couple.

Jacob (Jacob se trempe les mains dans l’eau et les dépose sur le cœur de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce qui se passe dans ton cœur. Tes passions, tes joies et aussi tes tristesses. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service du bonheur de votre couple.

Benjamin (Benjamin se trempe les mains dans l’eau – et fait rire tout le monde en éclaboussant tout à la ronde- et les dépose sur les mains de Yannick)
Yannick, je demande à Dieu de visiter tout ce que tu fais avec tes mains. Je lui demande de les bénir pour que tu puisses les mettre au service de votre couple.

Et les enfants ont fait de même à chaque fois pour leur père. Ce moment touchant était un temps fort de cette cérémonie. Avoir l’assentiment, et même la bénédiction, des enfants de mon amour, cela représentait beaucoup, avec toute la force, l’authenticité et la sincérité de l’enfance pour encrage. J’ai chanté avec Karen et sa guitare. Om asatomasat gamaya Tamasoma yotir gamaya mytorma sat gamaya

Après que Rémy nous parle de nos engagements légaux, nous avons échangé nos voeux, et nos alliances.

Sylvain, je te jure fidélité et repect. Je m’engage à t’aimer, t’épauler, t’accompagner à travers joies et peines, dans la transparence et l’intégrité. Je m’engage à toujours garder notre amour vivant.

photo: Jef

Ensuite j’ai eu encore mal aux joues à force de sourire. Le soleil éclatant, les embrassades, les photos. Tout l’amour du monde concentré en un seul endroit. Le lien physique d’être uni à ma moitié, mais aussi d’être totalement complète toute seule, forte, en parrallèle avec lui.

Nous avions un grand banquet à dévorer, et tous ces amis, ses proches, avec qui partager. Le plus beau cadeau fut pour nous de voir tous ces gens réunis, tous ces mariages entre des âmes riches, pleines d’amour et d’humour, ces épicuriens heureux dans une fête magique. Bruno me dit: « partout où on regarde, c’est beau, c’est un film à chaque coup d’oeil ». He he. Parfait, je vous dit.

J’était heureuse, comblée, et le stress pouvait retomber enfin. Car se serait mentir que vous dire que je n’étais pas stressée. Je ne crois pas avoir atteint un tel niveau de stress dans ma vie. Une fébrilité qui m’a coupé l’appétit une grosse semaine avant le 23 juin. Mais j’ai quand même pu profiter de la fête, savourer ces petits moments de beauté. Je n’ai pas eu de grande conversation ou de moment de grande relaxation pendant de mariage. J’ai butiné comme une abeille, j’ai pris tous ceux que j’aime dans mes bras, je leur ai donné mon sourire, mon bonheur, mon coeur vibrant. J’ai gouté au méchoui, savoureux. Je n’ai pas vraiment « mangé », mon estomac n’étant plus habitué à la nourriture. Cela m’a pris quelques jours pour réellement retrouver mon appétit. Un grand sacrifice pour une gourmande telle que moi!

Après une séance de photo bucolique dans les champs au coucher de soleil avec ma grande amie Annie-France (les photos pour bientôt), nous attendions davantage d’invités. J’aurais tellement voulu qu’ils soient tous là au moment de notre union, mais nous avions fait des choix pratiques pour des raisons de logistique. Je sais qu’il ne faut rien regretter, je l’ai même promis à Sylvain de ne plus le faire, mais j’aurais quand même souhaiter avoir tous ces gens que j’aime auprès de moi plus tôt, au moment de l’échange de nos voeux. Mais ils étaient bien là quand même, et j’espère qu’ils se sont bien senti partie de la fête, car ils l’étaient! Nous avons levé notre verre de mousseux rose avec grande joie devant le soleil qui se couchait si lontemps en cette période de l’année. Puis nous avons coupé le charmant et délicieux gâteau concocté par Annie-France et sa gentille belle-maman. Moment de sourire, de rires, de partage, encore.

Puis la musique a débuté. Nous étions enveloppés par le violon et l’accordéon des frères Loranger pendant le repas et après, mais je mentirais de dire que j’en ai bien profité, car je flottais sur un nuage où je n’entendais leur musique que de loin. Je suis heureuse car je sais bien que nos invités en ont bien profité. Je me souviens avoir chanté j’ai rencontré l’homme de ma vie avec un groupe de femme, ma grand-maman et la souriante Françoise en tête, à un moment donné. De voir tous ces sourires, ces nouvelles complicités partagées, ces nouvelles amitiés se former et ses vieilles amitiés se retrouver, s’était touchant. Du grand art. Du souvenir mémorable à se mettre sous la dent pour des siècles à venir.

Après le vin d’honneur et le dessert, nous avons lu encore un texte au bord du FEU de joie. C’est un texte tiré de mon plus récent recueil de poésie L’emportement. Rémy l’avait réaménagé pour l’occasion, histoire que Sylvain et moi on se donne la réplique.

Yannick J’arrive en gare. J’ai roulé longtemps avant d’atteindre le bout de l’île. Suffisamment pour que j’oublie tout le reste. Je suis neuve, lavée. Je ne porte aucune amertume, aucun regret de ne pas être descendue aux stations précédentes.

Sylvain Le train est à l’heure à la station. Bien ponctuel, tout le contraire de moi, tout le contraire de toi. Le ciel bleu de novembre est pur et haut, les feuilles jaunes encore humides, toutes pleines d’espoir. Les portes ouvertes attendent, m’attendent. Chair de poule. Intuition. Intuition que je suis à un tournant de vie.

