Les échardes du quotidien

Les échardes du quotidien. Après des Vacances de rires et de détente, voici l’abrupt retour au quotidien. Avoir son bureau à la maison avec des enfants en Vacances, ce n’est pas facile. Même des grands enfants qui sont des merveilles. Même si les deux plus jeunes partent (parfois) au camps. C’est l’usure du quotidien qui entre sous la peau. C’est mon bagel au grille-pain mangé par quelqu’un d’autre, c’est mes sous vêtements préférés portés par la grande, en pénurie de petites culottes, c’est les chicanes incessantes entre les deux frères, c’est les traineries et la saleté des autres, que je trouve insupportable après deux semaines loin de la maison. C’est l’abnégation pour des enfants qui ne sont pas les miens, qui ne le seront jamais. Et moi qui ne tombe pas enceinte. Ma patience s’élime, le temps passe, mes soupirs s’approfondissent.

La vie des autres m’apporte un éclairage, une perspective. Je suis attristée par la séparation d’un couple tout mignon que j’adorais. Il a trois enfants. Ils étaient fiancés, ils ne le sont plus. C’est beaucoup, trois enfants, pour une femme célibataire qui se joint à l’équipée. Je le sais bien, je l’ai fait. Mais malgrés les difficultés, malgrés ma patience très limitée, malgrés mes exigeances très élevées qui se buttent au laisser-aller adolescent qui plane dans cette maison, malgrés cela et plus encore, j’aime mon homme. Et cet amour est mon roc, mon île, mon refuge. Sa douceur et sa force me servent d’ancrange, de repère. Il me ramène de bien des dérives. Je n’en reviens toujours pas, même après toutes ces années, de mon bonheur d’avoir trouvé un homme tel que lui. Auprès de lui, toujours, je retrouve mon sourire.

– Enfin, la maison est vide des enfants partis pour quelques heures. Je respire. J’ai tant besoin de cet espace de solitude. –

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S’endormir (ou repartir)

Petit temps gris, douce humidité, été que je ne vois pas passer (il est sur la pointe des pieds). Je m’endors, étrangement. Je ne devrais pas être fatiguée, je rentre de voyage où je me suis bien reposée pourtant. Peut-être trop… on y prends goût au repos! Mais il ne faut pas oublier que je suis une cigale (qui se transforme en fourmi à l’automne). J’ai envie de ne rien faire. Beaucoup de gens sont en Vacances autours de moi (d’autres travaillent, mais je ne les vois pas), et cela m’inspire. J’ai envie de faire comme eux, même si j’ai eu mes Vacances à moi. Je suis un opposum urbain. J’aime la vie et je la regarde. Je rêve à Charlevoix et ses montagnes, à la Gaspésie est ses côtes superbes, au Parcs nationaux et leurs méandres de rivières et de lacs. J’aime rêver à la mer, encore. Je suis allée à la mer au Portugal. C’était l’Atlantique, l’eau était glaciale, je me suis immergée dans cette eau trop froide, par principe. Mais pas baignée, pas joué des les vagues. Je suis une princesse qui en veut toujours plus. On va dans un lac chaud faire du canot, mon chéri?

Carte postale du Portugal (Sintra)

– nouvelles en direct du Portugal, sans accents –

Nous sommes dans la magique ville de Sintra, pas tres loin de Lisbonne. Endroit de reve pour un voyage de Noces, avec un rare romantisme allant au-dela de l’imagination. Nous avons tant marche, avec tant de plaisir. Nous allons de decouvertes en decouvertes, en explorant ici une serie inimaginable de Palaces, de Chateaux Maures, de Palais Baroques, et un Monastere Fransiscain d’une rare presence spirituelle dans une foret isole donnat vue sur l’Ocean Atlantique. Nous avons un veritable coup de coeur pour cet endroit.

Nous arrivons de Lisbonne que nous avons adore. Nous avons explore la ville a pied, et en prenant les vieux trams jaunes si typiques de Lisbonne. Ville de bord de mer, Lisbonne offre une cuisine genereuse et copieuse, ou le poissons est toujours frais, et le vin excellent. Nous avons pris plusieurs diners tres longs dans des apres-midis ensoleilles a deguster des vins blancs ou rouges aux saveurs riches ou legeres. Le temps est doux, sans etre trop chaud, nous apprecions la brise du large qui rafraichit la ville. Les gens sont sympatiques et accueillant, moins demontratifs que les Italiens, et moins sombres que les espagnols. La langue est chantante et agreable a ecouter. La sonorite peut etrangement faire penser aux langues russes, idee que je n’avais jamais eu en ecoutant des films portuguais ou bresiliens.

Avant Lisbonne, nous avons ete a Porto. Ville portuaire aux rues sinueuses et etroites, Porto offre plusieurs caves de Porto a visiter. Nous avons visite les caves de Sandeman. Nous avons aussi fait une escapade dans la vallee du Douro, par la ville de Amarante. Nous avons eu la chance d’etre invites a la ferme vinicole du mari de ma cousine. Nous avons eu un sejour agreable dans cet endroit du Nord du Portugal a la vegetation fort differente du Sud ou nous nous trouvons actuellement.

