Un coup de frais!

Voilà j’ai un ‘nouveau’ blogue revampé, avec tout mon ancien contenu depuis 2005. Je suis contente, et j’espère que cette nouvelle interface m’amènera à écrire plus souvent. Mon record a été 45 billets en un seul mois, en octobre 2005! Disons que mon assiduité a fondu comme peau de chagrin au fil des ans, mais je compte toujours reprendre l’écriture. Alors voilà: vent de renouveau avec l’été qui arrive!

Les fauves (crise de la 40e?)

La nuit dernière j’ai rêvé à trois fauves blessés enfermés dans une cage. La symbolique voudrait dire que j’ai besoin de recul pour observer ma vie… « Fauves: Signifie que vous devez prendre un point de vue plus large sur votre vie ».

Je suis bien installée ici, dans notre nid Californien, à deux pas du Golden Gate Park de San Francisco. Nous avons maintenant quitté Montréal depuis quatre mois. Et je me suis donnée comme objectif de reprendre l’écriture plus sérieusement cette année, et de développer de nouveaux projets de vidéo et de création sur le web. Les projets vidéo que j’avais apportés avec moi sont maintenant terminés, livrés. Je pourrais me lancer à la recherche de contrats ici, mais je me force à faire le point (pas à cause du rêve, mais bon). Le temps passe, et les remises en question ne cessent pas, semble-t-il. Quelle est ma voie? Qu’est-ce qui est le plus important pour moi? Qu’est-ce que je veux accomplir? Dans quelle direction dois-je aller? J’entends une voix qui murmure encore faiblement, mais je sais que c’est elle que je dois écouter. Je dois foncer, être audacieuse et surtout disciplinée!

On gaspille tellement d’énergie à penser à ce qui aurait pu être. J’observe le parcour des autres, et je les trouve inspirants. Mais c’est leur voie, et je dois trouver la mienne. J’ai souvent fait des projets vidéo à petite échelle, et cela me laisse l’impression que je n’ai rien accompli. Je me dis alors que je devrais changer de cap. Un chapelet de professions me traversent l’esprit, et je me questionne si je dois aller dans cette direction: massothérapie? enseigner le yoga? m’ouvrir un restaurant? une boutique? faire de la création d’objets à partir de matériaux recyclés? faire de la radio? travailler dans le milieu écologique? … je cherche ma place dans le monde, en mode profil bas. Je veux éviter le stress, la pression folle induite dans notre société de performance. Je me sens bien, mais j’ai l’impression d’avoir manqué ma ‘carrière’, ou de passer à côté de quelquechose. Comme si tout mon potentiel n’avait jamais vraiment été révélé. Je sens que j’ai tant à donner au monde…

Je suis une bête étrange. J’ai toujours été solitaire dans mon travail, alors que je suis sociable à l’extrême dans la vie. J’aurais pu faire carrière dans des boîtes de multimédia ou en télévision, et je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas fait. Ce n’est pas arrivé, je ne l’ai pas cherché, trop occupée à autre chose. Mais aujourd’hui, je cherche encore ma place dans le monde. Depuis le début de mon parcour professionnel, j’ai eu de belles périodes prolifiques, des moments de ‘flow’ où je me sentais tout-à-fait à ma place. Mais ces moments sont en équilibre précaire dans mon chemin de pigiste, toujours funambule sur le fil de nouveaux projets. Des cycles de création qui s’étirent sur quelques mois ou quelques années mais qui se terminent relativement vite (par rapport à un travail dans une compagnie, par exemple). Je ne suis pas certaine d’avoir véritablement progressé…

Paradoxale, vous dites? Je livre ici mes doutes, mais je cueille aujourd’hui le fruit de mon travail des derniers mois. Lundi à 21h sera diffusé à Télé-Québec (au Québec seulement) le documentaire From Montréal sur la scène musicale montréalaise que j’ai réalisé. Je suis vraiment fière de ce projet, un beau travail d’équipe. Je me suis follement amusée à faire ce projet, dans un contexte idéal. Mais réaliser du documentaire, ça vous tombe pas dessus tous les jours…

Ma vie à San Francisco

Faire le saut. Décider de partir. Même quand on aime sa ville. Même quand on aime sa vie. Se lancer dans le vide. Partir. Quitter Montréal pour San Francisco. Au moment d’un changement social. Avec en mémoire un cliché magique de sa ville qui bouge. Les carrés rouges en mémoire. Laisser des amis précieux derrière à Montréal. Atterir ici. Californie. Avec mon Grand Amour. Apprivoiser le nouveau. Refaire un nid. Savourer la lune de miel #383. Sentir un quartier. Aimer l’énergie. Aimer les gens. Se sentir accueillie. Voir ce qui est possible. Voir venir. Prendre du recul. Rêver. Terminer des projets. Pour pouvoir en commencer de nouveaux. Vivre une pause. Regarder les gens aller. Être témoin de la cicatrice de l’Amérique. Voir le fossé entre riches et pauvres. Témoigner. Se laisser imprégner de l’air salin. La tête dans la brume des matins de Frisco. Chercher l’inspiration dans l’air frais. Vivre. Attendre le rythme. Refaire son nid. Aimer. Faire le rythme. Aller de l’avant. Attendre. Devenir patience. Se grounder. Savourer.

