Jour de la terre

En avril 2005, j’avais écris le programme de mon Parti Hautement Utopiste. Mes rêves tiennent toujours.

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Civisme aux tomates

Quand je croise une personne dans la rue qui me sourit, je lui souris. Je salue mes voisins. Si une altercation survient entre deux personnes et que je peux intervenir pour ramener le calme, je le fais. J’ai la justice dans le sang. Je ne suis jamais entrée dans la police, car je suis une artiste, et que jamais je n’aurais eu ma place comme individu dans « les forces de l’ordres ». J’aurai probablement fait une bonne travailleuse sociale. Maybe.

Je viens tout juste « d’intervenir » dans un conflit social dans un lieu public, pour ramener le calme, et expliquer aux deux parties le malentendu dans lequel ils se trouvaient, et qu’ils n’avaient aucune raison de s’engueuler. Mais j’ai pris le risque d’intervenir entre deux hommes agressifs (l’un envers l’autre), au risque de me retrouver prise dans la mêlée, ce qui n’est heureusement pas arrivé. Mais je me suis quand même posé la question, après tout cela: « mais de quoi je me mèle??? ». J’ai tellement une grande gueule, parfois je devrais me taire. Mais en même temps, je suis parvenue en quelques mots brefs, en des regards francs et directs, à calmer ces deux hommes. Vous voulez que je vous raconte? La sitation est fort simple. Mais la nature des tensions sociales prends rapidement des travers complexes…

Situation: j’arrive pour attendre la livraison de mon panier de légumes bio dans une cours d’école. Première arrivée, je vois qu’un joueur de tennis est déjà là, qui frappe sa balle contre un mur. Exactement l’endroit où les paniers sont installés en temps normal. Le camion de livraison arrive, et on s’installe un peu plus loin pour laisser cet homme pratiquer son sport à son aise. Après tout, la cours est grande, et le tout se fait naturellement. Un homme arrive pour chercher son panier, quelques minutes plus tard. Cet homme pense que le joueur de tennis est venu s’installer « après les paniers », dans nos pattes de façon bien peu courtoise. Il fait alors un commentaire impatient, sur un ton cassant, au joueur de tennis qui joue dans nos plates-bandes de légumes. Le joueur de tennis réagit mal, ne sachant pas ce que cette centaine de gens vient soudainement faire dans « son » espace de jeu. Peu de sens de l’observation, Monsieur le tennisman. J’interviens. Je me dépêche de dire à l’homme-au-panier: « Monsieur était là avant nous pour jouer au tennis, nous pouvons sans problème nous mettre plus loin pour prendre nos paniers ». Et tout déboule. Je dois alors répondre du tac-au-tac au joueur de tennis (genre de bonhomme bourru, assez de mauvais poil, probablement de mauvaise foi). « Monsieur ne savait pas que vous étiez là avant. » Les deux grognent un peu, je sens des vagues d’énergie négative. En quelques secondes, leur jeu se calme dans l’atmosphère générale plus détendue et l’odeur de tomates et du basilic frais.

Petite victoire: ils ont compris (assez pour cesser les hostilités). Si je n’étais pas intervenu? Il y aurait eu une escalade de violence verbale, des insultes (elles étaient déjà là), peut être un coup de raquette sur la tête, ou une tomate bien mûre qui aurait volé. Je ne le saurai jamais.

Fin de l’épisode. Je vous dis, rien de grave, absolument rien. Simplement deux hommes vaguement agressifs, un peu cons. Et moi, petite dinde idiote, qui s’interpose pour ramener la paix. Pourquoi les 99 autres personnes n’ont rien fait? Réponse facile, c’est parce que je suis intervenue, tiens. Et parce que les tomates et le basilic frais, ça sent bon.

Silence on court est mort mort mort…

Es-ce possible de « tuer » un site Internet? Notre institution nationale cinématographique, l’Office National du Film du Canada, vient de le prouver. Silence, on court!, important portail de courts-métrages pendant plus de 5 ans, co-produit par l’ONF, est maintenant disparu dans le monde des liens inactifs! À vos carnets, rafraîchissez vos hyperliens, car Silence, on court! – déjà inactif depuis plusieurs mois – n’existe plus! (jusqu’à preuve du contraire, car le site doit dormir sur un serveur quelquonque dans les voûtes de la morne bâtisse sur Côte-de-Liesse…)

MAIS: je garde espoir (éternelle optimiste) qu’on réactive les liens vers les webzines, ces portraits-rencontres en vidéo, réalisés par quelques réalisateurs de la relève (dont moi). Les webzines ont une valeur historique et artistique, ils témoignent de l’effervescence du milieu du court-métrage du début des années 2000 au Québec et à travers la francophonie. Selon mon évaluation, c’est près de 400 reportages qui pourraient encore être visibles sur le net, et accessible à partir du site de l’ONF.

