Bientôt le Portugal

J’ai vraiment hâte de découvrir ce pays, sa culture, son architechture, son peuple, son vin et son assiette. J’ai soif de monastères, de châteaux fortifiés, de plages et de villages dans des vignobles. Très hâte de découvrir, d’explorer, aux côtés de mon amoureux.

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Petits et grands bonheurs

L’écriture se rattrappe: du manuscrit à l’écran

Ce matin j’ai sorti un cahier de cuir rose vif. Il m’a été offert à mon mariage par une amie qui aime écrire autant que moi. J’ai toujours eu de nombreux cahiers; remplis d’idées de projets, de listes de rêves de vie (oui oui, des listes), de rêves rêvés la nuits qui furent parfois prémonitoires (oui oui, chers sceptiques), de récits quotidiens en forme de journal intime, de récits de voyage en forme de confessions, de confidences à moi-même, de réflexions sur ma vie et certaines perspectives que je tentais d’y apporter. Mes cahiers ressentent un grand silence de ma plume depuis plusieurs années. C’est que je blogue, voyez-vous. Depuis que je tiens carnet ici-même, mon écriture manuscrite est réduite au silence, ou presque. Mon appétit des mots à écrire est satisfait de ce carnet virtuel, semble-t-il. Donc ce matin, j’ai sorti le cahier rose vif. Il est à ma droite, sagement en attente que ma main daigne prendre le feutre noir fin déposé à côté, et tracer quelques lettres, quelques mots, quelques phrases sur ces pages odorantes de papier recyclé. J’aime le papier, son odeur, le bruit qu’il fait quand une plume y trace son chemin. Mais depuis cinq ans mon écriture manuscrite s’est disloquée. Elle est maladroite, illisible. J’ai aussi réalisé lors de mon dernier voyage que je ressentais une certaine frustration en écrivant à la main. Je peux dire beaucoup moins dans le même laps de temps. C’est que j’écris beaucoup plus lentement à la main qu’avec ce cher clavier. Soupir. Pourtant j’aime écrire à la main. En fait ce que j’adore c’est la non-tyranie du réseau. Ce réseau qui dissipe la concentration de l’écriture: courriel, facebook, articles à lire, blogues à découvrir, site à explorer, flikr, last.fm, textes à écrire pour d’autres blogues. En fait le secret réside dans la discipline. Ne pas aller ailleurs. Concentrer et structurer mes activités.

Marraine: ma grand-mère déménage

Je voulais raconter la transition que vit ma chère Marraine (ma grand-mère maternelle), en deuil depuis bientôt un an. Elle vient tout juste de s’installer dans une résidence confortable et jolie, pour son bien, mais avec beaucoup de difficulté à quitter le passé. Elle s’accrochait à sa maison, ses souvenirs, comme autant de bouées qui la menaient tout droit à sa perte, s’emmurant dans un isolement néfaste. Elle faisait peine à voir, ainsi seule, exposée et vulnérable, dépendante et triste. Elle ne voulait pas partir, après tant d’années dans sa maison-musée (tant de souvenirs, de voyages, d’années de vie dans un même lieu). Elle se liait au vide, inventant avec toutes les raisons du monde la présence de son grand amour envollé. L’abscence physique de Parrain la fait si crellement souffrir. Nous avons dû l’emmener ailleurs, où des gens pourraient bien prendre soin d’elle au quotidien. Il le fallait. Pour la famille, le moment fut clef, bien sûr. Encore maintenant, j’ose à peine en parler du bout des doigts, car je ne voudrais en rien faire osciller les liens fragiles entre les aimés. Il est clair qu’un changement comme celui-ci occasionne son lot de tensions et expose les fragilités de tous, y compris de ceux qui se veulent les plus forts. Héritage familial de force et de courage, ces qualités se portent parfois comme un bouclier qui masque des douleurs enfouies. Unique petite-fille de mes chers grands-parents, j’ai une sensibilité particulière et un amour inconditionnel pour cette femme qui fut ma deuxième maman. Je respire enfin, car elle semble accepter un peu le changement. Elle mange avec appétit, semble se lier d’amitié avec les autres résidents, joue de son humour et de ses rires avec le personnel. J’espère qu’elle trouvera la paix et un peu de joie dans ces lieux, avec ces gens.