Retrouver la joie

Une fois les tempêtes passées, la vie pour moi ne veut pas dire le calme. Le bonheur est résolument dans l’action, dans les vagues qu’on surfe avec délectation, dans les mouvements avec lesquels on danse, dans l’ondule de cette vie qui bouge, vibrante. Cette façon de vivre me ressemble davantage, et j’apprécie les moments de tranquilité et de contemplation à leur juste valeur. Je le savais, mais maintenant je l’ai vérifié, l’inertie me tue à petit feu. Mon sourire est franc, mon coeur bat, ma tête s’active. Je me suis retrouvée.

Mon nom

Ce matin à ma porte, un messager vient me porter un colis pour le boulot: « Yannick, une fille? » Moi: « ben oui, en fait je pense ». Lui: « Je suis bouche bée », dit-il en regarant ma mini-jupe et mes cheveux longs. Une anecdote parmis tant d’autres autours de mon nom. Heureusement, ça me fait bien rire!

Les échardes du quotidien

Les échardes du quotidien. Après des Vacances de rires et de détente, voici l’abrupt retour au quotidien. Avoir son bureau à la maison avec des enfants en Vacances, ce n’est pas facile. Même des grands enfants qui sont des merveilles. Même si les deux plus jeunes partent (parfois) au camps. C’est l’usure du quotidien qui entre sous la peau. C’est mon bagel au grille-pain mangé par quelqu’un d’autre, c’est mes sous vêtements préférés portés par la grande, en pénurie de petites culottes, c’est les chicanes incessantes entre les deux frères, c’est les traineries et la saleté des autres, que je trouve insupportable après deux semaines loin de la maison. C’est l’abnégation pour des enfants qui ne sont pas les miens, qui ne le seront jamais. Et moi qui ne tombe pas enceinte. Ma patience s’élime, le temps passe, mes soupirs s’approfondissent.

La vie des autres m’apporte un éclairage, une perspective. Je suis attristée par la séparation d’un couple tout mignon que j’adorais. Il a trois enfants. Ils étaient fiancés, ils ne le sont plus. C’est beaucoup, trois enfants, pour une femme célibataire qui se joint à l’équipée. Je le sais bien, je l’ai fait. Mais malgrés les difficultés, malgrés ma patience très limitée, malgrés mes exigeances très élevées qui se buttent au laisser-aller adolescent qui plane dans cette maison, malgrés cela et plus encore, j’aime mon homme. Et cet amour est mon roc, mon île, mon refuge. Sa douceur et sa force me servent d’ancrange, de repère. Il me ramène de bien des dérives. Je n’en reviens toujours pas, même après toutes ces années, de mon bonheur d’avoir trouvé un homme tel que lui. Auprès de lui, toujours, je retrouve mon sourire.

– Enfin, la maison est vide des enfants partis pour quelques heures. Je respire. J’ai tant besoin de cet espace de solitude. –

Rongeurs urbains indésirables

Les squirels-angels contre-attaquent: ils ont dévoré mon chèvrefeuille grimpant et minent mes plus beaux bacs à fleur en éjectant les fleurs par-dessus le bac. J’étais attérée (autant que l’arbustre) quand j’ai vu le triste sort qu’ils ont réservé à mon superbe chèvrefeuille grimpant, qui cachait la vue à mes voisins en grimpant à 5 pieds de hauteur sur le treillis, couverts de fleurs orangées.Ils ont grignotté les fleurs, grugé les tiges à la base. Un désastre. Et ils ne se nourissent pas de ces plantes, ils abandonnent plutôt les tiges cassées et les fleurs fannées sur le lieu du carnage, sans plus de ménagement. Que veulent-ils? Ils ne cachent aucune noix dans la terre. Leur démarche semble bien inutile à mes yeux, et apparait uniquement comme un acte destructeur. C’est comme une sorte de violence gratuite animale.

J’en ai vraiment marre. J’ai tout essayé: piment de cayenne en vaporisateur (ils semblaient aimé cela), piment broyé (aucun effet), cheveux humain (éveille leur curiosité), fumier de poule. J’ai même l’impression que lorsque je fais des efforts pour les chasser, ils redoublent d’ardeur. Ils sont gros et agressifs. Je sais que les Améridiens font de l’écureil grillé. L’idée me rebute, mais c’est peut-être délicieux…

Des idées pour faire fuir ces méchants écureuils de ville?