Extrait d’un courriel que j’ai envoyés aux responsables du nouveau site de l’ONF, qui ne fait à ce jour AUCUNE mention de Silence, on court sur leur site Internet.

« Quand je sélectionne « court métrage » sur le nouveau site de l’ONF, aucune mention n’est faite de Silence, on court, et pas l’ombre d’un accès vers des archives textes ou vidéo. Pourtant, tous les films ou projets ayant été produits par l’ONF, même depuis de très nombreuses années, devraient logiquement toujours offrir une fiche explicative qui y fait référence (au minumum). Donc un projet tel que Silence, on court, qui fut produit en partie par l’ONF, ne pourrait tomber dans un tel silence. Ce serait non seulement injuste, mais bien peu représentatif de l’ampleur qu’à eu ce projet auprès du public et de la relève cinématographique.

J’ai assisté à la fin du magnifique projet que fut Silence, on court, et je comprends que tout cela s’est déroulé dans un contexte particulier, mais au nom des artisans du cinéma et des jeunes créateurs ayant oeuvré sur cette plate-forme, je vous demande de préserver une trace du travail accompli. Telle est la responsabilité de l’ONF, tel est l’objectif d’un site web digne de ce nom, tel est le potentiel d’Internet. »

N.B. À mon premier courriel, on m’écrit qu’un lien sera « ajouté » vers Silence, on court. Éternelle positive, je suis prête à croire. J’ai très hâte de voir ce changement apparaître…

Croire (spiritualité, technologie, écologie)

J’avais premièrement écris le tire suivant: « avoir la foi ». Puis je me suis ravisée. Un titre comme cela fait peur, me catalogue illico comme une freak finie. Et voilà tout le problème, c’est un grand tabou dans notre monde scientifique et intellectuel que d’avoir la foi. Et je ne parle pas uniquement de spiritualité, je parle aussi d’utopies, de rêves techno-socio-politiques. Moi je me lance, je mords dans la vie, et j’y crois. À la vie, à l’amour, aux utopies politiques. Et au divin. Ben oui, j’ai non seulement le droit, mais j’ose l’écrire. Ce que je réalise aujourd’hui est la solitude à laquelle nous confronte parfois le fait de croire, en Dieu ou autre chose. Idem pour mes convictions révolutionnaires qui passent par l’Internet. Quand je rencontre des gens qui ne comprennent pas toute la puissance de l’Internet 2.0 et de leurs réseaux sociaux, de la liberté d’expression et du droit d’auteur revisité en collectivité, je me sens parfois très seule, et je suis animée d’une volonté très forte de devoir « convertir » l’autre. Puis je me lasse, et je me dis qu’ils doivent aussi faire leur bout de chemin tous seuls. On ne prêche pas dans le désert. Je ressens la même chose fasse aux hurluberlus qui laissent tourner leur moteur au soleil en plein coeur de l’été. Et encore une fois devant les gouvernements et les individus qui nient grossièrement la nécéssité de réduire nos déchets et nos émissions polluantes. Les bras m’en tombent, je suis muette de stupéfaction, abasourdie devant l’ampleur de la tâche pour expliquer et faire comprendre l’évidence pour moi.

The Corporation: film essentiel

Je viens enfin de voir en entier ce film essentiel. Je sais, je sais, c’est pas du nouveau, mais quand même. Si vous ne l’avez pas encore vu, dépêchez-vous! The Corporation est un outil incroyablement puissant qui nous permet de comprendre de nombreux éléments qui régissent le monde dans lequel on vit. The Corporation donne la parole à une foule de spécialistes qui mettent en perspective les enjeux sociaux et économiques de la société de (sur)consommation. C’est un film qui dénonce, mais surtout qui donne espoir. C’est ce que j’ai adoré. Après avoir fait le constat de l’état désastreux de la planète (avec une vision globale, touchant les notions d’environnement et de droits humains), ce film donne la parole à des visionnaires qui nous permettent de croire que tout n’est pas perdu. Je vais faire de beaux rêves cette nuit, même si mon homme est loin.

Mode de scrutin

Si nous avions la représentation proportionnelle, selon mon approximation (selon les % de la Presse), nous aurions actuellement au parlement:

36 PQ
38 ADQ
41 PLQ
5 députés verts
5 députés solidaires

Et nous avons actuellement
36 PQ
41 ADQ
48 PLQ

Pour signer la pétition qui réclamme un mode de scrutin proportionnel au Québec, c’est ici