Je voulais raconter aussi mon voyage au Costa Rica, que j’ai choisi de livrer en photos. Les textes sont dans un cahier manuscrit, encore. J’espère que j’arriverai à déchiffrer mon écriture illisible.

Conseils de voyage familiaux

Ceci est un texte qui fut écrit en réponse à Grande Dame, qui planifie un grand voyage familial avec ses enfants.

Chère Grande Dame,
J’y vais à mon tour de mes conseils, moi qui ai voyagé quand même pas mal, et à tous les âges (mes parents étaient de grands voyageurs). Et moi qui ait 3 enfants avec qui j’ai fait quelques escapades, parfois assez… intenses (camping sauvage avec les 3 enfants pendant quelques jours, alors qu’ils avaient 8, 10 et 12, camping au bord de la mer, différentes excursions).

Premièrement: je suis allée en Grèce en juillet, et je ne recommande cela à PERSONNE, et encore moins à une femme enceinte. Très mauvaise idée, selon mon avis. C’est étouffant et lourd, et il y a peu d’arbres. J’ai beaucoup souffert de la chaleur là-bas, malgrés la mer et le vent du large. Le soleil tappe! J’ai trouvé cela pire que l’Asie en juillet!

Deuxièmement: faire vivre un grand voyage à tes enfants est une très belle idée, mais si vous le faites, je te recommande fortement la SIMPLICITÉ. C’est à dire une formule où vous avez une base fixe, et vous faites de petites escapades autours. Quand j’étais petite (vers 8, 9, 10 ans) nous partions en Europe tous les étés -ma mère est belge-. Et les voyages en voiture étaient très difficiles physiquement pour moi, car mes parents faisaient des kilomètres pour voir un max de pays en un temps record. J’ai garde un souvenir impérisable, et je suis convaincue que ces voyages ont vraiment forgé l’artiste que je suis devenue (je me souviens comme si c’était hier du musée Dali à Figueres en Espagne, visité à 9 ans). Nous avons aussi fait l’europe de l’est avant la chute du mur (yogoslavie, techécoslovakie), et je suis infiniement reconnaissante envers mes parents qui m’ont fait voir non seulement des pays qui ont complètement changé aujourd’hui, mais ils m’ont fait vivre une situation politique qui est maintenant passée à l’histoire. Et je me souviens de beaucoup de choses, peut-être même davantage qu’eux (lorsque nous racontons nos souvenirs, je me souviens de détails qu’ils ont oubliés). Mais lors de tous ces voyages, nous avions notre « base » en Belgique ou en Espagne. Cela permettait un temps d’arrêt, un repos, pour se sentir « comme à la maison » et visiter autours. C’est vraiment l’idéal, surtout avec des enfants, et surtout avec une large marmaille.

Mes meilleurs souvenirs (ben, heu, ils sont tous extras, mais bon), sont dans cette maison en Espagne que nous avions loué, la villa Kimoredi (Qui m’aurait dit), avec plusieurs cousins et oncles et tantes. Nous étions une dizaine à rester dans une villa au bord de la mer. Nous avions une cuisine, ce qui rends le coup du voyage vraiment avantageux. La location d’une maison s’avère aussi beaucoup moins couteuse que des hotels, surtout en grand groupe. Et c’est vraiment agréable et beaucoup plus reposant d’être basé à 1 seul endroit, d’où on découvre graduellement les environs, et d’où on fait facilement des esacapades d’un jour.

De toute façon, selon mon expérience de voyageuse (Europe, Asie, Amérique latine), c’est minimum 1 semaine au même endroit pour profiter d’une ville ou d’un lieu. C’est le temps nécéssaire à l’acclimatation au quartier et ses habitants, ce qui permet une expérience moins superficielle qu’un transit continuel. On fait alors de vraie rencontres, on s’intègre un peu dans le tissu social du pays. Et voyager en constant déplacement est très épuisant, sans être enceinte!