Yannick Tu arrives alors que le train se remet en marche, les portes se referment et la chaleur s’installe. Ta démarche est solide, ton sourire éloquent. Nous nous connaissons sans nous connaître. Tu t’assois près de moi, après mon hochement de tête poli et invitant à te poser là, tout près. Ton regard est perçant. Des billes noisettes d’une profondeur peu commune, d’une intelligence vive, où je décèle aussi l’amour pour les choses du sexe.

Sylvain Le roulement du train nous berce. Le train réveille toujours en moi des siècles de désirs endormis. Et toi, tu es là, tout près, exactement au bon moment pour cueillir tout cela, pour te joindre à moi. Le timing est parfait, la place était libre, tu étais seule. Je sais que tu captes mon odeur. Je t’enivre déjà, je le sens. Je sens l’odeur de tes cheveux invitants. Je veux y mettre la mais, caresser ta chevelure, puis la saisir pour basculer ta tête par derrière et plonger mon regard profondément dans le tien. Puis, te mordre au cou. Mais j’attends.

Yannick Tu portes un manteau de cuir noir qui te donne un air rebelle. J’aime. Ta joue ronde, prête à être croquée. Tu me lances déjà le sourire définitif. Mâle. Franc. Direct. Tu te penches vers moi, tu m’embrasses, une nuit, un siècle, une éternité. Ce baiser est venu me prendre, au complet. Je me suis offerte, ouvrant tous les pans de ma vie, complètement, comme jamais. J’étais là et je t’attendais, sans le savoir. Ma vie était toute prête pour toit.

Sylvain Le paysage défile, nous sommes le paysage. Nous descendons à la prochaine gare, promptement, dans la hâte de tout nous dire, de faire l’amour la nuit entière et les suivantes dans cet hôtel beige tout près de la gare. Nous faisons l’amour comme jamais et pour toujours.

Yannick Nous prendrons le train encore souvent. Je t’ai trouvé, nous avons le temps, la vie entière, pour sillonner le monde de station en station, de ville en ville, sur un air de liberté.

Ensuite on a chanté et fait une ronde autours du feu, j’en ai déchiré ma crinoline noire! Nous avons invité les gens à nous suivre sur la piste de danse où on a dansé notre petit numéro des Champs élysées, mixé par mon tendre époux en deux temps entre la version originale de Jo Dassin et la version punk de No Effects. Essouflant. Vous avez déjà essayé detrasheren robe de mariée, vous? Pour nos parents, suivant ensuite L’été indien, toujours de Jo. J’ai dansé avec mon père, mon beau-père. Sylvain a fait valser sa mère et la mienne. On ne refait pas ses classiques! Puis tout a débuté en folie avec ma demande spéciale d’Alexandrie Alexandra, un vrai beau délire chorégraphié partagé avec ma cousine Espé, venue directement de Belgique pour rire avec nous! Ensuite, Joss a enflammé la piste que je n’ai plus quittée. Je me suis donnée à fond, particulièrement sur Engagement de Charlebois. J’avais tant de demandes spéciales que je vais devoir refaire un autre party du siècle pour toutes les danser!

Nous avons terminé la soirée avec une poignée de valeureux, et surtout avec Maud, Alain et sa guétare! Un vrai beau cadeau de noces! Nous avons chanté jusqu’à tard dans la nuit: tous mes grands classiques et mes chansons préférées. Charlebois, Harmonium, Forestier, Diane Dufresne, Beau Dommage, Boris Vian et j’en passe! Nous sommes partis alors que le groupe d’irréductible entammait du Desjardins. Il fallait que je sois complètement épuisée pour quitter à ce moment-là!

Nous avions une suite dans un joli B&B tenu par des gens sympathiques. J’y étais le matin même pour finir de me préparer dans la suite de mes parents. En rentrant dans la nuit, nous avons pris un grand bain de bulles, satisfaits et heureux. Nous nous sommes écroulés de sommeil, puis au matin le soleil rouge m’a tiré de mon sommeil. Et puis les aibeilles butinent sur les fleurs sauvages les oiseaux cui cui la vapeur du petit train tchou tchou (oui ceci est de la censure, ma famille me lit, après tout!). Et c’était très beau.

Le dimanche nous sommes revenus à la fête champêtre pour un déjeuné sur l’herbe en compagnie d’une trentaine de personnes. Nous avons planté un ARBRE avec nos parents, un érable de l’amour. Pour nos racines. Le cycle des quatre éléments de notre union était complet. L’air avec la purification à la sauge, l’eau avec la bénédiction des enfants, le feu avec la passion de notre amour et nos mots, la terre avec les racines de nos parents.

Ensuite, j’ai goûté la piscine, relaxé un peu. J’ai aussi commencé la plus foudroyante de toutes les gastros de ma vie! J’étais malaaaaade! Et c’est pas l’alcool qui est en cause, je vous le jure! Je me suis balladée avec mon virus pour tout le trajet vers les Îles de la Madeleine! Je vous garde le récit des Vacances au pays des plages longues pour un autre billet…

Ah oui, et aussi nous sommes officiellemnet le PREMIER COUPLE-BLOGUE à convoler en juste noces au Québec (ou dans la francophonie?!?). Voilà que Monsieur Dion en fait mention ici… Merci pour les voeux! Bises à tous, et comme le dit ma grand-mère: soyez heureux!

Je me marie!

Ça y est. Tout est prêt. Je vais me faire coiffer dans quelques minutes. J’ai un peu bien dormi. Profondément. En paix. Et pas longtemps! Il fait soleil, le décor est bucolique, il fait un temps vivifiant. Je suis heureuse. Comblée. Je vous reparle après. Avec des photos en prime, promis, juré! 😉

J’ai hâte de voir tous les gens que j’aime danser, sourire et être heureux autour de nous!

Je souhaite à tous de vivre un grand bonheur comme le nôtre! Comme dit ma Grand-Maman Georgette: soyez heureux!