Demain, la mer. Sylvain veut faire du Surf. Je me promet du Yoga sur la plage pour etirer mon dos qui en a bien besoin apres toutes ces heures de marche!

Bises du Portugal

Yannou

Les enfants gourmands

Fin de semaine à Québec en mars dernier

J’ai tant de textes en tête à partager ici, mais depuis des mois, c’est un silence étrange qui demeure sur Vivre la vie. Je tourne en rond. Je voulais raconter la fantastique fin de semaine à Québec avec les enfants fin mars dernier. Pour eux: comme un rêve (dirent-ils). Restaurant cinq étoile au déjeuné, musées de Québec, balades pleine de charme dans la vieille capitable. Pour moi: de très belles rencontres professionnelles, et du ski à son meilleur au Mont-Saint-Anne. Les enfants sont maintenant de vrais pros de la planche, nous pouvons donc faire du ski partout à une vitesse intéressante (lire: assez vite!). Quel plaisir de dévaler les pistes sous le soleil et dans le vent, avec le fleuve à nos pieds, les cinq en slalom sur toute la largeur des pistes à nous seul! Pur délice. Grand grand bonheur pour moi de trouver non seulement un homme pour partager ma passion du grand air et des muscles qui chauffent, mais toute une bande de (presque) ados souriants, enthousisates et pleins d’énergie face à mes idées folles de tout vouloir faire, découvrir, explorer!

Petite famille gourmande

Je voulais raconter ma dernière fin de semaine, où nous avons partagés de bons repas avec les enfants si gourmands. Nous sommes allés savourer des tapas rue Saint-Laurent, à la sala rosa, un endoit que mon homme et moi adorons, que nous avons fait découvrir à nos trois critiques culinaires en herbe. Vendredi soir en ville, si agréable: rires partagés, gourmandises partagées, tranches de vie partagées. Le bonheur. Nous avons remis cela en visitant un restaurant chilien adorable et délicieux samedi midi (La Chilena, rue Saint-Laurent, dans le mile-end). Les enfants se sont régalés de leurs burritos et salsa fraîche, les parents aussi!

Conseils de voyage familiaux

Ceci est un texte qui fut écrit en réponse à Grande Dame, qui planifie un grand voyage familial avec ses enfants.

Chère Grande Dame,
J’y vais à mon tour de mes conseils, moi qui ai voyagé quand même pas mal, et à tous les âges (mes parents étaient de grands voyageurs). Et moi qui ait 3 enfants avec qui j’ai fait quelques escapades, parfois assez… intenses (camping sauvage avec les 3 enfants pendant quelques jours, alors qu’ils avaient 8, 10 et 12, camping au bord de la mer, différentes excursions).

Premièrement: je suis allée en Grèce en juillet, et je ne recommande cela à PERSONNE, et encore moins à une femme enceinte. Très mauvaise idée, selon mon avis. C’est étouffant et lourd, et il y a peu d’arbres. J’ai beaucoup souffert de la chaleur là-bas, malgrés la mer et le vent du large. Le soleil tappe! J’ai trouvé cela pire que l’Asie en juillet!

Deuxièmement: faire vivre un grand voyage à tes enfants est une très belle idée, mais si vous le faites, je te recommande fortement la SIMPLICITÉ. C’est à dire une formule où vous avez une base fixe, et vous faites de petites escapades autours. Quand j’étais petite (vers 8, 9, 10 ans) nous partions en Europe tous les étés -ma mère est belge-. Et les voyages en voiture étaient très difficiles physiquement pour moi, car mes parents faisaient des kilomètres pour voir un max de pays en un temps record. J’ai garde un souvenir impérisable, et je suis convaincue que ces voyages ont vraiment forgé l’artiste que je suis devenue (je me souviens comme si c’était hier du musée Dali à Figueres en Espagne, visité à 9 ans). Nous avons aussi fait l’europe de l’est avant la chute du mur (yogoslavie, techécoslovakie), et je suis infiniement reconnaissante envers mes parents qui m’ont fait voir non seulement des pays qui ont complètement changé aujourd’hui, mais ils m’ont fait vivre une situation politique qui est maintenant passée à l’histoire. Et je me souviens de beaucoup de choses, peut-être même davantage qu’eux (lorsque nous racontons nos souvenirs, je me souviens de détails qu’ils ont oubliés). Mais lors de tous ces voyages, nous avions notre « base » en Belgique ou en Espagne. Cela permettait un temps d’arrêt, un repos, pour se sentir « comme à la maison » et visiter autours. C’est vraiment l’idéal, surtout avec des enfants, et surtout avec une large marmaille.

