Toucher l’amour

Je suis sur un nuage. Je suis incandescente. Par le corps, l’esprit, la raison. Je vibre partout en moi et en lui, avec l’incroyable puissance d’une réciprocité sidérante. L’amour naissant est magnifique parce qu’il porte toutes les découvertes et les révélation à l’autre, par l’autre. Mais cet amour là est terriblement serein de force vivre. Je touche ici l’amour des racines, la qualité d’un amour qui lave toutes les blessures d’avant, qui s’ouvre sur toutes les lucidités et les possibles. Je me sens toute tranquille aussi, avec cette certitude et cette confiance en l’autre, cette confiance en ce que nous sommes déjà. Mon expérience de la vie me commande de modérer mes emportements, de voir venir la vie, de me protéger un peu contre mes vieilles erreurs de femme passionnée. Mais j’ai une telle confiance en lui, en nous, que je découvre un sens nouveau au mot certitude. Il résonne ici avec engagement, respect, sérénité. Du solide quoi. Comme si la femme en moi, avec tout ses déploiements féministes, avait trouvé son alter ego mâle, dans toute sa mâlitude et sa compréhension du monde. Je crois que c’est la simplicité, la facilité saine, de nos échanges et de tout entre nous qui nous a renversé. Nous avons été saisi par tout cet écho de nous chez l’autre, de toute cette complétude dans l’autre, de toute cette ouverture et cette écoute mutuelle. Nous avons été frappé par la sensation de venir s’insérer parfaitement dans le parcours de l’autre aussi, au bon moment. Comme si nous étions des fruits, mûrs et chauds de soleil, balafrés de nos intempéries de vies, cueillis au moment parfait. La morsure est délicieuse. L’arbre est plein et généreux. Nous avons l’amour fou, nous avons l’amour raisonnable, et la vie devant nous encore. Je me sens bien, forte, ancrée. Amoureuse et lucide. C’est tellement magique de toucher le bonheur, de se sentir sur la bonne voie. La sienne, la nôtre.

8 réflexions sur « Toucher l’amour »

  1. Comme un petit morceau de chocolat fin. D’abord les effluves, puis les sens qui s’éveillent et la langue qui titille la pastille… Un (deux) texte(s) révélateur(s) livré(s) avec tant d’ouverture que j’envie presque (because comblée de c’côté là) l’émotion des premiers pas.(Bon, mettons qu’y’écoute pas en c’moment, c’est quoi, dis, ton parfum ??? Ouais, ça me chicotte !!!)

  2. J’ai lu les deux et je vois la naissance de l’amour entre un homme et une femme. À quoi penser? Je pense à tous mes amours, aux débuts et aux morceaux. Et à mon amour de 12 ans maintenant, que change à chaque semaine… hier même que je l’ai dit que je l’aimais de plus en plus, d’une façon nouvelle, à chaque jour.bizzzKatia

  3. Après la procrastination [Sylvain, 2005/10/06], déjà qu’avec les Miss Vickies au jalapeno [Y’a rien de pire, 2005/10/17], inspirées probablement en direct du post de Joss [Ckeck list, 2005/10/17], suivi de l’autre [L’amour est dans l’air], ne restait qu’à collectionner les cailloux en attendant votre coming out ! Bisoux tout fous !

  4. Eh bien intellexuelle, t’es toute une Colombette(botte?bine?) Whatever!Charmant billet Yannou. Charmant blogque aussi que je découvre grace au lien 🙂Je ne sais quoi dire en fait. Je suis là, à sourire béatement devant mon écran. Toute contente de ce parfum envoutant de bonheur qui se répend dans la vie de deux personnes que je ne connais même pas… 🙂 Le virtuel a parfois, souvent, des effets tellement réels!Beaucoup de bonheur à vous deux! 🙂

  5. Je déteste les gens qui sont trop dans le jus pour prendre du temps pour visiter, s’informer ou aller voir ce qui est important, ceux qu’on aime. Cette semaine, je me suis laissé pourtant bouffé par mon jus, et j’ai négligé de venir te lire… Grosse semaine: Problème d’édition, perte de textes, derniers ménages (yahou!!!) pour vrai! La folie José Navas… Là… Je me reprends… Je n’ai pas pris le temps de partager ton bonheur, mais, j’arrive… Je cours derrière pour rattrapper ton nuage et te dire que je suis heureux pour toi et ton mâle. Je partage ton bonheur car je t’aime infiniment et j’aimerai sûrement beaucoup l’homme qui te secoue si bien!Et je ne veux plus me laissez entraîner dans des tourbillons de jus! je ne suis pas un blander!

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