Bref, c’est mon avis. Je pense que si tu veux profiter d’un vrai repos, tu devrais effectivement partir en couple. Mais pour l’expérience de voyage avec les enfants, je te recommande très fortement la location d’une maison dans un endoit de ton choix: Espagne, Grèce, Sud de la France (la Provence fait tripper les enfants), Italie. Mais aussi Mexique, Costa Rica et même Thailande. Toutes ces destinations sont faciles avec des enfants, à condition d’avoir une maison louée qui devient la base. Et cela se fait très bien, même avec un jeune bébé… (une amie à moi a 3 enfants en bas âge, et elle voyage avec eux sur le mode « maison de base », les enfants ont 2, 4, 5.)

Voilà pour mes conseils! Bon voyage!

Retrouver une vieille amie…

La semaine dernière j’ai eu une merveilleuse surprise en prenant mes courriels. Veronica. Veronica, une amie d’enfance dont j’avais perdue la trace. Je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis 1986. Nous étions des amies très proches à l’âge de 10 ans. Je l’avais quittée en larmes alors qu’elle repartait vers son Argentine natale. Nous avons correspondu par lettre (pas d’Internet à cette époque!) pendant quelques années, puis nos chemins se sont écartés à l’adolescence. La distance, le temps qui passe, les vies qui changent si vite à cet âge. Mais je n’ai jamais cessé de penser à elle de temps en temps.

J’ai écrit ce billet il y a un an. Je parlais d’elle. Sa soeur a découvert mon blogue, puis elle a lu le texte. Avec grande émotion, me raconte-t-elle dans une missive électronique. Avec des larmes qui remontaient sans doute de toute la charge de son passé au Canada. Toutes ces années d’enfance dans la banlieue sud de Montréal, à connaître la neige, les sapins de Noël, le ski de fond, le sirop d’érable, les cueillettes de pommes à l’automne, l’halloween et les citrouilles, les piscines de banlieues et les fêtes d’enfant avec des BBQ et des hots-dogs canadiens. Et puis le retour vers la chaleur de l’Argentine et toutes les fabuleuses traditions locales, la nourriture, les odeurs, la lumière de sa mère patrie. Mais sans neige. Et avec les souvenirs d’enfance canadienne bien loin derière. Elle habite maintenant Mendoza, en Argentine. Elle est psychologue et elle a un petit garçon d’un an. Elle m’a envoyé des photos. Nous avons repris contact. Elle m’écrit en espagnol, je lui réponds en français. J’aimerai bien visiter l’Argentine… j’en ai toujorus rêvé!

Les secrets du Pacifique – carte postale

Bien chers vous tous,

Mes Vacances au Costa Rica sont reposantes a souhait. Je fais du hammac a temps plein. Je deumeure dans une cabinas sur une plage deserte qu’on m’a fait promettre de tenir secrete. Paradis perdu, plage vide, mer superbe et sauvage, grosses vagues et soleil de plomb. Le sable brule les pieds, il faut courrir tres vite pour rejoindre la mer. Les palmiers bordent la greve, gardiens de l’ocean. Chaque jour les nuages sombres apportent une pluie qui rafraichit un peu le temps lourd et chaud. L’humidite est tres elevee, on respire de l’eau. Je joue dans les vagues en chantant et mon amie surfe sur l’ecume. Elle a pris des lecons, elle devient meilleure de jour en jour. Pour ma part, j’ai essaye, j’ai surfe sur les vagues un peu, sans en tirer grande satisfaction. Je prefere me laisser flotter en chantant, meditative. Je lis, je fais du Yoga. Je pars en excursion tout a l’heure pour voir les singes dans la jungle. Hier j’ai pris des photos d’une iguane. Je vous la partage des mon retour. La piscine cristalline est chaude comme un bain tourbillon. C’est bon pour rafraichir les coups de soleil. Ma peau est collante, mon sourire radieux.

Je vous embrasse bien fort,
Yannou

* pardon pas d’accents ici