Mes meilleurs souvenirs (ben, heu, ils sont tous extras, mais bon), sont dans cette maison en Espagne que nous avions loué, la villa Kimoredi (Qui m’aurait dit), avec plusieurs cousins et oncles et tantes. Nous étions une dizaine à rester dans une villa au bord de la mer. Nous avions une cuisine, ce qui rends le coup du voyage vraiment avantageux. La location d’une maison s’avère aussi beaucoup moins couteuse que des hotels, surtout en grand groupe. Et c’est vraiment agréable et beaucoup plus reposant d’être basé à 1 seul endroit, d’où on découvre graduellement les environs, et d’où on fait facilement des esacapades d’un jour.

De toute façon, selon mon expérience de voyageuse (Europe, Asie, Amérique latine), c’est minimum 1 semaine au même endroit pour profiter d’une ville ou d’un lieu. C’est le temps nécéssaire à l’acclimatation au quartier et ses habitants, ce qui permet une expérience moins superficielle qu’un transit continuel. On fait alors de vraie rencontres, on s’intègre un peu dans le tissu social du pays. Et voyager en constant déplacement est très épuisant, sans être enceinte!

Bref, c’est mon avis. Je pense que si tu veux profiter d’un vrai repos, tu devrais effectivement partir en couple. Mais pour l’expérience de voyage avec les enfants, je te recommande très fortement la location d’une maison dans un endoit de ton choix: Espagne, Grèce, Sud de la France (la Provence fait tripper les enfants), Italie. Mais aussi Mexique, Costa Rica et même Thailande. Toutes ces destinations sont faciles avec des enfants, à condition d’avoir une maison louée qui devient la base. Et cela se fait très bien, même avec un jeune bébé… (une amie à moi a 3 enfants en bas âge, et elle voyage avec eux sur le mode « maison de base », les enfants ont 2, 4, 5.)

Voilà pour mes conseils! Bon voyage!

Vie de pigiste

La vie des petites entreprises et des pigistes en communications est palpitante. Les projets s’enchaînent, les possibilités sont infinies, les contrats tous plus stimulants les uns que les autres. Je suis heureuse professionnellement, c’est indéniable. Mais je suis aussi fatiguée. Et prendre des Vacances relève du plus grand défi. Je dois bloquer du temps. Mais comment faire quand on a pris des engagements? Je ne demande qu’une petite semaine pour refaire mes forces. Ce n’est plus optionnel, car les signes de fatiguent me crient de prendre une pause: sommeil léger, impression de fatigue au réveil, découragement, palpitations cardiaques, stress excessif pour des situations banales, manque de patience. Je me sens toute crue, à vif. Je rêve de Vacances de Yoga au bord de la plage. Et en plus, j’ai même trouvé un compagnon de voyage idéal…

Bonne et heureuse année 2008

Meilleurs voeux à tous! Je vous souhaite le bonheur, la paix et l’harmonie. Prenez le temps de profiter de chaque bon moment auprès de ceux que vous aimez.

Je suis de retour à mon clavier, après une pause très agréable. J’ai pris beaucoup de temps avec ma petite famille. Au début du congé des fêtes, nous avons profités de bons spectacles; Noel dans le Parc à Montréal, fête de Noël en plein air. Nous avons eu beaucoup de plaisir à voir le rafraîchissant « Kiss Bill » de Paola de Vasconcellos, une fable légère entre la danse et le théâtre, un clin d’oeil au cinéaste Quentin Tarentino et à son beau mais violent « Kill Bill » que j’avais adoré. Nous avons aussi eu la chance de voir le superbe « Norman » de 4D art, un hommage en hollogramme au génial cinéaste d’animation Norman McLaren. Un spectacle de danse-théâtre technologique comme on en voit trop peu: magique, poétique, drôle et technologiquement de notre ère. Impressionnants effets visuels utilisés avec grande poésie. Ne le manquez pas si l’occasion se présente de le voir: un bijou accessible à tous, même à ceux qui ne connaissent ni la danse contemporaine, ni le cinéma d’animation: vous pourrez vous initier aux deux! Et pour les amateurs qui connaissent déjà, vous serez charmez aussi à coup sûr!

Nous avons aussi eu la chance de faire beaucoup de ski+snowboard sur les pistes des Laurentides, en ski de soirée: Habitant, Morin Hights, Olympia. Les enfants sont mainenant très bons en snow. Ils dévalent les pentes à pleine vitesse, presque sans chuter. J’étais heureuse d’essayer mon cadeau de Noël: un nouvel équipement de ski alpin offert par mon amoureux. Quand à lui, il a dû attendre notre petit séjour à Charlevoix, au Massif de la petite rivière, pour essayer à son tour son cadeau: équipement de ski de fond. On s’est vraiment gâtés cette année. Nous avons fait une petite pause dans Charlevoix où j’ai enfin pu goûter aux hautes pistes du Massif en ski alpin. Malheureusement, les pistes étaient un peu glacées et le temps gris et couvert. J’ai très hâte d’y retourner un jour de beau temps, les paysages promettent d’être saisissants avec le fleuve majestueux qui dors au bas des pentes abruptes.

Nous avons le cadeau d’un hiver magnifique. Toute cette belle neige blanche et folle est un cri de joie lancé pour nous inviter à jouer dehors!