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Rêve et réalité

Lire mon bouquin de visualisation porte fruit. Je me sens très créatrice, et très actrice de ma vie aussi. Je la prends par les cornes, avec un grand sourire. Je viens de réserver mon billet. Je pars vers l’Asie, enfin. Bangkok, Taipe, Honk-Kong, Shangai. Je sens déjà les odeurs, je vois déjà les couleurs, je goûte déjà les mets épicés, j’entends déjà la musique des langues asiatiques. Et je sens déjà toutes les joies du voyage; ces visages, ces paysages, ces mythes urbains. Je vais faire le plein de vie et de conscience. Je vibre. J’adore le Québec, et il sera encore plus beau à mon retour, alors que j’aurai exploré d’autres univers, vu des splendeurs ailleurs. Je m’ennuie de la forêt. Je vais essayer d’aller y faire un tour avant de partir. Je m’ennuie des rivières et des beautés de la nature. Mais elles sont partout sur la terre ces beautés, et elles n’attendent qu’à être vues, vénérées, carressées. J’arrive, je flye vers elles.

Envie de partir

Est-ce la loude chaleur qui accable la ville ou mes montagnes russes émotives de femme sous tension hormonale, mais j’ai une irrésistible envie de voyage. Bangkok, Taïpe, La Havanne ou Rome? L’Internet m’offre cette merveilleuse occasion de rêver à peu de frais (quoique c’est relatif). Je veux partir seule et maintenant. Ma valise sur le pas de la porte me nargue. Mais bon, j’ai 2 reportages à terminer pour l’ONF, alors l’escapade est partie remise…

Passages allemands

Ce texte fut rédigé en 2000, alors que je travaillais à Schwerin, dans le Mecklenburg-Vorpommern, non loin de la mer baltique. J’ai vu des images d’archive des jeunesses hitleriennes en 1937 paradant à l’endroit même où je demeurais.

Ces passages de blé
je les ai vu en Allemagne
sur des lignes courtes et rapides
des champs de blé
ocres au soleil et penchés
avec des ombres longues pour souvenir

Dans l’étourdissement de souvenirs sales
Collectionnés dans des Musées trop propres
pour apaiser le peuple coupable

J’ai vu des boisés légers
pourtant témoins d’horreurs innommables que l’histoire ne peu pas oublier
mais sur lesquelles elle ferme un peu les yeux
dans l’aujourd’hui des bois-témoins
si paisibles et innocents

Mon amie juive aux cheveux d’ébène
a trouvé un casque de soldat allemand
dans ce bois
criblé de balles
non loin de là il y a un peu plus de 50 ans
grillaient des corps dont la course s’était arrêtée trop tôt

La mémoire de l’histoire est bien courte

Nous célébrons aujourd’hui 60 ans de libération, après la fin de la deuxième Guerre Mondiale. Des jeunes néo-nazis reprennent aujourd’hui le flambeau et font parler d’eux. Que pouvons-nous faire face à tant de bêtise humaine, à tant d’aveuglement, à tant de haine?

Big Sur my love

 

Photo: David R. Halliday

Big Sur, California (at dusk)

L’intensité de ce lieu est difficile à décrire. Quelque chose nous dépasse. La beauté des lieux, le mélange entre pins et palmiers, le caractère sacré amené par la beat generation, les oiseaux, la mer magnifique, les routes sinueuses, la brume enveloppante, les falaises incroyables. Respirer à Big Sur aide à reprendre son air. Quelqu’un a un billet d’avion?