5 à 7 à La Chambre Blanche

Demain vendredi je serais à Québec pour un 5 à 7 à La Chambre Blanche pour présenter des extraits de mes différents projets qui marient poésie et multimédia. Je vais commencer par bloguer en direct, comme je l’avais fait à la Galerie La Centrale à Montréal.

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Bilan après performance

Tout a bien été pour ma performance de mercredi à La Centrale. Le public était satisfait et heureux. J’ai eu de bons commentaires. Plusieurs amis se sont pointés, ça fait toujours chaud au coeur. Merci.

Je pense que la partie de la performance la plus intéressante au point de vue innovation était l’écriture en directe pour publication sur mon blogue. Pas tant le contenu des textes que l’acte d’écrire sous les yeux du public pour transmettre dans le cyberespace immédiatement. Les gens ont beaucoup aimé de voir mes « erreurs » lorsque l’on tappe, et que le curseur avance, et recule, en faisant des « lapsus » de clavier. Une fragilité révélée, un aspect direct, vivant, qui était sous leurs yeux. Faudra que je réfléchisse à des possibilités pour pousser cet aspect performatif très riche, qui ouvre sur de nombreuses possibilités. Évidemment, il faudrait ajoutter l’utilisation de la caméra vidéo en direct à tout cela, pour rendre le processus plus multimédia, plus riche.

Archives

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

Vous venez de voir quelques images tirées de mes archives familiales. Les images en couleur, ce sont les enfants de mon amoureux. Les images en noir et blanc, ce sont des films tournés par mon grand-père paternel vers 1950. Les enfants que l’on voit sont mes oncles, tantes, et mon père (qui est assi dans la salle, à l’avant sur le tapis). Et les prochaines images sont magnifiques. Elles montrent une fête familiale à Mont-Saint-Hilaire, vers la même époque. On y voit ma grand-mère paternelle, dans son jardin. La coïncidence est très belle, car j’avais écris un texte dans mon dernier recueil sur mon autre grand-mère, la mère de ma mère. Et la rencontre improbable de ces deux femmes, à la même époque (vers 1952) est très belle pour moi: Ernestine et Georgette qui se rencontrent, l’une à travers les images, l’autre dans mes mots.

L’écriture des livres

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

J’ai publié deux livres de poésie. À quelques centaines d’exemplaires, 500 je pense bien. Et maintenant, depuis trois ans, j’écris des poèmes, et d’autres textes, sur mon blogue. Savez-vous combien de lecteurs me lisent? 1500 par semaine. Voilà pouquoi je blogue. Parce qu’ils me lisent. Ils sont (vous?) êtes silencieux. Comme dans la salle ce soir. Ils me laissent peu de commentaires, mais ils sont bien là. J’ai des statistiques et des cartes de visites qui en témoignent. Mais j’aime les livres, ne vous méprenez pas. J’en ferai peut-être (probablement) encore. Mais écrire sur un blogue est instantané, direct.

Lire des textes de poésie en direct commande un ton. On fait une lecture, ou on interprète. Mais comment lit-on un blogue? Je me suis posée la question, mais c’est mon amie Eza qui m’a guidée vers la réponse: sur un ton intime, comme je blogue. Voilà. Mais quand même, je vais vous faire maintenant quelques textes tirés de mon dernier recueil de poésie. Je vais essayer de le faire sur un ton intime. Ça vous va? [note: je ne sais pas pourquoi, les gens sont dans la salle vraiment aussi silencieux que mes lecteurs de blogue, peut-être que j’intimide avec mon ton intime???]

Les sujets

[note aux lecteurs de ce blogue: ce texte fut écrit en direct et projetté sur écran devant public lors de ma performance à la Galerie La Centrale, dans le cadre du spectacle VIDA de la série SORTIR DE L’ÉCRAN de l’Agence Topo et NT2]

Lorsqu’on écrit, comme auteur, on parle souvent des même thèmes. Dans toute démarche artistique, d’ailleurs. Chez moi, ces thèmes récurrents sont le bonheur, la joie, mais aussi le temps. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis mon plus jeune âge, le temps qui passe m’a toujours fascinée. Parfois cela me faisait peur, à d’autres moments cela m’emballait. Mes ces thèmes qui reviennent ne donnent pas l’impression de se répéter, étrangement (on l’espère, en tout cas). Pour moi, c’est comme une poursuite d’une grande réflexion qui évolue. Et on veut qu’elle se poursuive avec toujours plus de profondeur et d’emphase.